‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 28 sur 377 · Digesl., XXXIV, tit · texte numérisé non relu

Digesl., XXXIV, tit

7. Pour nous en tenir à la Gaule, il en existait à Périgueux (Grùter, Cnrp. inscr., p. 171, 4), à Nimes (Corp. inscr. lat., t. XIII, no 3070), à Narbonne (Ibid., n» 4342), à Trêves (Euméne, Paiiegvr. Constant. Aug., VIII, c. 22, § 5), etc.

LES BASILiaUES CIVILES DES ROMAINS

Bien peu, malheureusement, sont parvenues jusqu'à nous '. De toutes celles de Rome, il ne reste plus que la basilique Ulpia, dont une faible partie a été dégagée par les Français en 1812; la basilique Julia, dont les substructions n'ont été complètement déblayées qu'en ces dernières années; et la basilique de Constantin, qu'il faut certainement identifier avec cette vaste construction dont les restes se

Fig. 42. — Rome. Basilique de Constantin.

dressent non loin du Colysée et |dont on a longtemps feit le Temple de la Paix " (fig. 42).

Les ruines de Pompéi nous ont conservé les restes d'un grand édifice ' dans lequel on peut reconnaître d'autant plus sûrement une basilique qu'il porte sur les murs de nombreuses inscriptions + où le mot revient plusieurs fois (fig. 43).

Les fouilles entreprises au xyiii-^ siècle à Herculanum ont fait également décou-

1. S'il fallait en croire ZestermanD, nous n'aurions plus que deux basiliques païennes, celle de Vicence et la basilique Ulpia, à Rome. Mais ceci est tout à fait erroné.

2. Nibby (Foio romaiw, p. 189), Canina {Imlicaiione lopograf., p. 81), Bunsen [Beschreibung der Stadt Rom, III, 2, p. 295 et s.), Becker (Handbuch der rômisch. Alterlh., I, p. 442 et s.) ont démontré que le prétendu Temple de la Paix était bien cette basilique qui, d'après Aurélius 'Victor {Caes., XL, 26), avait été construite par Maxence et fut dédiée à Constantin par le Sénat romain. Zestermann {De hasUicis, p. 124 et s.) admet que la basilique de Constantin occu-

pait bien cet emplacement, mais il prétend qu'elle a été détruite et remplacée, vers l'époque de Charleraagne, par l'édifice actuel. Cette opinion fantaisiste n'a rallié personne.

3. Overbeck, Pom}!f!;7,4eéd.(i884),p. 142 ets. — Zestermann (De hasiUcis, 1. III, c. 6, p. 121) est à peu prés le seul auteur qui se soit refusé à reconnaître une basilique dans cet édifice, sous prétexte que le centre était à ciel ouvert. Mais c'est là une assertion inexacte, fondée sur l'existence au pourtour de la nef d'une sorte de rigole qui aurait servi à l'écoulement des eaux (cf. Overbeck, p. 146).

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