‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 293 sur 377 · Le Mas d'Aire. Arc.itiire d.ins l'ancien cloître · texte numérisé non relu

Le Mas d'Aire. Arc.itiire d.ins l'ancien cloître

I. Congr. archéol. de Fr., Agen, 1502, p. 32. 2. Raguenet, Petits édifices hist., p. 367.

LA DÉCORATION DES EGLISES ROMANES

ordinairement sur des surfaces planes. Mais, quelquefois, particulièrement en Normandie, on les accommode à des moulures à profil polygonal. Cela donne naissance à d'assez ingénieuses combinaisons dont les portails d'Autheuil (Orne) et d'Osmoy (Seine-Intérieure) montrent deux des plus usitées '.

Il arrive parfois que les éléments du damier, au lieu d'être posés parallèlement à la direction de la moulure qu'ils décorent, sont posés de façon à dessiner des losanges. Ces losanges sont généralement d'assez grande dimension pour qu'on ne

puisse en placer que deux files sur un même bandeau, comme à la belle porte de Cognac (fig. 576). Très souvent même, on s'est contenté d'une seule file de losanges figurés soit en relief, soit en creux. Ces losanges, au lieu d'être rectangulaires, peuvent s'allonger en fuseau. Souvent on les agrémente de diverses façons, par exemple en en couvrant la surface de gaufrures, comme à Maillezais (fig. 577), ou encore en les taillant en facettes. La façade de l'église de Saint-Georges de Boscherville ' montre un bel exemple de fantaisie de ce genre, mais nulle part, je crois, on n'a réuni plus de variétés de losanges de tout genre que dans le riche portail de l'église Saint- Amand de Boixe '. Il faut dire qu'elle appartient à la région de la France où ce genre de décoration fut le plus goûté.

On peut ranger dans la même classe d'ornements les dents de scie, car elles pré-

1. Ruprich-Robert,.4/r/;;7. ;;o;7»., pL 124, 128. 3. Bull. île Ja Soc. Jichi'ol. Je la Chnrfiile,

Page 1