‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 327 sur 377 · I. Etudes sur la sciilpt. franc., chap. 3 et · texte numérisé non relu

I. Etudes sur la sciilpt. franc., chap. 3 et

LA SCULPTURE ROMANE

monts, celles qui décorent l;i cathédrale de Modène, par exemple; au contraire, les bas-reliefs du cloître sont d'une jurande élégance et rappellent bien davantage les autres morceaux de même date que le Midi possède encore, par exeinple, les

célèbres figures de la façade de Saint-Gilles. Remarquons seulement que les sculptures d'Arles seiaiblent avoir subi beaucoup plus que la plupart des autres morceaux que je viens de citer l'influence de l'art romain. Elle est très sensible dans les proportions des personnages qui sont plus trapus que leurs contemporains de l'école de Toulouse; elle l'est aussi dans la façon de dessiner les draperies, de traiter les cheveux, en en creusant les boucles à l'aide du trépan.

La célèbre façade de Saint-Gilles (fig. 443) dont les trois portes, malgré les mutilations qu'elles ont subies, forment encore le plus vaste ensemble de sculptures du xii'= siècle que le Midi possède, témoigne également de l'influence gallo-romaine. Mais ici elle se manifeste beaucoup plus dans l'ornementation et dans les parties accessoires que dans les grandes figures. Ces dernières ne sont pas toutes de la même main; les plus belles sont l'œuvre d'un sculpteur nommé Brunus ; elles sont beaucoup plus élancées de forme que celles d'Arles, et se rapprochent davantage des œuvres toulousaines de la fin du xii" siècle.

Brunus semble avoir travaillé ou avoir envoyé des élèves dans plusieurs villes de la vallée du Rhône. Ainsi on voit de chaque côté de la porte principale de Saint-Barnard à Romans (fig. 669), deux belles figures ressemblant beaucoup à celles qu'il a sculptées à Saint-Gilles. De même à Valence (fig. 670), on conserve les

Ph. M. H.

Fig. 669. — Romans (Drame). Église Saint-Barnard. Montant de gauche de la porte principale.

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