‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 328 sur 377 · I-.N AUVHRGNl · texte numérisé non relu

I-.N AUVHRGNl

restes d'un tcirt beau tympan avec son linteau; or on y retrou\'e le même allontiement des figures, le même vêtement de dessus s'arrêtant à mi-jambes, les mêmes draperies à petits plis parallèles, que l'on remarque aux statues de llomans ou dans les statues signées par Brunus à Saint-Gilles.

Ce n'est pas seulement dans le Midi, que l'influence de la sculpture romaine est assez sensible dans l'art du xii'= siècle. On est généralement d'accord'jpour la retrou-

Fig. 670. — \^;\Iencc (Drôme). Ancien tympan de la cathédrale.

ver également dans la plupart des œuvres des sculpteurs auvergnats. Leurs personnages sont, en effet, courts et ramassés comme ceux qui ornent les stèles funéraires de la fin de l'époque romaine ou les sarcophages chrétiens du iV^ siècle. Mais ce n'est point un caractère exclusif de l'école auvergnate, car s'il se rencontre dans la plupart des chapiteaux à figures qui sont une des gloires de cette école, dans les basreliefs qui ornent certaines portes comme celle de Mozat (fig. 671), ou de Meillers (fig. 672), et dans la scène- du Lavement des pieds encastrée dans une maison de la place Saint-André, à Clermont, il se retrouve au même degré dans routes les œuvres archaïques qui se sont conservées depuis le Languedoc jusqu'aux bords de la Loire. On en peut juger en comparant les deux tympans de la porte latérale de

LA SCULPTURE ROMANE

Saint-Pons de Toniières ', les lourdes figures provenant d'une porte très anciennement détruite de labbave de Marcillac en Querc)', le beau tympan de Saint-Ursin

l-ig. 671. — Moz:it (Puy-de-I^ôiiu-). Linteiui de la porte principale.

à Bourges (fig. 673), et jusqu'aux bas-reliefs de l'abside de Selles-sur-Cher et aux très barbares figures encastrées dans la façade d'A;îay-le-Rideau-. Ces exemples,

Fig. 672. — Meillers (Allier). Porte principale.

pris au hasard, montrent que cette particularité était très générale, même dans les provinces où les traditions romaines avaient laissé le moins de traces. J'ajoute qu'au xii' siècle les sculpteurs auvergnats se sont débarrassés peu à peu de cette

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