‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 334 sur 377 · Ibid., pi. 68. eux une différence de date assez sensible · texte numérisé non relu

Ibid., pi. 68. eux une différence de date assez sensible

4. Catalogutàu. musée delà Commiss. des Aniiq. 6. La tête du Christ est moderne.

l.A SCULPTURE l-N BOURGOGNE

Trocadéro et aux belles publications^de M. Thiollier; par le fini de rexécutioii, par l'exubérance de certains détails, l'exagération de certaines attitudes, le style des têtes ', le dessin à la fois souple et compliqué des draperies, les formes tourmentées des feuillages, elles constituent un groupe à part qui contraste avec la plupart des autres sculptures existant dans la région, par exemple à Arcy, à la porte de façade d'Anzj'-le-Duc et à Charlieu même oià l'on voit au-dessus d'une porte donnant sur le cloître un tympan très proche parent de celui d'Anzy-le-Duc. Il semblerait logique devant un tel contraste de supposer une assez grande diffé-

l'ig. DS9. — Saint-Jnlien-de-Jonzy (Saône-ct-Loire). Porte principale.

rence d'âge entre ces sculptures, mais il est bien difficile de se prononcer sur ce point quand on voit l'aspect archaïque que peuvent avoir des œuvres de date aussi tardive que le tympan de Semur-en-Brionnais, dont je parlais tout à l'heure.

Lyon et les riches abbayes des environs, l'Ile-Barbe, Savigny, furent également pour la sculpture un terrain d'élection. Dès le xi^ siècle au moins, florissait à l'Ile- Barbe un atelier qui semble avoir pris au xW un grand développement, malheureusement les églises où on pouvait le mieux en apprécier la valeur ont été la proie du vandalisme et les débris de leur riche décoration sont épars de côté et d'autre. M. Thiollier en a signalé quelques-uns dont le plus remarquable est

I. Aux deux portes de la façade de Charlieu, et les deux anges qui l'entourent ont conservé les têtes ont toutes été stupidement mutilées, les leurs. Elles sont fort belles, mais d'un type mais à Saint-Julien-de-Jonzv le Dieu de Majesté très particulier.

ôyé

LA SCULPTURE ROMANE

un linteau provenant de Savigny sur lequel est figurée la Sainte Cène '. C'est une œuvre peu mouvementée mais d'un grand caractère. Par leurs proportions un peu courtes, les figures rappellent celles des tympans de Saint-Bénigne de Dijon, mais elles sont plus élégantes et se rapprochent de la sculpture méridionale au moins autant que des oeuvres purement bourguignonnes. Je crois bien que l'œuvre de sculpture la plus parfoite que le xii'= siècle ait produite en Bourgogne est l'admirable monument élevé dans l'église Saint-Lazare d'Autun en l'honneur du saint dont elle portait le nom. Le musée de la ville a recueilli tout ce qui reste dé ce monument, ce sont des statues en ronde bosse du plus grand style (fig. 690) -. Le nom de l'auteur nous est connu grâce à une inscription, c'était un moine nommé Martin, mais j'hésite à parler de son œuvre à propos de la sculpture romane, car elle date du temps de l'évêque Etienne qui siégea de 1170 à 1189 et elle a tous les caractères de la période de transition qui relie l'art roman à l'art gothique.

C'est au début de la même période qu'il faut classer les deux belles portes qui nous restent de la façade mutilée de la Charité-sur-Loire (fig. 691); elles méritent l'attention non seulement à cause de leur bon état de conservation, mais des ressemblances qu'elles présentent avec certaines œuvres de même date qui se sont conservées dans nos premières cathédrales gothiques. Il est impossible en examinant les unes et les autres de méconnaître les rapports de parenté que ces ressemblances dénotent. Mais l'histoire de ces rapports est bien difiîcile à tracer aujourd'hui, car en dehors des chapiteaux il nous reste bien peu de choses pour nous renseigner sur l'état de la sculpture dans l'Ile-de-France avant le milieu du xW siècle. Or dans les chapiteaux de cette région la figure ne tient

F. Thiollier pli.

.Fig. 690. — Autun. L'apotre saint Andn provenant du tombeau de saint Lazare.

I. Félix Thiollier, Bull, archcol. du Comité, 2. F. Thiollier, S»//. archèoL, 1894, p. 445 et

année 1892, p. 408, pi. 27. pi. 22; cf. mes Études sur la sculp. frauç., pi. 10.

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