‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 348 sur 377 · Dictionn. d'archit., t. V, p · texte numérisé non relu

Dictionn. d'archit., t. V, p

ACCESSOIRES DES EGLISES

F. Mavtin-Saboii pli • Verneuil (Eure). Église Notre-13a Fonts baptismaux.

ce genre en France '. il y en a davantage et de beaucoup plus ornées en

Angleterre.

Ces fonts pouvaient encore être couverts de sculptures qui n'avaient pas de caractère religieux; car je doute fort qu'il faille voir autre chose qu'une fantaisie d'artiste dans ces combinai.sons de monstres et de figures humaines comme on en voit, par exemple, sur les fonts de Wierre- Efiroy (fig. 710).

Les cuves posées à même le sol pouvaient convenir tant qu'on restait fidèle à l'ancien rite, consistant à immerger trois fois le néophyte dans

l'eau sainte. Mais l'immersion pouvait avoir des inconvénients pour la santé des

jeunes enfants, et même pour les adultes elle soulevait beaucoup de difficultés

pratiques. Aussi Duns Scot était-il l'écho d'une opinion très répandue bien avant

le xiii° siècle, quand il disait : « Un prêtre est excusable de ne pas pratiquer la triple

immersion quand il est impotent, ou qu'il lui faut baptiser

un grand paj'san qu'il ne peut

plonger dans l'eau et qu'il ne

peut en sortir-. » Ces considérations et l'usage de plus en plus

général de conférer le baptême

dès le plus jeune âge devaient

forcément conduire à pratiquer

le baptême par infusion, et par

suite à modifier la forme des

fonts baptismaux. Aussi et bien

que le baptême par immersion

n'ait jamais été complètement

abandonné et qu'il ait même été

recommandé par quelques-uns

des plus grands docteurs ', on trouva plus commode de monter les cuves sur un pied.

De là la famille très nombreuse des fonts pédicules qui peut se diviser en deux

Fig. 708. - Cas

Musée de la Société française d'archéologie Fonts baptismaux.

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