Dictionn. d'archit., t. V, p
ACCESSOIRES DES EGLISES
F. Mavtin-Saboii pli • Verneuil (Eure). Église Notre-13a Fonts baptismaux.
ce genre en France '. il y en a davantage et de beaucoup plus ornées en
Angleterre.
Ces fonts pouvaient encore être couverts de sculptures qui n'avaient pas de caractère religieux; car je doute fort qu'il faille voir autre chose qu'une fantaisie d'artiste dans ces combinai.sons de monstres et de figures humaines comme on en voit, par exemple, sur les fonts de Wierre- Efiroy (fig. 710).
Les cuves posées à même le sol pouvaient convenir tant qu'on restait fidèle à l'ancien rite, consistant à immerger trois fois le néophyte dans
l'eau sainte. Mais l'immersion pouvait avoir des inconvénients pour la santé des
jeunes enfants, et même pour les adultes elle soulevait beaucoup de difficultés
pratiques. Aussi Duns Scot était-il l'écho d'une opinion très répandue bien avant
le xiii° siècle, quand il disait : « Un prêtre est excusable de ne pas pratiquer la triple
immersion quand il est impotent, ou qu'il lui faut baptiser
un grand paj'san qu'il ne peut
plonger dans l'eau et qu'il ne
peut en sortir-. » Ces considérations et l'usage de plus en plus
général de conférer le baptême
dès le plus jeune âge devaient
forcément conduire à pratiquer
le baptême par infusion, et par
suite à modifier la forme des
fonts baptismaux. Aussi et bien
que le baptême par immersion
n'ait jamais été complètement
abandonné et qu'il ait même été
recommandé par quelques-uns
des plus grands docteurs ', on trouva plus commode de monter les cuves sur un pied.
De là la famille très nombreuse des fonts pédicules qui peut se diviser en deux
Fig. 708. - Cas
Musée de la Société française d'archéologie Fonts baptismaux.