I. Caumont, Ahécédaire, p. 325, 326, fig
ACCESSOIRES DES EGLISES
tombeau conservé jadis à Nouaillé et qui semble avoir été par l'harmonie de ses proportions, par l'élégance des quatre grandes rosaces qui en ornaient la tace principale, un des chefs-d'œuvre du genre '.
Fig. 726. — Tombe.iu à l'extérieur de l'église de Montbron (Charente).
Les tombeaux élevés dans les cimetières attenant aux églises étaient généralement d'un modèle assez simple. Cependant on en a fait parfois qui n'auraient
I. Voir le dessin que VioUet-le-Duc eu a se fier à un. dessin de ce genre, que c'était une donné (Diction. cl'archit.,t. IX, p. 44, fig. 15), œuvre du temps de Philippe- Auguste. VioUetd'après Gaignières. Il semble, autant qu'on peut le-Duc l'attribuait à la fin du xiF siècle.
MONUMKX'TS FUNl'-RAIRr.S
point été déplacés ;\ l'inténeur de l'église. Ainsi à Montbron (Charente), on peut voir encore un monument d'un beau style représentant en relief le défunt étalé sur son suaire (fig. 726). La statue a fort souffert, mais l'élégant enfeu qui l'abritait est assez bien conservé.
Beaucoup d'églises ont eu ainsi la face extérieure de leurs murs garnie d'enfeux destinés à recevoir des tombes. L'église abbatiale de Conques en a une série continue qui remonte à la première moitié du xn" siècle (fîg. 727). Sous l'un de ces enfeux est encastrée l'épitaphe de l'abbé Bégon, un des grands bienfaiteurs de l'abbaye au début du xii^ siècle.
Pour les défunts d'importance secondaire ou de ressources limitées, on se con-
Fig. 727. — Conques (Aveyron). Enfeux à l'extérieur de l'église.
tentait de marquer le lieu de leur sépulture en encastrant dans le mur le plus voisin une épitaphe ou une plaque de pierre décorée de quelque motif sculpté. Ces petits monuments funéraires, dans leur simplicité, contribuaient à la décoration de l'édifice, car ils étaient souvent exécutés avec grand soin. Tel est celui qui fut élevé dans l'église de Plaimpied (Cher) en l'honneur d'un chanoine de' la seconde moitié du xii" siècle nommé Etienne (fîg. 728). On y voit Abraham recevant dans son sein l'âme du défunt.
Les cimetières de l'époque romane ne semblent avoir eu en général aucun caractère monumental. En dehors de quelques tombeaux, on n'y trouvait à remarquer au point de vue architectural, que les chapelles funéraires dont j'ai déjà parlé, les lanternes des morts et souvent une croix de grande dimension.
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Les lanternes des morts étaient des espèces de colonnes creuses, dont le sommet se terminait en forme de campanile. Une petite porte permettait d'y glisser un
Ph. M. H.