‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 49 sur 377 · ENÉT1U;S · texte numérisé non relu

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étaient en verre de diverses couleurs, qui produisaient des eftets de luinlùre dont les poètes du temps nous ont laissé des descriptions enthousiastes '. Il est peu probable toutefois qu'on ait connu dès lors la véritable peinture sur verre, c'est-àdire l'art d'assembler des morceaux de verre coloré et d'y tracer des dessins représentant des ornements ou des figures. L'Orient, à cet égard, ne paraît pas avoir

Fig. 68. — Riiveniie. S,int'ApoIliii:ire in Classe.

été plus avancé que l'Occident, et les verres de couleur dont furent ornées les fenêtres de Sainte-Sophie de Constantinople - ne ressemblaient pas plus à de véritables vitraux que ceux qui ornaient la basilique bâtie à Lyon, vers 450, par l'évêque Patiens ', ou que ces vitres de l'église d'Iseure, dont la couleur jaune était si éclatante qu'un voleur s'en empara, convaincu qu'elles contenaient de l'or ■*. Les petites fenêtres près du sol étaient fermées par des grilles en métal. Il s'en est conservé un curieux exemple à Sant'Apollinare in Classe (fig. 68).

1. Fortunat, G;r»/., 1. II,c. 1 1 ; Sidoine Apoll., Epist., I. II, 10.

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