‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 70 sur 377 · Paulin de Noie, Poé")»., XXVIl, v · texte numérisé non relu

Paulin de Noie, Poé")»., XXVIl, v

9. Eusèbe, l^itn Consl., 111, 39. — Cf. ce que Choricius de Gaza dit de l'église Saint-Serge, bâtie dans cette ville sous le règne de Justinien (/» Marcian., I), et ce qu'Eusèbe dit de l'entrée de la basilique de Tyr (Hist. eccles., X, 4, 38).

ATUIUM. NAKTHliX

de bronze, en avant desquelles se dressait un petit portique porté sur quatre colonnes et un large escalier '. Celui de la basilique de Tébessa était précédé de constructions grandioses dont on a récemment déblayé les ruines (fig. 23).

Mais habituellement l'entrée de l'atrium était plus simple. C'était une porte de

Façatic de Saint-Gcorges-nu-Vclahr

dimensions médiocres % sans autre accessoire qu'un petit porche porté sur deux colonnes, comme celui de Sainte-Praxède à Rome ' ou celui plus moderne encore de Saint-Clément +.

L'atrium ne fut jamais considéré comme un accessoire indispensable des temples

]. Voir le plan d'Alfarano. 11 tst difficile de 2. Grégoire de Tours raconte qu'un homme,

dire ce qui, dans cet ensemble, appartenait aux ayant voulu sortir à cheval de l'atrium de la

époques primitives , mais il est certain que le basilique de Saint-Nazaire, se brisa la tête contre

grand escalier précédant l'atrium en était, car il le linteau de la porte (Gloria mari., 1. 1, c. 61).

fut restauré et agrandi par le pape Symmaque 3. Fig. dans Holtzinger, op. cil., p. 21.

{Lib. pontif., t. I, p. 262). ^. Fig. ihid., p. 21.

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ETUDE DETAILLEE DES BASILIQUES

chrétiens, beaucoup d'églises secondaires en étaient dépourvues. Mais presque toutes avaient en avant de la façade un iiarthex '. Ce portique étant fait comme les galeries qui entouraient l'atrium, on s'est parfois demandé si le narthex que l'on voit à la façade de certaines basiliques, comme Saint-Laurent-hors-les-murs ou Saint-Georges-au-Vélabre (fig. 95), n'était pas le reste d'un atrium dont les trois autres côtés auraient disparu -. C'est possible, mais il est également certain que bon nombre de basiliques ont possédé un narthex sans avoir jamais eu d'atrium.

Fig. 96. — Basilique de Tourmaiiin, d'après Vog

C'est le cas de Sainte-Pétronille à Rome et de plusieurs églises relevées en Syrie par M. de Vogué, comme celles de Hass, de Kalaat-Séman, de Kherbet-Hass, d'El-Barah, etc.

Le narthex dans ces monuments, comme dans la plupart de ceux de la Gaule, était une galerie très simple, communiquant avec l'extérieur par des arcades supportées par des colonnes. Il pouvait être ouvert aux deux bouts ou fermé par des murs. Quelquefois on y accédait par un large escalier, et il semble que, en Orient du moins, on en ait parfois flanqué les deux extrémités de constructions carrées formant des espèces de tours, mais il n'est pas prouvé que ces dispositions dont

I. C'est le terme dont se servent générale ment les écrivains byzantins (Procope, De aedific. éd. de Bonn, p. 187. — Paul le Silent., v. 428)

Les Latins s'en servent en même temps que du vaox fenila.

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