‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 77 sur 377 · Comme à Castiglione (Gsell, t. II, p · texte numérisé non relu

Comme à Castiglione (Gsell, t. II, p

EDIFICES RONDS OU POLYGONAUX

muni d'un ressaut circulaire dans lequel l'officiant pouvait se tenir sans être mouillé (fig. loo) '.

La piscine baptismale était parfois surmontée d'une espèce de ciborium porté

Fig, 109. — Poitiers. Baptistère Saint-Jean.

sur des colonnes, et qui servait sans doute à porter des rideaux pour ménager la pudeur des néophytes qui entraient nus dans la piscine. Il n'existe aujourd'hui aucun ciborium de cette espèce antérieur au viii'' siècle ^, mais on a retrouvé à Aquilée, à Albenga, à Nocera, à Tigzirt et dans d'autres localités d'Algérie, les restes des colonnes qui portaient des édicules de ce genre.

L'eau de la piscine se renouvelait à l'aide de conduits souterrains. Dans quelques très riches baptistères on la faisait jaillir de quelque figure en métal. Ainsi, au baptistère de Latran, l'eau sortait de la bouche d'un agneau d'or et de sept cerfs d'argent qui entouraient la piscine 5.

Fig. iio, — Venasque.

Baptistère, d'après Labande.

Les chrétiens ont encore fait un emploi fréquent du plan rond ou polygonal pour les chapelles funéraires ou les églises commémoratives. En cela ils s'inspiraient de vieilles traditions romaines, car, à l'époque impériale, les tombeaux monumentaux étaient souvent sur plan rond. Le mausolée d'Adrien, le tombeau de Cecilia Metella à Rome, celui

1. Le Baptistère des Orthodoxes, à Ravenne, on montre un exemple bien conservé, malgré l'introduction de fonts modernes dans la piscine primitive.

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