‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 81 sur 377 · Octogone d'Isaura (Ilnd., p. 91, fig · texte numérisé non relu

Octogone d'Isaura (Ilnd., p. 91, fig

3. Eglise ronde d'Hiérapolis (IbicL, p. 93, fig.) ; rotonde de Viranscher {Ibid., p. 97, fig. 69); églises polygonales de Birbinkilissi (Ihid.,

4. Ainsi dans les églises polygonales de Birbinkilissi (Ihid.,p. 108, fig. 77), de Derbe (/iîrf. , p. 108, fig. 76), d'Isaura (Ibid., p. 91, fig. 64).

5. Petit octogone de Birbinkilissi (Strzygowsky, Kkinasien,^. 141, fig. 108); rotonde de Viranscher (IHd., p. 97, fig. 69).

ÉGLISES A COUPOLE CENTRALE

carré dont on utilise les quatre angles pour y pratiquer des absidioles. L'église de Saint-Georges, à Esrah(hg. 114), et la cathédrale de Bosrah (fig. 115) en Syrie nous ont conservé deux spécimens de ce type, d'autant plus intéressants qu'ils sont datés, le premier de l'an 515, le second de l'an 512 ', et qu'ils nous font comprendre les étapes par lesquelles on a dû passer avant d'arriver aux plans plus compliqués et plus savants, dont Saint-Serge-et-Saint-Bacchus de Constantinople nous a conservé un spécimen du commencement du vi^ siècle (fig. 116), et d'où est sorti, au cours du même siècle, le véritable plan byzantin.

Tous ces édifices sont voûtés ; le centre est couvert d'une coupole, mais les parties qui l'entourent ont des formes qui ne se prêtent pas également bien à l'emploi des voûtes. Aussi les architectes ont-ils dû s'ingénier à trouver des combinaisons assez souples et assez variées pour s'adapter à la diversité de ces plans, et cette difficulté a puissamment contribué à développer leur science et l'habileté pratique de leurs ouvriers. Leurs efforts, au surplus, ne furent pas limités aux édifices de cette catégorie. Dans un pays comme l'Orient, où la pierre est presque partout abondante, et où

Fig. 114. — Cathédrale d'Esrah, d'après Vogué.

^T^^^^HFI

g. 115. — Cathédrale de :

d'après Vogué.

Fig. 116. — Constantinople, Église Saint-Serge-et-Saint-Bacchus.

de vastes régions sont complètement privées de bois, l'emploi des voûtes était une nécessité; et il n'est pas besoin de recourir aux hypothèses aventureuses dont on a été si prodigue depuis quelques années pour expliquer comment une partie de l'empire byzantin a été amenée à chercher un moyen pratique de voûter les basiliques, alors que dans le reste du monde chrétien on continuait à les couvrir en bois.

Page 1