‹ L'architecture romane dans l'ancien diocèse de MâconChapitre 105 sur 120 · Pignot, III, p. 467 et suiv · texte numérisé non relu

Pignot, III, p. 467 et suiv

senter qu'une réconciliation des deux ordres serait le couronnement de sa vie, mais les choses restèrent dans le même état, et saint Bernard mourut au mois d'août 1153.

Dans les dernières années de Pierre, Henri, évêque de Winchester, qui s'était retiré à Cluny, introduisit un ordre plus que jamais indispensable dans la gestion de la fortune du monastère : il prit en main la conduite du temporel, dressa un nouvel état des revenus, améliora et propagea les cultures, acheta des terres, fit construire de nouveaux édifices et répara les anciens. Il pourvut pendant toute une année à la nourriture de la communauté qui, selon la Chronique de Cluny, s'élevait à quatre cent soixante moines. Il acquitta les dettes et employa dans ces dépenses diverses une somme de plus do 7,000 marcs d'argent. Cette munificence vraiment royale consola les derniers jours de l'abbé. *

Pierre le Vénérable mourut le jour de Noël de l'année 1156, âgé seulement de soixante-deux ans : il était abbé depuis trente-quatre ans : on l'enterra à main droite du chœur de l'église, près de l'autel de Saint- Jacques.

Robert le Gros 2, élu abbé à la mort de Pierre le Vénérable, ne vécut pas longtemps et fut remplacé par Hugues de Trasan ou Fraisans, qui se jeta dans le schisme en 1159, et mourut au prieuré de Vaux-sur-Poligny. Dans cette année 1159, un violent incendie détruisit , une partie de la ville de Cluny, ce qui nécessita un grand nombre de nouvelles constructions, et ce qui explique les nombreuses façades romanes qui décorent aujourd'hui encore les différents quartiers do la ville. La même année. Léger, prieur claustral, fit construire l'église de Saint-Marcel. Etienne

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