Pouillé du seizième eiècle, publié par Âug. Bernard
comble est une petite fenêtre très étroite analogue à celles de la nef et de Tabside.
A Félévation latérale nous ne voyons pas de contreforts, inutiles du moment que la nef est plafonnée ; Touverturc des fenêtres est si étroite qu'elle ressemble à une fente ; pas d'ébrasement, les bords sont seulement un peu chanfreinés. Les fenêtres sont amorties par une seule pierre légèrement évidée à la partie inférieure en forme de cintre comme aux absidioles de Téglise d'Uchizy. Au-dessus des fenêtres règne une série de modillons à profil fort simple qui soutiennent la corniche du toit. Dans le mur latéral nord de la nef est percée une porte analogue à celle de la façade, c'est-à-dire qu'elle est encadrée par une archivolte en plein cintre, munie d'un linteau-tympan non sculpté, et qu'elle est cantonnée de deux colonnettes qui supportent les retombées de l'archivolte. Le clocher est étayé de chaque côté par deux contreforts; l'abside, flanquée de deux contreforts plats, présente l'ouverture en fente de ses trois fenêtres; le toit qui couvre sa voûte repose à son bord inférieur sur une corniche accompagnée de modillons.
Le clocher, qui s'élève au-dessus de la coupole, n'a pas grand caractère ; cela, peut-être, tient au crépissage qui cache l'appareil de sa maçonnerie. Il est construit sur plan carré, et présente deux étages de baies en plein cintre. L'étage supérieur est percé sur chaque face de deux fenêtres en plein cintre, séparées par un étroit massif de maçonnerie.
L'église de Vinzelles, sans présenter de caractères bien caractéristiques, nous parait toutefois, par sa construction massive, la disposition de ses fenêtres, la sculpture des chapiteaux aux colonnettes des deux portes, pouvoir remonter à la seconde moitié du onzième siècle.