‹ L'architecture romane dans l'ancien diocèse de MâconChapitre 4 sur 120 · Cette paroisse ne figure pas sur le pouillé de · texte numérisé non relu

Cette paroisse ne figure pas sur le pouillé de

5. La paroisse de Saint-Hippolyte n'existe plus dans le pouillé de 1660.

6. SaInt-Quentin-des-Hauts (à la collation du prieur de Perrecy) est menlionné dans le pouillé de 1500, mais ne figure pas sur celui de 1660.

7. Le pouillé dç 1500 indique Saint-Germain de Ruffey, près Cluny.

phorien de Sigy-le-Châtel, Saint-Vincent de Sologny, SS*"* Marie et Marie-Madeleine de Taizé, Saint-Germain (en 1660, Saint-Martin) de Tramayes, Notre-Dame de Trambly*, Saint-Jean-Baptiste de Verzé, Saint-Vincent des Prés, Notre-Dame de la Vineuse, SS. Éloi et Biaise de Vitry, Saint-Barthélémy de Saint-Ythaire. ^

La plupart de ces églises étaient de fondation très ancienne puisque, en tenant compte de celles qui sont tombées de vétusté et qui ont été remplacées par d'autres, de celles qui ont été détruites dans les dévastations commises dans la première moitié du quinzième siècle, et au seizième pendant les guerres de religion, nous pouvons estimer à quatre-vingts environ le nombre des églises remontant à Tépoque romane en totalité ou en partie.

IL — CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE L'aRCHITECTURE ROMANE DANS L*ANCIEN DIOCÈSE DE MACON.

Tout le monde sait que du commencement du onzième siècle date une ère nouvelle pour l'architecture ^ : tombée en décadence pendant plusieurs siècles, elle se relève, et

1. C'est à cette place que doit être rangée la paroisse de VerchUeuil, que le poaiUé du quatorzième siècle met dans l'archiprètré de Vérlzet, Verchiseull ne figure plus sur le pouiUô de 1660.

2. W conyieot d'ajouter ù cette liste Saint-Pierre de Romenay, paroisse cédée au dix-huitième siècle à l'évèque de Màcon, qui en possédait depuis longtemps le temporel.

3. C'est en effet aux environs de l'an mil que l'on peut faire remonter l'avènement de l'architecture romane : lire à ce sujet les belles études de Jules Quicherat parues dans la Kt^ue archéologique ^ t. VII, p. 65; t. VIII, p. 145-158; t. IX, p. 525-540; t. X, p. 65-81; t. XI, p. 668-690, et réimprimées par les soins de M. Robert de Lasteyrie dans : Jules Quicherat, Mélanges d'archéologie et dVitstoire, t. II. {Archéologie du moyen âge^ Paris, 1886, in-8*). Voir notamment : V Avènement de l'architecture romane {Revue archéologiquCf t. X^ p. 65-81), réimprimé dans le volume de MélangeSf p. 114-130 ; et Fragments d'un cours d'archéo^ logiSj publiés pour la première fois dans le même volume, p. 430 et sqq.

en même temps que la société, après les longues souffrances des âges précédents, va se régénérer, une véritable renaissance s'opère. Sous l'influence du clergé, et particulièrement du clergé régulier, les lettres et les arts se mettent à fleurir. Après Tépouvantable anarchie qui a désolé la France au dixième siècle, le calme revient, les populations reprennent peu à peu possession d'elles-mêmes, et l'enthousiasme religieux se manifeste par la construction d'un nombre considérable d'églises. Nous avons dans les chroniques contemporaines de nombreux témoignages de l'ardeur à bâtir qui caractérisa cette époque, non seulement pour des provinces éloignées *, mais pour la Bourgogne même. On connait le passage pittoresque et souvent cité de la chronique où Raoul Glaber, qui fut moine dans plusieurs monastères bourguignons, et notamment à Cluny, parle de la « blanche robe d'églises » qui, tout à coup, couvrit le sol dès les premières années du onzième siècle -. Nous avons aussi la curieuse Chronique de Saint-Bénigne de

1 . Dans la Normandie notamment, dès le dixième siècle, on commença à reconstruire les églises. Aussitôt que Rollon fut fixé dans celte province, il commença

par distribuer les terres à ses guerriers, puis c ecclesias funditus fusas

statuit, templa frequentia paganorum destructa restauravlt >, écrit Guillaume de Jumlèges (llv. II, ch. xix. -^ £d. Migne, czux, col. 801). Le môme ctironiqueur ajoute plus loin (il s'agit ici de l'époque du duc Guillaume II, c'est-à-dire du milieu du onzième siècle) : c In dlebus illis maxima pacis tranquiliitas fovebat habitantes in Nortbmannia, et servi Del a ounctis habebanlur in summa reverentia. Unusquisque optimatum certabat in prœdio suo ecclesias fabricare et monachos qui pro se Deum rogarent rébus suis locupletare. i (Llv. Vil, ch. xxii. — Ed. Mlgne, col. 860.)

Lorsque les Normands eurent conquis l'Angleterre, ce pays s'enrichit rapidement de nouvelles constructions : c (Normanni) reltgionls normam usque-

quaque In Anglla emortuam adventu suo suscitarunt ; videas ubique in villis ecclesias, In vlcis et urblbus monasleria novo œdificandi génère oonsurgere; récent! rltu patrlam florere, Ita ut slbl périsse dlem qulsque opulentus exlstlmet, quem

non aliqua praclara magnlûcentla lUustret » [Guillaume de Malmeshury,

Ed. Mlgne, clxxix, col. 1230.)

2. On me pardonnera de transcrire encore ce passage qui parait être ici particulièrement à sa place : c Igitur infra supradictum millesimum terdo jam fere imminente anno, contigit in unlverso pêne terrarum orbe, precipue tamen In Italla et in Galliis, innovarl eccleslarum baslilcas ; llcet plereque decenter locale minime indlgulssent, emulabatur tamen queque gens christicolarum advertus alteram

Dijon * qui, peu d'années plus tard, nous donne de précieuses indications sur l'état d'aisance où se trouvaient alors les populations de la Bourgogne, et sur la renaissance artistique qui se produisit dans cette province, grâce aux moines instruits ramenés d'Italie par l'abbé Guillaume dans les dernières années du dixième siècle^. En peu d'années, l'abbaye de Saint-Bénigne était devenue, sous la direction du grand abbé, un foyer de sainteté et de civilisation visité par les évêques d'Orient et d'Italie ^ ; et il est permis de croire qu'il se trouva parmi les moines des architectes et des sculpteurs pour la reconstruction * de l'église du monastère entreprise en 1001.

A cette époque où une quantité d'églises furent créées, où beaucoup qui existaient déjà furent restaurées ou démolies, puis reconstruites, dans beaucoup de pays le petit nombre et le mauvais état des routes, les moyens défectueux de transport et le manque de matériaux pouvaient gêner les constructeurs ; en Bourgogne, où partout se trouvaient des carrières, où la bonne pierre abonde, les églises s'élevaient sans peine et sans frais. Dans la région dont nous nous sommes plus spécialement occupé, une autre cause fit que les édifices religieux se multiplièrent : c'est la proximité de l'abbaye de Cluny, dont la communauté, si nombreuse et si prospère au onzième siècle, envoyait de

decenliore frai. Erat enlm instar ac si mundas ipse, ezcuUendo semet, rejecta ▼etastate, passim candidam eoeiesiarum vestem Indueret. Tune deniqae episoopalium sedinm eoclesias pêne universas, ac cetera queque dlversorum sanotorum monasteria, seu minora yiHaram oratoria in meliora quique pennutavere ûdeles. i (Raoul Glaber, iiv. III, ch. iv.)

1. Chronique de Vàlib&ye de Seiiit-Bént^ne de Dijon, publiée par MM. l'abbé Boagaud et J. Oamier, dans le 1. 1" des Analtcla DivionenBia, Dijon, 1875, ln«8*.

2. Saint Guillaume, né près de Novare vers 961, était bénédictin à l'abbaye de Locedio, quand saint Maleui revenant de Rome l'amena en France au monastère de Cluny. Elu abbé de Salnt«Bénigne à Dijon en 990, Guillaume entreprit un voyage ft Rome la siiième année de son élection : un certain nombre de moines italiens ie suivirent lorsqu'il rentra en France. {Chron» de Saint'Bénignef p. 131, 136,137.)

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