NOMS
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NOJtBKK de mèli es carres
convoi u par un mille.
POIDS approximatif du mile.
Centim.
Centim.
Kilogr.
Carré lin (modèle d’Angers)
Les grandes carrées
il !
Grand Saint-Louis
Si
Grandes voisines (à Viel-Salin) .
! Grandes communes
Flamandes et blocs (flamandes épaisses)
1 Moyennes voisines (à Viel-Salin).
Grandes et petites flamandes . . .
Petites communes
Petites
Petites voisines (à Viel-Salin). . .
Il 1/2
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« Quant à l'épaisseur, elle doit être suffisante et uniforme,
car il esl bien évident que lu solidité et la durée des ardoises dépendent, jusqu'à un certain point, de cette dimension. C'est ce que savent fort bien les Anglais , qui donnent à leurs ardoises une très-grande épaisseur ; mais c’est ce que méconnaissent , depuis longtemps , les propriétaires des ardoisières d’Angers , et ceux de Fumay tendent malheureusement à les imiter , en diminuant , pour ainsi dire tous les jours , l’épaisseur de leurs ardoises.
« D'un autre côté , la linesse d’une ardoise est en raison directe de la fissilité de la pierre qui l'a fournie , et dénote , par conséquent, le degré auquel celle-ci possède la première des qualités requises pour pouvoir être débitée en ardoises; mais on peut dire de cette qualité , comme de bien d'autres, que poussée à l'extrême elle devient un défaut , car elle permet aux ouvriers fendeurs, qui sont payés au mille, d’obtenir dans un bloc un trop graud nombre de feuilles trop minces pour qu’elles présentent encore toutes les qualités désirables de solidité cl de durée. On convient assez généralement aujourd'hui qu'une ardoise de la dimension dite flamande doit avoir 2 1/4 millimètres d’épaisseur; mais les avantages que présentent la confection et le transport des ardoises plus minces, portent malheureusement à s'écarter trop souvent de cette règle. Les consommateurs devraient donc toujours convenir du poids du mille d'ardoises qu’ils achètent.
« 8° Couleur. — La couleur de l’ardoise est considérée par la plupart des consommateurs comme un caractère de première valeur , et , parce qu'ils ont reçu pendant longtemps de Fumay d'excellentes ardoises d’nnc teinte violacée, et qu'il leur en est venu , de cette localité comme de plusieurs autres , de très-médiocres ou même de fort mauvaises, d'une couleur grise très-foncée, ils ont admis comme un axiome que la couleur noire est l'indice certain de la plus mauvaise qualité d’ardoises ; mais cette teinte est celle de certaines ardoises d’Angleterre, qui sont réputées fort bonnes, et celle de. la plupart des ardoises belges , parmi lesquelles il en esl qui peuvent rivaliser avec les meilleures de Fumay.
« Nous 11e pouvons donc attribuer à la couleur une aussi grande importance , et nous pensons qu'elle ne peut influer que sur la beauté des toits, de manière qu’elle ne doit guère être prise en considération que quand il s’agit de réparations ; car il convient alors de choisir une ardoise qui ait à peu près la même nuance que celle dont le toit est déjà composé. Une observation analogue est applicable aux ardoises versicolorcs, qui font un assez mauvais effet sur un édifice important dont le toit n’est pas caché. »
11 serait difficile d’ajouter quelque chose à ces considérations aussi justes que clairement exposées.
Les pierres désignées par les Allemands sous le. nom de grauwake, sont un mélange de schistes et de grès qui se trouvent dans les terrains de transition. Unies au calcaire, elles prennent le nom de ealcliistc , et forment, lorsqu’elles ont subi la cuisson, une matière hydraulique propre à la fabrication des mortiers pour les ouvrages exposés à l'humidité ou enfoncés dans l’eau.
De» glnritrr».
l'ne glacière est un objet commode et agréable pendant les chaleurs de l’été ; elle est surtout utile à la campagne pour conserver les provisions de toute espèce , telles que viandes, poissons, fruits et légumes, et pour rafraîchir les boissons. Une glacière peut rendre encore de grands services pour le traitement de certaines maladies.
Une glacière établie dans les habitations doit en occuper la partie souterraine ; si on la place à l’extérieur, il faut qu’elle soit protégée contre les ardeurs du soleil par un tertre en terre et par des arbres et arbustes.
L’art de construire des glacières étant peu connu , nous allons indiquer les meilleurs systèmes pratiqués jusqu’à ce jour.
Ce qu’on recherche avant tout dans une glacière, c’est qu’elle remplisse parfaitement son but ; il ne s’agit donc pas ici d’élégance, on peut la construire avec les matériaux les
plus communs. Dans les circonstances ordinaires , une glacière n’est pas coûteuse ; elle est a la portée des fortunes les plus modestes.
On distingue deux sortes de glacières : les glacières ordinaires et les glacières américaines; elles diffèrent essentiellement les unes des autres par leur construction , et elles sont établies sur des principes lout-à-fait opposés.
Une glacière doit être parfaitement sèche, et sa température propre à la conservation de la glace ; des ouvertures permettront l'écoulement des eaux provenant de la fonte des glaces sans que l'air extérieur puisse pénétrer dans l’intérieur. A ces conditions une glacière sera convenable. Le premier soin à prendre est donc de l’établir dans un terrain dépourvu d'humidité', et qui par sa position ne soit pas en butte aux ardeurs du soleil.
Description d’une glacière ordinaire.
La grandeur d’une glacière doit être proportionnée à la quantité de glace nécessaire aux besoins de la consommation. On creusera une ouverture circulaire du diamètre voulu, soit S mètres, et on la descendra jusqu’à la profondeur de 6 mètres environ. La glace se conserve d’autant mieux et d’autant plus longtemps que le diamètre et la profondeur de la glacière sont considérables ; mais celte profondeur doit toujours être calculée de manière qu’il n'en résulte pas d'humidilc.
Au centre de la première excavation, on en creusera une deuxième de lm oü de profondeur sur O"1 75 de diamètre ; celle-ci servira de puisard , et c'est par là que les eaux provenant de la fonte des glaces pourront s'échapper.
La fouille sera faite avec un talus de 0m 10 par mètre, de manière que l'ensemble représente un cône renversé. Les murs seront en briques et cimentés avec un bon mortier. Le fond de la glacière aura la forme d’un fond de cuve , et la partie la plus basse recevra un grillage en bois ou en fer qui fermera l'ouverture du puits a, figures 1 et 2, planche XLIV.
Le puits pourra être maçonné en moellons, seulement sa
partie supérieure recevra un châssis dans lequel s'ajustera le grillage. Le fond ou radier de la glacière peut se passer de pavement lorsque le sol en est sec ; on se contente alors d'v étendre un lit de fascines pour que la glace ne soit pas en contact avec la terre. Si l'on craint l'humidité, on établit un pavement en briques ou en béton que l'on recouvre d'un grillage en bois.
L'ouverture de la glacière doit toujours regarder le nord: on y joint une annexe qui sert de corridor dans la longueur duquel sont percées différentes portes ; ces portes ont pour objet d’intercepter toute communication avec l’air extérieur. Dans la partie la plus voisine de la glacière sont ménagés quelques renfoncements dans lesquels on place les objets que l'on veut conserver.
L'eau et l'humidité étant les causes les plus ordinaires de la fonte des glaces, on aura soin d’éloigner tout ce qui pourrait en favoriser l’introduction. A cet effet, lorsque le terrain n’est pas perméable , on construit une rigole pourvue de drains.
Le dessus de la glacière a la forme d’un cône et reçoit une épaisse toiture en chaume ; cette toiture est supportée par une charpente qui descend à 0m 50 du sol. Les murs sont remblayés au moyen des terres provenant de la fouille, on les tasse fortement de manière à empêcher toute infiltration. Lorsque le terrassement et le tassement des terres est terminé, on plante dans tout le pourtour et sur la partie qui forme le tertre, des arbres verts et des arbustes dont la fonction est d'intercepter les rayons solaires.
Le plan ligure 1 , et la coupc figure 2 , montrent la disposition des diverses parties que nous venons de décrire.
Les glacières ordinaires sont parfois recouvertes d’une voûte en maçonnerie , ce qui entretient la fraîcheur à l'intérieur. Dans ce cas, on peut, comme pour les silos, adapter à la glacière une cheminée dont la hauteur ne dépassera pas celle des terres extérieures ; cette cheminée recevra un couvercle en pierre fermant hermétiquement. Lorsque la couche de terre qui recouvre la glaeièrc est assez considérable , on
peut y faire une plantation d'arbres verts , ou la couvrir d'un toit en chaume , ou bien encore la surmonter d'un petit pavillon rustique.
Une précaution utile , lorsque la terre ne fait que recouvrir la voûte , est d’enduire celle-ci à l'extrados d’une couche de glaise fortement corroyée de 30 à -10 centimètres d'épaisseur. Si l'on a à sa disposition du sable ou du gravier, on ménage au pourtour de la glacière un intervalle de 15 à 25 centimètres que l’on remplit avec ces matériaux. Par ce moyen, les eaux qui tendraient à s’infiltrer à l’intérieur trouveront une issue et se répandront plus facilement à l'extérieur des maçonneries.
Lorsque l’on construit une glacière dans un terrain imperméable , ou bumidc , ou voisin d’une source , les travaux nécessaires à l’établissement de la glacière peuvent présenter des difficultés et entraîner des dépenses plus considérables que celles qu’on avait prévues. En effet, il peut arriver que, pour rendre la glacière étanche , on soit forcé de l’isoler des terrains environnants à l’aide d'un mur de ceinture éloigné du premier de 00 à 70 centimètres ; ce vide sera rempli de couches d’argile corroyée ayant pour hauteur celle des murs de la glacière.
Quelquefois aussi il arrive, dans les endroits bas et humides , que la partie destinée à absorber les eaux de la fonte des glaces , ne peut suffire à cet usage (ce qui a particulièrement lieu dans les terrains marneux et argileux) , parce que ces terres n'absorbent que peu d'humidité. 11 faut alors construire , à partir du puits, un égout de décharge qui conduira les eaux à l’extérieur , mais pour cela il faut avoir eu soin d’établir le fond de la glacière à un niveau plus élevé , au moins d’un côté, que le terrain avoisinant, et encore faut-il que l’égout ail une pente suffisante pour que les eaux puissent promptement s’écouler. Si l’on ne peut employer ce moyen , on donnera au puits un diamètre et une profondeur assez considérables pour contenir une certaine quantité d’eau qui pourra être enlevée de temps à autre avec une pompe rotative.
Nous ferons observer que l'égout île décharge doit être muni d'un coupc-air, sinon il pourrait arriver que l'air extérieur s'introduisit par l'égout et vint fondre la glace.
Deacription d’une glacière américaine.
Comme nous l'avons dit plus haut , le principe sur lequel reposent les glacières américaines est tout- à-fait différent de celui qui régit nos glaeières ordinaires. Dans les premières, la glace, au lieu d’être renfermée, est en communication avec l'air extérieur ; la construction intérieure diffère aussi en plusieurs points. L'idée de ce mode de conservation de la glace est duc à M. Bordley; nous croyons à-propos (le laisser parler l'auteur de celle découverte, quoique nous l'ayons nous-mème décrite dans notre Manuel.
« Lu 1771 , je construisis une glacière sur un terrain plat, dont le niveau était élevé de S mètres au-dessus des plus hautes inondations d'une rivière salée et à 80 mètres de ses bords. J’eus un soin particulier , selon l’usage alors dominant, d’empêcher que l'air n’y pénétrât. La capacité de la fosse étant de 1,700 pieds cubes, on put y arranger jusqu'à 1,700 pieds cubes de glace; mais la glace s’y fondit, même avant l’été, parce que la fosse était trop humide et la glacière trop close. Effectivement, lorsqu'on la creusa, l'on aperçut un peu d'humidité au fond , et, pour une glacière, un peu est trop. La moindre humidité, soit au fond , soit sur les côtés, s’élève en vapeurs aux parois du dôme par l’effet d'une chaleur qui est encore de beaucoup supérieure au degré de congélation ; car, dans les puits les plus profonds et les plus, frais, le thermomètre marque environ 9 degrés de température au-dessus de zéro, et la glacière étant bien close , ces vapeurs retombentsur la glace, faute de soupirail par où elles puissent s’échapper. D’où il résulte : 1° que si une glacière bien close n'csl pas souvent ouverte , elle devient tout-à-fait chaude, et la glace s’y ramollit à la surface comme de la neige; 2° qu’aucune profondeur ne peut préserver la glace de fusion , et même que c'est en voulant donner trop de profon-
(leur ù une glacière , qu'elle esl plutôt exposée à eette moiteur du sol qui la fait fondre.
« Quelques années après, je fis une autre glaeière ù 130 mètres de la précédente ; niais je procédai sur d'autres principes. Mon principal objet fut d'avoir de l'air et de la ventilation, afin d’obtenir sécheresse et fraîcheur. Je conçus l’idée d'isoler du terrain la masse de glace, en la mettant dans une caisse en bois, éloignée d’un pied par le bas, et de deux pieds par le haut, de la clôture de la glacière. — La fosse fut creusée dans un terrain exposé au vent et au soleil, afin de la rendre bien sèche. La profondeur fut de 9 pieds anglais. — La cage fut placée dans cette fosse, et le vide entre ses parois et celles de la cage fut rempli avec de la paille bien sèche et bien foulée , comme étant le plus mauvais conducteur de la chaleur. — Cette cage contenait à peine 700 pieds cubes de. glace, e’est-à-dire la moitié des glacières ordinaires. — Je la couvris d’une petite cloison de planches mal jointes, pour la préserver de la pluie plutôt que pour la clore. — Les côtés de cette maison étaient élevés de 3 à 6 pieds , et je laissai au faite du toit un soupirail recouvert. Le dessus de la cage fut aussi couvert de paille après l’introduction de la glace.
« L’on usa largement et sans économie des 700 pieds cubes de glace, et cependant elle dura, sans se fondre, aussi longtemps que la quantité double d’une autre glacière placée dans un terrain sec cl graveleux, mais qui était fermée selon le principe ordinaire. »
Nous donnons dans la figure 3 le plan d’une glacière américaine; la figure 4 en est l’élévation; la figure 3 représente une coupe passant à l’intérieur ; les figures C, 7, 8 et 9 sont les plans et les coupes de différentes glacières basées sur les mêmes principes que ceux de M. Bordley.
Nous renvoyons, pour les détails des figures 5, 4, 5, à notre Manuel.
Ces différents systèmes de glacières sont aussi propres les uns que les autres à la conservation de la glace. Les glacières américaines ont sur les glacières ordinaires un avantage réel ;
il suffit que leur capacité réponde aux besoins ordinaires de la consommation, tandis que les autres doivent avoir des dimensions beaucoup plus grandes, parce que la glace y fond plus vite. Ainsi, on donnera à la glacière américaine une capacité de 13 mètres cubes, et 48 mètres cubes à la glacière ordinaire.
S'il existe une différence aussi essentielle sous le rapport de la capacité, il en résultera une économie notable dans la dépense ; on doit donc préférer les glacières américaines.
La glacière américaine, ligures 8 et 9, est d'une construction simple et peu dispendieuse ; sa capacité est assez grande pour suffire aux besoins d'un ménage ordinaire , puisqu'elle peut contenir 4,000 kilogrammes de glace. Elle est précédée d’un couloir orienté au nord , et muni de plusieurs portes, afin d'empêcher l'introduction de l'air extérieur. Sa dimension est de 2 mètres sur ses différentes faces. La caisse est supportée par des traverses qui s'appuient sur le sol; celles-ci reçoivent d'autres pièces de bois qui supportent les solives.
La caisse est formée de montants partant du fond et aboutissant à la partie supérieure ; sur ces montants, ou cloue des madriers qui maintiennent la glace; une couche de paille de 0"‘ 10 d’épaisseur garnit l'intérieur des parois, et est en contact immédiat avec la glace.
Le plan figure 9 montre la disposition des pièces de bois qui couvrent la glpcièrc ; a est une poutre ou partie de bois en grume de 3“ 30 de longueur, qui repose par ses bouts sur le sol ; hbbb sont d'autres pièces de bois qui s'appuient sur la première, et qui reçoivent les traverses destinées à soutenir les terres. Le dessus de la glacière est recouvert d’une couche de paille. La glace est jetée dans la glacière par l'ouverture de la caisse c, qui est aussi remplie de paille fortement tassée.
L'endroit où l'on prend la glace est indiqué par d; là se trouve une ouverture suffisante pour donner passage à un homme; au-devant de cette ouverture on place des bottes de paille reliées et serrées entr’elles. L'eau provenant de la fonte des glaces s'échappe par le canal e.
Cette glacière est ü'un très-bon usage, et peut coûter de 175 à 200 francs.
La figure 1 1 est le plan d'une glacière adoptée en Angleterre; la ligure 12 en donne la coupe. Comme on le voit, les murs au lieu d’être simples sont doubles, afin que la glacière soit plus fraîche. Elle est spécialement destinée à la conservation des viandes et autres provisions de ménage. Deux encaissements sont pratiqués dans les parties aa, lesquels sont garnis d’étagères qui reçoivent les objets à conserver. Les portes de cette glacière sont au nombre de quatre, et les intervalles qui séparent les trois premières sont garnis de paille.
Cette glacière est excellente; elle doit conserver la glace d'une année à l'autre; mais la construction en est dispendieuse, cl on ne peut l'employer que dans un grand domaine.
Les figures 6 et 7, dont l'une est le plan et l’autre la coupe, représentent encore une glacière américaine : c'est une cage en bois reposant sur des madriers qui l'isolent du sol; à son pourtour règne un couloir qui l'isole des terres environnantes. La caisse est composée de montants qui reçoivent des madriers sur les deux faces ; l’espace resté libre est recouvert de charbon pilé, que l'on tasse au moyen de la dame. Autour des deux caisses, on applique des paillassons épais; ce qui vaudrait encore mieux, ce serait de remplir l'intervalle qui sépare les deux caisses avec de la paille hachée; on éviterait ainsi toute introduction de la chaleur externe.
La ligure 12 est une glacière ordinaire, qui ne diffère de celle de la ligure 1 que par sa forme et ses dimensions.
Toute cave sèche peut servir de glacière ; aussi chaque ménage tant soit peu aisé peut-il en posséder une dont la grandeur variera selon l'importance de la famille. Nous donnons une idée de cette glacière dans la ligure 15. Elle se compose d’une caisse ou futaille dont une partie est enterrée dans le sol, et qui repose sur des madriers en chêne. La partie inférieure de la caisse est munie d'un double fond, percé de trous, pour donner passage aux eaux qui proviennent
de la fonte des glaces ; ees eaux s’écoulent par le canal b. Un espace de 0m 30, qu'on remplit de paille hachée, isolera la caisse du sol sur lequel elle est établie ; tout le pourtour est muni d’une double enveloppe. La lettre a indique l’ouverture par laquelle on extrait la glace ; on y arrive par les trois marches qui la précèdent.
Celte glacière est très-bonne pour rafraîchir les boissons ; la partie c est un montant en bois qui supporte une petite caisse contenant le vase aux liquides ; on soulève ce vase au moyen de la poulie fixée dans l’intérieur. Au-dessus de la glace on peut étendre quelques planches, qui recevront les provisions qu’on voudra conserver. La construction de cette glacière est donc très-simple, et par le peu d’espace qu’elle occupe , elle peut se placer dans presque toutes les habitations.
Résumé. — La glace doit être déposée dans la glacière par un temps sec; à défaut de glace, on peut conserver de la neige, mais alors il faut que cette neige soit comprimée au moyen de pilons en bois. N’omettons jamais de nettoyer la glacière et de l'aérer avant de la remplir. La glace reposera toujours sur un lit de fascines ou de paille longue, qui la préservera de l’humidité. Cette précaution est d’une grande importance , car malgré tous les soins qu'on prend , on perd chaque année une grande quantité de glace. Cette perte est plus considérable la première année que les années suivantes ; cela tient à la fraîcheur de la maçonnerie. Autant que possible, il ne faut pénétrer dans les glacières que le matin ou le soir, et une fois seulement par jour. Les portes ne doivent pas rester ouvertes en même temps ; ainsi on n’ouvrira la seconde que lorsque la première aura été fermée. On fera bien, lorsque le temps sera sec, d’ouvrir quelquefois la glacière, afin de renouveler l’air intérieur.
Description des planche» XI. \ h XI.IX.
Le plan de la ferme ornée , planche X.LV , donne l’ensemble de l'habitation et des dépendances nécessaires à une petite
exploitation. Sa distribution nous semble commode, et chacune des parties qui la composent occupe remplacement qui convient le mieux à leur destination.
Le corps-de-Iogis est élevé de quelques marches au-dessus du niveau de la cour; cette circonstance, qui le met à l’abri de l'humidité , a permis en même temps de donner une hauteur suffisante à la partie souterraine sans être obligé de creuser beaucoup le terrain.
Le rez-de-chaussée contient un vestibule d’entrée 1 ; une cuisine ou pièce commune 2 ; une salle à manger pour le fermier et sa famille 3 ; deux chambres à coucher à l'usage des domestiques 4 (une de ces chambres peut servir de parloir) ; un cabinet de travail 5 , lequel peut aussi servir de chambre a coucher. L'escalier placé entre la cuisine et la salle à manger dessert le premier étage , le grenier et la partie souterraine de l'habitation. Cet escalier est renfermé dans des murs d’échiffre; les marches sont en pierre : cet usage devrait être plus universellement répandu pour les bâtiments agricoles, dans les pays où la pierre est commune; car, outre leur grande durée , les marches en pierre sont un obstacle à la propagation des incendies.
Un des deux endroits marqués 7 peut servir de dépôt pour les ustensiles du ménage, et l’autre de water-closet; dansée cas , la porte , au lieu d’être placée en face du vestibule , se trouvera du côté du dégagement, et l'on aura soin d’établir un tuyau d’appel qui s’élèvera jusqu’au comble , afin d’empêcher les odeurs de se répandre dans l’intérieur de l'habitation.
Le dégagement 8 , conduit à une des chambres à coucher et à l’escalier de la cave. Le hangar 9 sert de séchoir; on peut aussi y renfermer les instruments de jardinage. Le porche 10, regardant la cour , donne accès dans le vestibule ; on y arrive par des marches placées aux deux côtés. Vers le jardin est l’escalier qui aboutit aux souterrains; celte entrée postérieure a été ménagée afin de faciliter le service de cette partie de l'habitation ; on s’en sert pour rentrer les provisions de toute nature destinées au ménage.
La cour il , qui sépare les bâtiments, est fermée sur le devant par une grille que maintiennent des piliers en maçonnerie. La pente de cette cour est dirigée vers l'entrée ; un trottoir règne dans tout son pourtour.
La grange 12, contient une aire centrale avec deux annexes ; on y dépose une partie des céréales destinées au battage. Dans le bâtiment 13 est une étable pour trois vaches laitières; 14, trois loges à pores; 16, walcr-closct pour le personnel de l’exploitation. Les porcs reçoivent leur nourriture du côté de l’écurie. Le dessus des loges sert de poulailler, et la partie 15, de parc pour les porcs. Dans toute la longueur de ce parc règne un abreuvoir alimenté par les eaux des toitures et par celle du puits.
A la grange cl au bâtiment des écuries sont adossés deux hangars : l'un, 17, sert de remise pour la paille battue, et l’autre, 18, d’abri pour le fumier. L’enlèvement de la paille et du fumier se fait par les entrées secondaires indiquées dans le plan et dans l’élévation principale. Cette disposition permet de tenir constamment la cour très-propre. Les emplacements, 19, sont les endroits où se font les composts destinés à l’amendement des terres et du jardin ; au-dessous se trouvent les citernes à purin qui servent à les arroser.
Le puits, 20, alimente d’eau l’habitation, les écuries et les fosses à purin. Vers le pignon de la grange est un parc, 20, lequel peut recevoir deux meules de grain.
La culture maraichère étant une des principales ressources des petites fermes situées â proximité des villes, nous avons figuré une partie du jardin légumier n” 22 ; ce jardin est séparé du verger, 23, par une haie et des portes à claire voie. Cette haie sert de barrière au bétail qui pourrait être parqué dans le verger.
Comme on peut en juger , l’ensemble général de cette petite ferme est simple et disposé convenablement. Si nous décrivons le premier étage indiqué dans la planche XLVIII , nous y trouvons la chambre à coucher du fermier à gauche de l’escalier, et à droite celle des enfants. Les deux pièces placées sur le derrière de l'habitation, sont deux chambres pour les
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etrangers ; chacune de ces pièces est indépendante de l’autre.
On voit, d’après le plan du premier étage, que les pièces 5 et 9 du rez-de-chaussée n’ont pas d’étage supplémentaire, et sont couvertes d’une toiture dont le sommet ne s’élève pas à la hauteur des fenêtres du premier étage ( voir l’élévation latérale, planche XLVII1). On pourrait., pour rendre l’habitation plus agréable , remplacer ces toitures par des platesformes dont le niveau coïnciderait avec celui du plancher du premier étage, cl en établissant des fenêtres qui regardent de ce côté des portes, on pourrait y placer des vérandas dont le bas serait garni d’une galerie en bois à hauteur d’appui ; mais ceci n’est pas utile dans le projet qui nous occupe , et ne devrait être employé que si cette habitation avait une autre destination ; car nous ferons remarquer en passant que , moyennant quelques légers changements de distribution à l’intérieur, ce plan pourrait parfaitement convenir pour une maison de campagne.
Nous avons fait de notre projet une ferme ornée , par le motif qu’étant placée près d’une ville , il importe qu’elle ait un cachet d’élégance en harmonie avec le luxe qui règne aujourd’hui dans les constructions des villes. Cependant cette élégance que nous lui avons donnée, n’a rien de bien dispendieux. Toute la construction est en briques avec pilastres en forme de ehaine-d'anglc, et ces pilastres sont utiles, puisqu'ils donnent de la force aux murs. D'autres pilastres, placés au centre de la façade , viennent en rompre la monotonie, et donnent naissance à un avant-corps dont la partie supérieure est ornée d’un fronton composé, de planches découpées. Quant aux dépendances , les angles sont construits en briques avec remplissage en blocaillc. Les toitures sont en tuiles de diverses couleurs. Nous donnons , dans la planche XLVT , l'élévation principale, dans la planche XLVII l’élévation postérieure; une coupe transversale et une élévation latérale dans la planche XLYIII, et le détail sur une échelle plus grande de l’avant-corps principal dans la planche XL1X.
De» Matériaux «le construction.