Z0PP1N0,MESSIRE MACO, MAITRE ANDREA
zoppino. — Madone Camilla, ma maîtresse, baise les mains à Votre Seigneurie.
axaco. — Elle est mal de mes œuvres, est-il vrai î
zoppino. — Ça ne pourrait se dire.
mago. — Dès qu'elle me fera un fils, je veux lui Daver le berceau.
andrea., à Zoppino. — Que t'en semble ?
zoppino. — Maintenantque je le vois de près.je crois bien qu'elle dit vrai, en disant qu'elle meurt pour lui.
maco. — Combien de baisers a-t-elle donnés à la petite lettre ?
zoppino. — Oh ! plus de mille.
maco. — Elle n'est pas dégoûtée, l'hépatique ! Et le strambotto, qu'en a-t-el!e fait ?
zoppino. — Elle l'a mis à part.
maco. — Entre les mains de qui ?
zoppino. — De son tailleur d'habits. Eh ! qu'il aille donc se reposer mainteuant,l'archipoëte qui étrille l'âne Pégase, et lui porte le picotin ; il a bien gagné les régales du fumier.
maco. — Je l'ai improvisé.
zoppino. — Oh 1 quelle veine de fou !
maco. — C'est moi, moi-même.
zjppino. — Vous vous faites honneur au possible.
maco. — 0 vous, l'envoyé de la signora, savez vous ce 'jueje veux vous dire, moi?
zoppino. — Non, Monsieur.
maco. — Lorsque j'enverrai chercher des biscoles et de? massepains, à Sienne, je veux vous en donne:- deux.
andrea, à Zoppino. — Ne t'ai-je pas dit qu'il est libéral comme un pape et comme un empereur ? ..
Maintenant, allons nous consulter sur la visite de messer à la clame.
iiACO. — Tôt, dépêchons-nous. Oh! Grillo, Grillo l Mets-toi à la fenêtre.