‹ L'ArétinChapitre 66 sur 89 · A L'ABBE GONZAGA · texte numérisé non relu

A L'ABBE GONZAGA

POUR LUI FAIRE PRESENT d'un BARBE

Votre Seigneurie voudra bien accepter en cadeau le jeune cheval barbe qu'en partant pour Venise j'ai laissé dans son écurie ; cette ville me plaît tellement que, maintenant, c'est un cheval de bois que j'ai à me procurer, si je veux chevaucher à travers ses eaux. Son Excellence votre cousin (1) m'avait déjà donné deux chevaux, un maure et un turc, qui m'étaient de beaucoup de prix : j'espère que le mien en aura autant pour vous et que vous l'accepterez volontiers. Si vous ne voulez l'avoir que contre échange, attendez que je parte, et alors vous

(1) Le marquis de Maalouo.

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que pour sa beauté; avant entendu dire que ce ,méta.t magnifique, j'aurais bien dû m'imaginer q7uS

touqsUceansee i rVaîl?Ub3iSter Par ^ La ™nqnë, eo FUtll ' Stn I65 Placée- Je me commande à Voire Excellence. De Venise, le 8 de juin mdxx.

A MESSER GIRÛLAMO AGNELLI

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Je ne veux point parler des soixante écus au soleir que vous m avez fait remettre pour le compte du cheval je vous dis seulement que si j'avais le renom de sa nt aut,n que j'ai celui de diable, ou si j'étais l'am, du pape autant que j'en suis l'ennemi, pour sûr les bonnes gens, vovunt tant de monde venir chez moi croiraient que j'opère des miracles ou que c'est le JubU lé. Ce.a m arrive grâce au bon vin que vous m'avez envoyé et pas un hôtelier n'a autant de besogne ^ LZ ont les gens de ma maison à emplir li bouteilles

vi e D.3 V t0Utr q^lya ^SLàmm en cette ville... De \eniae, le 21 de novembre msù.

A L'ÉVEÇUE DE VAFSON r-ocn l"e remercier d'une chaîn*

La pllls belle, la plus jolie chaiae de cou qui se aoU'

L5S;IiETTU£S

j;;mais vue, c'est celle que vous prenez de m'cnvover. i<J'it; ' qu'il faudra, 011. bien que je me prive

ùti.la porter, ou .bien,. si je ta porte, que je la cache de quj^ûiHHie est orfèvre-.et de quiconque en porte. Certaineinent je ne m'en -séparerai jamais, tant pour sagrùce at sa nouveauté que parce qu'elle me vient de celui que jkime et révère par-d-ssus tous les autres hommes. Je l'Accepte donc volontiers, niais non par votre idée de me faire chevalier par l'occasion du privilège impérial. J'ai dit, en effet, dans ma comédiedu Maréchal, qu'un Chevalier sans pension est un mur où l'on a négligé de mettre une croix :tout le monde vient pisser dessus... De Venise, le 17 de septemhro mdxxx.

A CLÉMENT VII

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