‹ L'Argent Colloïdal dans Les Suppressions DentairesChapitre 8 sur 11 · NE · texte numérisé non relu

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2° injection d’électrargol, 10 cc. T° 37°4.

Le 3 juillet, T° 37°4, le patient est presque guéri. 3° injection d’électrargol, 10 cc.

Le # juillet, T° 36°9. La guérison est complète, Toutefois on fait une 4° injection d’électrargol, 10 cc.

Nous attirons l'attention et sur la régression rapide de cet ostéophlegmon, et sur la courbe thermique, qui montre bien la

réaction à l’électrargol, suivie immédiatement du retour à la normale.

OBSERVATION VIII. — Une jeune fille, âgée de 18 ans, présente un ostéophlegmon dû à d,, extraite en ville. Depuis lors, fluxion et vives douleurs.

A l’examen le 11 juin 1928, le vestibule est comblé au niveau de lalvéole de d,; la pression de la table interne fait sourdre du pus par l’alvéole.

1"° injection d’électrargol, 5 cc.

Le 12 juin 1928, la malade n’a pas pris sa température. L’amélioration est nette, elle a pu dormir. Localement la tuméfaction a diminué, est moins douloureuse.

2° injection d’électrargol, 10 cc. T° à 17 h. : 37°7.

Le 15 juin, T° : 37°4. Amélioration. 3° injection d’électrargol à 10 cc.

Le 18 juin, 4° injection d’électrargol, 10 cc. T° à 17 h. : 38°.

Le 19 juin, T° : 37°, 5° injection d’électrargol, 10 cc. La malade est guérie.

Ce cas montre d’une façon particulièrement nette l’un des résultats observés au cours du traitement par l’électrargol, la sédation immédiate de la douleur.

OBSERVATION IX. — Malade de 25 ans.

28 juin 28, Ostéophlegmon dû à d,, extraite en ville il y à 4 jours. Les accidents redeviennent plus marqués après l’extraction. Pansements humides. Une injection de 15 cc. d’électrargol est pratiquée.

Le 29 juin, 2° injection d’électrargol, à 10 cc.

Le 30 juin, pas de température, amélioration légère.

Le Luler TC 386,372; 3" injection) d’électrargol.

Le 2 juillet, presque plus de suppuration. 4° injection d’électrargol, à 10 cc.

Le 3 juillet, le malade est presque guéri, pas de T°; 5° injection d’électrargol, à 10 cc.

Le # juillet, 6° injection d’électrargol, AMLDNCC:

Le 5 juillet, guérison.

OBservarTION X. — Malade de 20 ans. Entré dans le Service le 6 juin 1928.

Ostéophlegmon consécutif à d, cariée, infectée. Le début remonte à 15 jours, il s’est manifesté par des douleurs au niveau de d.; apparition de la tuméfaction, il y à 6 jours.

SL en

A son entrée dans le service, le 6 juin 1928, tuméfaction dure et douloureuse allant depuis l’angle du maxillaire jusqu’au milieu de la branche horizontale. Réaction ganglionnaire peu marquée. Trismus moyen. Au palper, épaississement douloureux de l’os (table externe et interne). On fait sortir du pus du côté lingual, par le collet de d,, cariée, mobile, douloureuse. ht 2409"

Traitement : extraction de d,. 1" injection d’électrargol, o cc.

Le 7 juin, le malade va mieux, le trismus diminue de 1{ itravers de doigt. Localement, la tuméfaction est moindre, la table externe est plus libre, l’angle plus dégagé. 2° injection délectrargol, 10 cc.

Le 8 juin, amélioration sensible. Il ne reste qu’un petit ganglion sous angulo-maxillaire. La fluxion qui accompagnait l’ostéophlegmon a également diminué. T° : 38°.

3 injection d'électrargol, 10NCC Ra 7R 0778:

Le 9 juin, le trismus a encore diminué. Il y a écoulement de pus par l'alvéole 0970

4° injection d’électrargol, à 10 cc. T° à 17 h. : 37°1.

Le 10 juin, T° 38°; plus de pus par l’alvéole. Grosse amélioration générale et locale. Lavages.

Le 11 juin, le trismus a presque complètement cédé.

Le 12 juin, Guérison, 6° injection d’électrargol, à 10 cc.

K®S ERRRTIENEE Cu RT-HBRRSE SERRE SR SES ER RER SES SE CAT SLPFCRLIIIM INT CORRE RE RDCÉ DL RTE ENS RER ER eS-- HNMALRERS SUN SES CSSOUR EUR-R1 CE CHEF SEP ENT PRE RERO BELLES COÉETENL EEE RER EEE “x RE QE CRAEE EEE ÉRRRREE CORRE DÉFRAEUE CE HER ER MRRRS EN DRES ÉEREERRE EEE

Obs. X. Ostéophlegmon d,

Là encore, l'ostéophlegmon grave cède en # jours, à l’avulsion de la dent causale, aidée indubitablement par les injections d’'Electrargol.

OBSERVATION XI. —— Malade de 23 ans, entre dans le service le 31-12-1928, ostéophlegmon dû à d, cariée, infectée, présentant de l’arthrite suppurée.

Le début, qui remonte à 15 jours, s’est manifesté par une fluxion douloureuse de la région massétérine.

Depuis 8 jours, les douleurs sont plus intenses, le trismus s’installe.

A l'examen le 31 Déc. 1928 : grosse tuméfaction de la région massétérine, nettement au-dessus du bord infecté de la mandibule s'étendant de l’angle à la région des prémolaires. La peau est rouge au niveau de la région génienne, il y a fluctuation sur une étendue large comme une pièce d’un franc.

A l’examen endobuccal, trismus : 2 doigts environ. Le veslibule est entièrement comblé, dur jusqu’au niveau des prémolaires.

La d, est cariée et mobile, un flot de pus sourd par son collet, Pas d’adénopathie sous-maxillaire, légère adénite à gauche. Traitement : Extraction de d,. Le caractère très fluctuant de la collection sous-cutanée de la région génienne, nous a paru nécessiter un drainage filiforme. Il ne s’est pas écoulé de pus, mais quelques gouttes de sang. Lavages au bock.

Le 2 janvier, 1929, du pus s'écoule abondamment par lalvéole et le long des fils. Le malade se sent soulagé. T° : 37°5. Pouls 90.

Le 5 janvier, va mieux; à 18 h. : 37°. Le trismus diminue; le malade continue à venir dans le Service pour le pansement nécessité par le drainage filiforme. Au niveau de d, l’amélioration est progressive, de même la lympho-cellulite massétérine cède parallèlement. Cependant, le pus s'écoule toujours par l’alvéole, l’haleine est mauvaise, le trismus peu modifié.

Le 16 janvier, 18 jours se sont déjà écoulés depuis l’intervention, et l’ostéophlegmon n’a pas encore cédé. On procède alors à une 1° injection d’électrargol à 10 cc. T° à 18 h. : 37°5.

Le 17 janvier, T° à, 8h: 37° 1. Par la pression, on fait encore sourdre une goutte de pus par l’alvéole. On constate que le noyau d’induration de la région génienne est devenu imobile sur le plan profond. 2° injection d’Electrargol à 20 cc.

Le 18 janvier, légère amélioration générale; la malade ouvre mieux la bouche. T° à 17 h. 38°2. Le pus s'écoule toujours et même plus abondamment par l’alvéole. Dans la région génienne, le tissu cellulaire est redevenu souple; l’induration a disparu. 3° injection d’Electrargol à 15 cc.

Le 22 janvier, plus de pus par l’alvéole, les téguments de la joue sont redevenus normaux, 4° injection d’électrargol à 10 cc.

Le 23 janvier, le malade est guéri.

Cette observation est particulièrement démonstrative, car la suppuration persiste 18 jours après l’avulsion et le drainage, et il suffit de 3 injections d’électrargol, pour le tarir complèter

ment.

OBSERVATION XII. —— Jeune homme, âgé de 17 ans, présentant un adénophlegmon gros comme une petite mandarine, , dû à g, en évolution datant de 12 jours, se présente le 26 avril 1928.

À son entrée, on commence la 1° injection d’électrargol à SicésEa T° a17/17 2886.

Le 27 avril, T° 37°5, 37°8, 2° injection d’électrargol à 5 cc.

Le 28 avril, la T° baisse : 37°5, 37°4. Extraction de &; Ed injection d’électrargol à 5 cc.

On continue les injections quotidiennes d’électrargol à 5 cc. la T° restant normale.

Le 5 mai, à la 7° injection, l’adénophlegmon bien moins douloureux a régressé de moitié.

Ê% 40° GE | RTE TET SC HPSEUr ST So | LÉ FE TS ÉRRE CHERE mr $ SR 38° ET | | 5 s- HEAQAE RER He FE un HET |

26/4 29 28 “A 02e AIME OR TUTS Obs. XII. Adénophlegmon g,

Le 10 mai, après la 10° injection, le malade est quéri; il reste un ganglion indolore sous-angulo-maxillaire, avec légère périadénite. Cliniquement, nous avions l'impression qu'un drainage s'imposait pour venir à bout de cet adénophlegmon qui s’est pourtant complètement résorbé après 10 injections à 5 cc. A signaler l’apyrexie complèle après la 1" injection.

OBsERVATION XIII — Malade de 49 ans. Entrée dans le service le 16 janvier 1929.

Elle souffre d’un gros adénophlegmon sous-maxillaire gauche ayant débuté il y a 6 jours, dû probablement à g, extraite. Le plancher buccal est soulevé; il y a du trismus et de la dysphagie.

Le 18 janvier 1929, les lésions s'étendent; la tuméfaction aug-

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mente, la région latérale du cou est rouge, et d’une dureté ligneuse.

1°* injection d’électrargol, 20 cc. et pansements humides. T*° A 10-1389; T° à 20h. 394 quelques frissons, malaise.

Le 19 janvier, à 17 h. 30, T° : 38°2.

La malade se sent soulagée; elle constate que le plancher buccal est moins enflé. La douleur a diminué; l’induration du cou et la rougeur à ce niveau sont beaucoup moins marqués. La cellulite au-dessus de l’adénophlegmon a diminué en volume et en dureté.

L’adénophlegmon reste stationnaire toujours rouge et dur.

2° injection d’électrargol, 15 ce. T° à 17 h. : 38°5.

Le 20 janvier 1929, T° : 38°5, 38°9. Œdème sous-palpébral.

Le 21 janvier, T° : 38°. Pouls : 110. Le plancher buccal reste enflammé. Extérieurement la tuméfaction se ramollit en se localisant dans la région sous-hyoïdienne, plus proche de la symphyse.

3° injection d’électrargol, à 10 cc. T° à 17 h. : 38°.

Le 22 janvier, la malade est très améliorée. Elle a bien dormi, lueme en reposant sur le côté lésé. T° à 8 h. : 37°7.

Le plancher buccal est beaucup moins enflammé. La malade dit ne plus souffrir de ce côté. Au niveau de l’adénophlegmon, fluctuation très marquée, avec point blanc au centre. Il existe plus bas, une 2° collection fluctuante de la grosseur d’une amande. La fluctuation se transmet nettement d’une poche à l’autre.

4° injection d'électrargol, à 15 cc. T° à 17 h. : 38°4.

Le 23 janvier, T° : 37°5. Plancher buccal moins enflé. Les deux tuméfactions sont encore augmentées et très fluctuantes. Incision au bistouri de la poche inférieure; du pus vert, bien lié s’écoule à flot. La poche supérieure se vide par cette ouverture.

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Le 2% janvier, la malade va beaucoup mieux. T° : 37°8.

L'ouverture s’est refermée; réouverture et mise du drain.

Le 25 janvier, T° : 37°2. La malade va mieux, 5° injection d’électrargol à 5 cc.

Le 28 janvier, T° : 37°. Mieux sensible.

Le 29 janvier, T° : 37°. La malade est presque guérie. Il sort encore une goutte de pus par l’orifice de l’incision.

Le 30 janvier, la malade peut être considérée comme guérie. On voit donc un adénophlegmon considérable, rapidement amélioré en 3 jours grâce à l’électrargol; et guéri complètement enr 11 jours, au lieu de 2 à 3 semaines, moyenne ordinaire pour obtenir la guérison de pareils accidents.

Dans cette observation le pronostic semblait particulièrement sérieux, étant donnée l’inflammation du plancher et l'apparition d'une induration étendue et rapide de la région cervicale. La suppuration se produisit pourtant très rapidement et cessa vite après incision. Il semble que l'électrargol en activant la phago-

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cytose, ait eu pour résultat de localiser une infection à tendance extensive.

OBSERVATION XIV. -- Malade de 21 ans.

Ostéopériostite due à 8 (arthrite), 8, cariée, mortifiée, infectée, et g. racine accompagnée d’une ‘forte réaction ganglionnaire à type d’adénophlegmon, et d’une légère réaction œdédémateuse du plancher buccal.

Début, il y a 8 jours par des douleurs continues, même nocturnes, au niveau de g. Il y a 4 jours, la douleur est devenue très violente; en même temps, le gonflement de la région sousmaxillaire est apparu. Du pus s'écoule du côté vestibulaire, la malade avait mis des compresses humides chaudes. Depuis lors, l’adénite ne fait que s’accentuer. La température n’a pas été prise. On constate du trismus, de la disphagie; la bouche est pâteuse, et la langue saburrale. Le pus s’écoule toujours abondamment. La malade ne peut s’alimenter, d’où grande faiblesse.

Le 19 juillet, à son entrée, T° : 38°8.

On constate un adénophlegmon intense s’étendant de l’angle à la région sous-mentonnière, de consistance demi-molle; il n’y à pas de rougeur de la peau; la pression éveille de vives douleurs.

À l’examen endobuccal du côté de la racine Bo du pus s'écoule par le canal radiculaire; g est cariée, mortifiée, mobile; g,: cariée, mortifiée, présente de l’arthrite.

Il y a une collection sous-périostée linguale; à la pression, du pus s'écoule par la chambre pulpaire, de g..

Réaction œdémateuse du plancher buccal.

Traitement : injection d’électrargol, 15 cc. T° à 17 h. : 39°6.

1/2 heure après l'injection, une Numération globulaire est faite et donne :

GE FGrBeR. area en sir 5.040.000 Gr biahes: sn che dE ee 6.000 Formule leucocytaire :

Poly neutrophilesss#4 1810 80 % Poly basophiles ss es 1 % Mononucléaires 13.140. 71/2 % yMmphocvIes Re 51/2 % Formes de transition .:,:... 6 %

Le 20 juillet, T° à 8h. : 39°6. Amélioration générale, La douleur a diminué sensiblement. La malade a dormi. Le trismus a cédé presque complètement.

Localement, la suppuration a continué aussi abondamment. L’adénite n’a pas diminué; le plancher buccal est toujours un peu pris; on a constaté une inflation marquée du pilier et de l’amygdale.

| Dee, és | éa Po | ts à 2950 Sono 690

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18000 LyMPHO 67

60909 L 1. e 3° BuT :

Rs Ms hikt £o 21

Abs. XIV. Adénophlegmon g8,, 8 8;

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Extraction des g, g,, g. 2* injection d’électrargol ar107CE. T'en 170h:509% à

1/2 heure après l'injection, la formule sanguine est la suivante :

GLATOULES AMEN OURS 5.120.000

GI FDIANCS M EE AE es 29.000 Formule leucocytaire :

Polypneutrophiies EC ee. 82 %

MONODUCIÉAITES PE ERP EEE 4 %

LVMPROCYIES RE RTE EE one 6 %

Formes de HrAnSIHOn, 7.20 8 %

On voit donc une forte hyperleucocytose, 29.000 au lieu de 6.000, que l'on ne peut véritablement attribuer qu'à l'injection de 20 cc. d’électrargol.

Le 21 juillet, la T° qui atteignait la veille 39°, n’est plus ce matin que de 37°.

3° injection d’électrargol à 10 cc.

Le 2# juillet, 4 injection d’électrargol à 10 cc.

Le 25 juillet, le malade va bien, ne souffre pas. Le trismus a presque complètement régressé. Pas de T°. La malade se trouve très soulagée;, son adénite en voie de régression, est considérée comme guérie.

En somme, dès la 1'° injection, sédation de la douleur, du trismus, et quérison en 5 jours. Remarquons que ces résultats extrémement rapides, coincident avec une violente réaction organique occasionnée par l'électrargol et caractérisée par l’hyperthermie et l’hyperleucocytose considérables.

OBsERVATION XV. — Malade de 25 ans.

Il s’agit d’adénophlegmon dû à g,; gangrène pulpaire. IL a commencé, il y a 8 jours, par une adénite sous-maxillaire augmentant progressivement de volume.

La dysphagie et le trismus s’installant, le malade vient consulter.

A l’examen, le 31 janvier 1929, on perçoit : un gros adénophlegmon de la région sous-angulo maxillaire. g, est atteint de gangrène pulpaire; g, est en évolution. T° normale.

Le 31 janvier, 1° injection d’étectrargol à 15 ce.

Le 2 février, T° 37°7. L’adénophlegmon est nettement en voie de régression.

2° injection d’électragol à 15 cc.

Le 5 février, collection presque complètement disparue. T° : 37°. 3° injection d’électrargol à 10 cc.

Le 8 février, 4 injection d’électrargol à 10 ce.

Le 9 février, extraction de g. Dent hypercalcifiée.

Nous voyons donc un adénophlegmon intense qui régresse complètement sous l'influence de 2 injections d’électrargol.

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OBSERVATION XVI. -— Malade de 32 > : ans, entre dans le ser- ASE AE AE elle est atteinte d’adénophiegmon sousaxillaire droit, dû à d. dont l’extracti i j ne 8 raction est faite le jour ; Le 30 avril, aucune amélioration. 1" injection d’électrargol SCC. t Le 2 mai, 2° injection d’électrargol à 5 cc. T° à 17 h. : 37°6. es 3 mai, T° : 37°, 3° injection d’électrargol à 5 cc. T° : Le 4 mai, T° 37°4, 4° injection d’électrargol à 5 cc. Le 5 mai, 5° injection d’électrargol à 5 cc. Pas de T°. Le 7 mai, mieux réels, le trismus a cédé un peu. Localement, } adénophlegmon diminue. 6° injection d’électrargol à 5 ec. Le 8 mai, 7° injection d’électrargol à 5 cc., pas de T°.

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Obs. XVI. Adénophlegmon d,

Le 9 mai, 8° injection d’électrargol. Le trismus cède de plus en plus.

Le 10 mai, 9° injection d’électrargol à 5 cc.

Le 11 mai, 10° injection d’électrargol à 5 cc. Le trismus et l’adénophlegmon cèdent complètement. Cette fois-ci, l’action de l'électrargol, quoique manifeste, est plutôt lente. Nous attribuons ce fait aux doses trop faibles (5 cc.) des injections.

OgsErvaTION XVII — Malade de 27 ans, entre le 6 juillet 1928 pour une adénite génienne suppurée, évoluant depuis 1 mois, dûe à d cariée infectée. Elle a débuté par une adénite légère-

ment douloureuse. Le malade présente de la fièvre et un mauvais état général.

A son entrée, il est constaté une adénite génienne, du groupe supra-maxillaire, grosse comme une amande, déjà fluctuante.

La bouche est en mauvais état : nombreuses caries et racines. T° : 37°8.

Extraction d,, d,. Injection d’électrargol, 10 cc.

Examen du sang :

Numération globulaire :

GL TOURS Re Loycre mod 4.720.000

GL'ADIANES NS ent Sels 13.000 Formule leucocytaire :

Poly neutrophileses ra 83 %

Poly .éosinophiles 02244400 1

Mononnciéaires" 4... 1m 9 %

Eymphocyies 2.2. "#2. 7 %

Le 7 juillet, amélioration. Le malade a bien dormi, souffre de douleurs moins vives; localement, l’adénite est toujours fluctuante.

2° injection d’électrargol à 10 cc.

GlÉTONSES TE LR Mr mue 4.840.000 GlMDIANCS PARENT en re 15.000 Formule leucocytaires :

POIVAMEUTTODHNESE Fr ee. 69 % PORT HaSopHeS Se as eue ae 1 Poly éosinophiles, ...5:...1.:1.. 4 MOnONUCIÉAIFES Ne 15 EVIMNDHOCVIES EEE EEE Re. 12 Formes de transition... ........ 4 %

Le 9 juillet, 37°5. Adénite très fluctuante.

3° injection d’électrargol à 10 cc.

Numération globulaire :

Giles si: MTV ent 4.760.000

CL DIARES RE ER re M ee 15.000 Formule leucocytaire :

Poly” neutrophilés .....,..… 721/2 %

Poly: éosinéphiles ”..;.:6./ta 21/2 %

Mononueléaires min ein 14 %

EVMBOOOVEES E sr ee 12 %

Le 10 juillet, T° : 39°. Ouverture spontanée de l’adénite. Le drainage filiforme est pratiqué.

4* injection d’électrargol, 10 ce. T° à 17 h. : 38°.

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Obs. XVII. Adénite génienne suppurée

Le 11 juillet, le malade va mieux. T° : 37°7. 5* injection d’électragol à 10 cc. T° : 37°7.

Numération globulaire

CGLATOURÉS EE TEE drec 4.720.000

GLMDIARCS UE EEE Re 9.000 Formule leucocytaire

POIYANEUICODMIES MORE CCR en. 74 %

PBOIVRÉOCSIDODIIES PRE NEC EEE 1 %

MOLONNCIÉRITÉS RE TE 14

LYmphocvtes CP NRC NC 11 %

Le 12 juillet, amélioration. T° : 37°7. 6° injection d’électrargol a 10 ce.

Le 13 juillet, T° : 37°. 7° injection d’électrargol.

Le 15 juillet, les crins ont été enlevés par le malade. L’incision s’est refermée; la suppuration se reforme.

Le 16 juillet, 2° drainage filiforme.

8° injection d’électrargol à 10 cc. T° : 37°.

Le 17, le 18, le 19, 3 injections d’électrargol sont ‘encore faites, après lesquelles le malade est guéri. La guérison est survenue en 10 jours avec 8 injections. C’est un résultat d'autant plus intéressant si l’on considère que le malade a enlevé les crins au cours de traitement, et de ce fait prolongé la durée normale d'évolution.

OBSERVATION XVIII. — Malade de 28 ans.

Accident muqueux de d,, adénite sous«maxillaire douloureuse, Capuchon enflammé. Pas de pus; léger trismus.

L’amygdale, la luette et le pharynx sont enflammés; il n'existe cependant pas de disphagie.

On pratique les lavages de bouche en attendant le décapuchonnage.

Le 10 janvier 1929, lendemain de son entrée, acide chromique, sous le capuchon. Le 12 janvier, décapuchonnage. Aucune amélioration; pendant plusieurs jours, le malade revient pour lavages de bouche.

Le 21 janvier, aggravation du fait du décapuchonnage trop large. Il y a inflammation des tissus incisés d’où résulte une douleur locale vive et une disphagie complète. T° : 37°8.

1'° injection d’électrargol à 10 cc.

Le 22 janvier, le malade dit avoir eu une amélioration très marquée 3 heures après.

La disphagie a complètement disparu, et l’ouverture de la bouche est redevenue normale, La région enflammée au-dessus de d,, présente l'aspect de lésions en bonne voie de guérison.

Lavages de bouche et extraction ultérieure le 23 ou 24.

Le 24, extraction, guérison.

Cette observation illustre d’une manière frappante l'un des

— JD —

attributs de l’électrargol : la sédation rapide de la douleur résultant d'une inflammation locale.

OBSERVATION XIX. - Malade de 38 ans.

Accidents muqueux de g,. Disphagie, trismus, réaction gan- D Tentative infructueuse d'extraction le 18 juillet

Le début des accidents remorte à 8 jours environ, marqué, par poussées inflammatoires au niveau du pilier antérieur gauche.

Traitement : 1" injection d’électrargol à 10 cc. et lavages de bouche au bock.

Le 20 juillet, T° à 8 h. : 36°7. Amélioration.

2° injection d’électrargol à 10 cc. T° à 17 h. : 38°.

Le 21 juillet, T° à 8 h. : 37°8. Le trismus a diminué : ouverdure 2 cm.

3° injection d’électrargol, à 10 cc.

11 RANGS ONE MONTE erETE

Le 23 juillet, T° à 8 h. : 37°5. Le malade a bien dormi, le irismus cède encore : Acide trichloracitique, sous le capuchon, ouverture 3 cm.

4° injection d’électrargol, 10 cc.

Le 25 juillet, T° à 8h. : 37°3. Localement, muqueuse rouge un peu tuméfiée.

9 ivjection d'électrargol, 10 cc. T° à 17.h. : 39°.

People Rare RS 8009 a (70h :239%3;

Le 27 juillet, T° à 8 h. : 38°5. Localement, va bien. Le trismus a presque complètement cédé. On suspend l’électrargol.

Le 3 août, extraction de la dent de sagesse.

OBSERVATION XX. — Malade de 25 ans.

Accident d'évolution de d, évoluant depuis 3 jours; adénite douloureuse et trismus : 1 cm.

La bouche est en mauvais état, le tartre abondant.

Le 31 octobre, détartrage et lavages de bouche.

Le 2 novembre, aucune amélioration par lavages; pas de T°; trismus persistant.

1'° injection d’électrargol à 10 cc.

Le 3 novembre, les douleurs n’ont pas cédé, le trismus a un peu diminué. T°: 36°8, 37°.

2° injection d’électrargol 10 ce. Lavages.

Le 5 novembre, va beaucoup mieux. Le trismus a cédé. La douleur a bien diminué; la malade a pu manger.

3° injection d’électrargol, 10 cc. Lavages.

Le Gnovembre, la malade est presque guérie de ses douleurs et du trismus. Il sourd du pus sous le capuchon.

4° injection d’électrargol, 10 cc.; décapuchonnage, acide <chromique.

Le 7 novembre, il sourd du pus en abondance par le capuchon très enflammé. Acide chromique.

Le 8 novembre, 6° injection d’electrargol, 10 ce.

Le 9 novembre, Extraction de d,.

La formule sanguine a donné les résultats suivants : 2 h. 1/2 après l'injection, pas d’hyperleucocytose, mais une abondance de poly neutrophiles de 71 % au lieu de 64; éosinophilie et diminution des mononucléaires de 25 à 15. Par la suite, les leucocytes sont retombés de 10 à 5.000 et 7.000, et la formule leucocytaire a témoigné d’une mononucléose très nette. Il semble donc que dans ce cas particulier, la lésion de moindre importance n’ait pas dû nécessiter une leucocytose intense de l'organisme.

Cliniquement, nous avons pu constater dans le cas, l'accident de la dent de sagesse, évoluant depuis 5 jours une sédation rapide de la douleur et du trismus, dès la 2 injection, 7 jours après le début de ce traitement, on pouvait aisément extraire la dent en cause.

OBSERVATION XXI. — Malade 28 ans, entre le 12 mai 1928.

Accident de &; datant de 12 jours. Adénite, fluxion.

Traitement, le 12 mai : acide trichloracétique, sous le capuchon. Lavages de bouche.

Le 15 mai, abcès migrateur de Champret, accompagnée de: fluxion massétérine et d’adénite très douloureuses. Trismus très serré.

Traitement : Incision au bistouri, évacuation du pus.

1° injection d’électrargol à 5 cc. T° à 17 h. : 36°7; — à 9 h. : si

Le 16 mai, sensible amélioration. Le trismus cède et permet d'introduire 2 travers de doigt; les douleurs et la tuméfaction sont très diminuées. On évacue du pus en abondance.

2° injection d’électrargol.

Le 18 mai, sérieuse amélioration. Plus de douleurs, plus de trismus, plus de pus; légère induration dans la région massétérine. Décapuchonnage. Acide trichloracétique.

Le 21 mai, extraction de g,; par suite de l’alvéolite, le trismus continue.

Le 22 mai, 3° injection d’électrargol. La T° s'élève vers 17 heures.

Le 25 mai, amélioration locale très sensible.

4° injection d’électrargol à 10 cc.

Le malade est considéré comme guéri.

Dans cet abcès migrateur, dû à g, en évolution, la suppuradion a pu tarir en 2 jours, ce qui semble un succès, sous f’influence de 2? injections à 10 cc.

OBSERVATION XXII. — Malade de 28 ans.

Alvéolite, consécutive à l'extraction de d, pratiquée le 30

septembre; propagation de l’inflammation au pilier antérieur, disphagie, trismus.

7e nie 5 octobre, lavages de bouche. 1° injection d’Electrargol,

Examen du sang : avant l'injection.

Numération globulaire :

ES ROLE RE 5.680.000 ARS A ES de va 14.000 Formule leucocytaire :

Polreneutrophiles 2. -:....,.2..0 76 % É01Y Dasophiles 5010... 2 % Foly éosinophiles ....:..:..,... 1 % MOOD MLCIEAMITES, nes cu nue 12 % LRU OS LOUIS TPE 6 Formes de Iransition ........... 3 %

Après l'injection :

Numération globulaire :

GÉTOUSES ET 5.620.000 GCMDIANCS EEE re 17.000 Formule leucocytaire :

POolVBneUTOpPRUES EE 78 % Po A DAasDbANES en ee, 1 D POIVRCOSINODNIIES EE eee CZ MOnNCNUCIÉRITES Eee Re tee 8 % LMP ROCV tes UML Ne es 3 % Formes de transitions... 9 %

Le 6 octobre, amélioration, le malade avale beaucoup mieux, mais le trismus reste stationnaire.

La collection purulente abondante s’ouvre spontanément. Lavages.

2° injection d’Electrargol à 10 cc.

Examen du sang :

GIPIOUSESR ES Re apr 5.280.000 CEA LE NÉ R E 11.000 Formule leucocytaire :

Poly neutrophlies 2.2... 78 % Bolt DASOphile Ne. 1 MOnOnUCléAIFES Re 16 % CV AD RO OVER DE see ro de 4 % Formes. de fransition-..........…. 17

Le 8 octobre, T° à 8 h. — 36° 9. Il s’écoule encore du pus à la pression, puis du sang.

3° injection d’Electrargol à 10 cc.

Le 9 octobre, il ne s’écoule que du sang.

Examen du sang :

Numération globulaire :

CHÉTOUSES MR ME EE RL ere 5.420.000 CR DIANCS Eee eee 13.000

ATOS

frs os 2ta to 3:94 40%

La Socloëre Le 6ocT. 1e Iocf.

Avant 1/2 h. après

Obs. XXII. Abcès périamygdalien de

Formule leucocytaire :

POWEHEUROPDITES 0. 00 un 68 % FOIS e0sinophies "1.40 2 3 % Mononucléaires . 15 X LVMDAOCVIES IN QU Lie coute 12 Hormes defiransitions 00 1 % Cellules de Türck .............. 1

Très nombreux hématoblasies, contrairement aux examens précédents.

Le 10 octobre, le malade est guéri en 5 jours. | Voici donc un abcès amygdalien guéri en 5 jours par # injections d’Electrargol à 10 cc. La courbe leucocytaire est particulièrement démonstrative comme on peut le constater dans le graphique ci-dessous.

Quant à l’échec, il est instructif, cependant, par son allure curieuse.

OBSERVATION XXIJII. Malade de 38 ans.

Il s’agit d’une femme âgée, présentant un adénophlegmon de la région sous-angulo maxillaire gauche, évoluant depuis 8 jours.

A. P., rien à signaler. Gros surmenage, par suite des soins donnés à son mari tuberculeux, mort il y a un an.

Le début remonte au 19 Juin. La malade vient consulter pour fluxion et adénite dûs à racine de g,. Extraction, depuis lors, ladénophlegmon s’est constitué avec T° à 38°, 39°.

Le 25 Juin, trismus intense, T° 37°. Tuméfaction sous-maxillaire, rouge tendue, non fluctuant.

LEMInIéCUOnId Elec trango AOC MIA TER S 700:

Le 26 juin, la malade se sent améliorée malgré la persistance du trismus, mais la douleur est moins vive.

T° 37°, 2° injection d’EÉlectrargol 10 cc.

Le 27 juin, 3° injection d’Electrargol à 10 cc.

Le 28 juin, 4° injection d’Electrargol à 10 ce.

Le 29 juin, légère amélioration, 5° injection d’Electrargol, à 10 cc.

Le 30 juin, l’amélioration est bien marquée. T° — 37°. Localement les douleurs sont moins vives. La tuméfaction, légèrement molle au palper diminue, se cantonne à l’angle maxillaire.

6° injection d’Electrargol à 10 ce. T° = 37°.

Fe tuile lnuT =" 008287:

Le 2 juillet, la tuméfaction qui au début était grosse comme une noix, a diminué au point de représenter à peine un petii ganglion sous-angulo-maxillaire.

T° 38°, 7° injection d’Electrargol, à 10 cc;

Le 3 juillet, T° 37°, 8° injection d’électrargol à 10 cc.

Le # juillet, le malade va mieux, 9° injection d’électrargol, à AmLOMCC

Le 5 juillet, la tuméfaction qui cédait progressivement tous les jours et existait déjà à peine, redevient plus marquée, plus rouge, = 37",

Le 6 juillet, elle devient fluctuante. Lite

Le 7 juillet, elle est assez fluctuante pour faire prévoir l’intervention dans 2 jours. On essaye l’électroaurol, 1 ampoule de 5 cc. est injectée.

Le 9, l’adénophlegmon est revenu à sa taille primitive (noix) très fluctuant.

2° injection d’électraurol; T° 37°.

Le 10 juillet, très fluctuant, T° 37°, drainage filiforme.

3° injection d’Electraurol.

Le 11 juillet, le 12, le 13, la T° se maintient à 37 °, la suppuration diminue progressivement; le 13, la malade est guérie.

Nous avons donc vu ce fait curieux qu'après une rétrocession quasi complète, sous l'influence de 9 injections d’Electrargol, l’adénophlegmon s’est brusquement mis à augmenter, nécessitant plus tard le drainage flliforme.

Nous essaierons d'expliquer ainsi ce phénomène. Les injections d’Electrargol, agissant à la façon d'un coup de fouet salutaire sur l'organisme, nécessitent de la part de ce dernier, une certaine résistance. Chez cette malade les ressources étaient trop faibles du fait de son surmenage antérieur.

Après une première réaction satisfaisante, elle « été incapable de résister au processus de suppuration qui trouva des facultés de résistance amoindries.

RECAPITULATION

Essayons de tirer quelques remarques de l’analyse de nos observations.

Nous avons vu que dans 4 cas, (Obs. I, IX, II, IV), l'Electrargol a été l'unique agent thérapeutique. Un adénophlegmon, un ostéophlegmon, un accident de deni de sagesse, un phlegmon ligneux, tout comme les an-

AS

gines phlegmoneuses de Netter, ont cédé au seul Electrargol.

Dans nos autres cas, ce fait ne s’est pas renouvelé, et cela s'explique. En effet, tant que l'agent du mal, la dent incriminée, existe, il serait illusoire d'espérer un résul)tat avec n’importe quelle thérapeutique sinon l’intervention chirurgicale consistant dans l’avulsion de la dent.

Dans tous nos cas opérés, l’adjonction d’Electrargol simplifie considérablement l’évolution de la suppuration.

Certains cas (Obs. V), semblant nécessiter l’hospitalisation, furent guéris en 7 jours. D'ailleurs, dans toutes les autres observations se rapportant à des ostéophlegmons ou des adénophlegmons, la guérison survient en 3 à 7 jours. Dans 4 cas seulement, (obs. XIII XIV, XVI, XVIII), elle se produit en 11 ou 13 jours.

Etant donné que ces suppurations ne cèdent généralement à la thérapeutique classique qu’en 2 à 3 semaines environ, nous avons obtenu un résultat tangible avec l’aide de la colloïdothérapie.

Dans la plupart des cas, ne nous est-il pas arrivé de constater d'emblée une amélioration marquée ?

C’est tantôt le trismus, la douleur, qui cèdent immédiatement (obs. IX, XVIII, XX), tantôt la régression amorcée d’un adénophlegmon, d’une adénite génienne, qui va s’accentuant.

D'autre part, ne semble-t-il pas, logique d’établir un rapport de cause à effet dans l’observation si typique (XD) où un ostéophlegmon suppurant depuis 1 mois, malgré l’avulsion de la dent causale est jugulée en 6 jours avec 5 injections d’Electrargol ?

Enfin, dans le cas d’un abcès périamygdalien évoluant depuis 6 jours (obs. XXII) la douleur cède immédiatement et la guérison ne tarde pas à se produire.

Pour les accidents de dent de sagesse, nous savons bien que trismus et douleur disparaissent parfois rien qu’avec des soins locaux lavages de bouche, acide tri-

AS

chloracétique sous le capuchon, mais dans plusieurs cas (obs. IV, XVIII, XX, XXI) l’amélioration a été trop brusque et trop rapide pour ne pas nous permettre d’attribuer ces résultats à l’Electrargol.

Il est donc avéré que dans les ostéophlegmons, adénophlegmons, adénites géniennes, accidents de dent de sagesse, abcès périamygdaliens, l’Electrargol s’est révélé comme un agent thérapeutique efficace.

Faisons de suite cette remarque générale : la T° après une ascension plus ou moins accentuée 6 heures environ après l’injection, tombe brusquement parfois jusqu’à la normale en s’y maintenant pendant toute la durée du traitement.

D'autre part, nos résultats de laboratoire nous ont permis d’avoir des preuves de l’entrée en jeu des organes hématopoïétiques sous l’influence du choc déclenché par l’Electrargol.

Ainsi, après de nombreux auteurs, ACHARD et P. FE. WExr, CLAISSE et JOLTRAIN, RIBADEAU-DUMAS, DEBRÉ, STO- DEL, etc. nous avons à notre tour, noté une hyperleucocytose polynucléaire neutrophile. Très marquée 24 }h. après la 1" injection, elle diminue les jours suivants parallèlement à l’amélioration clinique.

Cette leucocytose n’est nullement physiologique. Le travail du Pr. CABUAT, se rapportant aux variations physiologiques de la leucocytose surtout apparues entre 15 et 21 heures, ne mentionne guère que des écarts de 8.000 à 6.000 et non de 8.000 ou 23.000 leucocytes, comme nous l'avons constaté. D’ailleurs nos examens de sang étant faits le matin, nous échappons par conséquent à {a phase principale des variations physiologiques.

Outre l’hyperleucocytose, nous avons trouvé une polynucléose neutrophile avec éosinophilie. Sans doute, les suppurations de quelque ordre qu’elles soient, s’accompagnent-elles de leucocytose, maïs des injections qui sont suivies de brusques augmentations de l’ordre de 8.000 ou 23.000 leucocytes, en sont très probablement des génératrices. Nous avons tenu à nous assurer du

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