INTERVENTION CHIRURGICALE ET ELECTRARGOL
Ce groupe comprend 18 observations parmi lesquelles nous æelevons :
4 ostéophlegmons, 4 adénophlegmons,
1 adénite génienne.
3 accidents muqueux de dent de sagesse, 1 abcès migrateur de Chimpret,
2 abcès périamygdaliens.
OBSERVATION V. — Malade de 40 ans. Il s’agit d’un ostéophlegmon du maxillaire inférieur du côté gauche, avec forte réaction du plancher buccal, fluxion massétérine et sous-hyoïdienne intense, trismus de 1/2 cm. Le tout est sous la dépendance d’une arthrite suppurée de g, g,, évoluant depuis 8 jours.
Malgré l’absence de T° (37°3), ce malade présente un très mauvais état général; il est très affaibli, ne s’alimente pas depuis 4 jours, du fait du trismus et de la dysphagie.
23 octobre : on extrait CPE du pus fétide s’écoule par les alvéoles. 1° injection d’électrargol de 20 cc. Une lame de sang, immédiatement après, montre :
Numération globulaire :
GLSTOULES ASS eee cts 4.320.000
GS DIANCS PENSE ER 16.000 Formule leucocytaire :
Poly: neutrophrles... rss et ts 83. %
MORONUCICAIRE RER ER CCE 10
ÉSRIDROCV ES EP Re An 6 %
KHormeshdentransitions il
24 octobre. Pas d'amélioration, localement extension de la cellulite un peu plus marquée dans la région massétérine. T° : 37°7. Pouls 86.
Urines : Albuminurie abondante. Pas de sucre.
On fait un détartrage soigné, une incision vestibulaire qui ne donne que du sang; compresses humides chaudes.
29001001 Mare 23807
Etat stationnaire. Lavages à l’hypochlorite. 2° injection d’électrargol à 10 cc.
Une lame de sang faite 1/2 heure après l’injection, montre :
Numération globulaire : ; GlSrouges RME re 4.680.000
GEMDIANCS ER RE ES 24,000 Formule leucocytaire :
Poly cneutrophilesh 47 "°0Pu0 82 %
POlYréosinophilestr. Far me 1
MORONLICIÉAITES 9
ÉYMPDROEVIES CNRC E 5 ©
Formes de transition ........... 000
I y a eu donc forte hyperleucocytose de 24.000 au lieu de 16.000 avec apparition d’éosinophilie légère.
26 octobre, sérieuse amélioration générale, le malade a dormi. a pu prendre un potage.
Localement : la fluxion massétérine et sous-palpébrale a disparu. On constate de la fluctuation de la région sous-hyoïdienne. Du pus s’écoule toujours par les alvéoles.
3° injection d’électrargol, 10 cc. T° à 17 h. : 38°6.
L'examen du sang 1/2 h. après l’injection, montre :
Numération globulaire :
GROS en een as mer 5.200.000 CMP AN OS 12.000 Formule leucocytaire :
Poly neutrophiles .............. 75 % Polysbascphiles.::.:#:::..4.,.., 1 % Mononucléaires ................. 12 ÉYMDROCYIÉS NES RENE 1 ee 10 % Formes de transition .......... 2 %
Le choc a déjà eu lieu et le malade en hénéficie comme le montre son état général et local.
À noter la diminution de la leucocytose, 12.000 au lieu de 24.000.
27 octobre. Le malade va beaucoup mieux, a pu manger, il y avait 10 jours qu’il ne s’alimentait pas.
RSS RD yen 13704
Le tube d’Esbach ne montre plus d’albumine.
Le teint subictérique s’atténue, le malade se sent nettement soulagé.
4° injection d’électrargol, 10 cc.
Examen du sang :
Numération globulaire :
GATOUSES D RME 4.240.000 CRDIARCS Die 12.000 Formule leucocytaire :
POIVeneltEOpDIeS PEER CENTER 62 POLY ÉOSInoOphtes ere re 1:
POI ADASODNIESS PR PE EEE PETER 3 % MOnOnUCIéAEes 23 % PNTIDROEYÉES NON MS rca 90e Formules de transition ......... 2070
Le 28 octobre, Température : à 8 h. : 36°8; — à 17 h. : 37°. Le 29 octobre, à 8 h. : 36°7; — à 17 h. : 3723. Localement la fluxion a presque complètement disparu. Le
malade avale mieux, malgré un trismus léger persistant; il ne s’écoule plus de pus par les alvéoles qui commencent à se ci-
catriser.
5° Injection d’électrargol, 10 cc.
29 octobre : Examen du sang :
Numération globulaire :
CH FOURS A rose eds 4.720.000 GI DIAN CS RE TE e 8.009 Formule leucocytaire :
POIVEnNEULTODIIES RE PP EE REP EEEE 62 % POIVMÉOSINODRIIES PRE EEE EEE TE Mononucléaires ee CE 20 % Évimphocytés an Penn 10 % Formes de transition +... 1 %
En sommes : leucocytes dépassant très peu la normale. La formule leucocytaire est redevenue normale avec éosinophilie.
30 octobre, T° : 37°. Le malade est presque guéri. La cellulite est en voie de résolution. Il reste une tuméfaction dure, indolente, de la table externe. 6° injection d’électrargol, 10 ‘cc.
Examen du sang :
Numération gobulaire :
GI ATOULES LEE ee 4.240.000 GEMPDIANCS APE RC EE 5.000 Formule leucocytaire :
POV neutrODRlesS RD RER 68 % PolypéosInOpINIes er See 2 % MORONUCIÉAITES RP ET TE TRE 15 % ÉVMDAOCMES ET pe er 13 % FOEMESNAeMTANSMION EE RENE 1 %
me
Le 31 octobre : Guérison. 7° injection d’électrargol.
Numération globulaire :
GA TOUSES PET NE Ma 4.260.000 CF DIANCS PR RE Per 8.000 Formule leucocyitaire :
Polyisneutrophiles eee 71 % Poly, basophiles- Cr cree 1 % Polytéosinophiles "7... V7 MODONUCIeAITES PPT EEE PEER 16 % ÉVDhOEVIES SR er nn 11 %
Le 6 novembre, une semaine après cessation du traitement, examen du Sang :
Numération globulaire :
GESTOUSES LE. NME TEE 5.040.000 GL'ADIARES TL EE EE NRA 11.000 Formule leucocytaire :
Poly -basophiles 527 04m 1 %
DT
POP ERELTOP RITES EL. ER un 70 % MONDHUCICAIPES De nee moe 13 % YIHDUODCVIEST een te : OR VA
2 mois après CSDIAN CHERE Ne CR. 11.000
En résumé, nous avons pu constater chez un malade présentant un ostéophlegmon évoluant depuis 8 jours, à tendance extensive et s’accompagnant de symptômes locaux et généraux alarmants : cellulite, étendue, albuminurie, subictère, une rétrocession progressive de tous ces phénomènes jusqu'à la guérison complète en 7 jours avec 7 injections d’électrargol à 10 cc., l'examen du sang ayant nettement montré dès la première injection une hyperleucocytose : 24/000 au lieu de 16.000, allant en décroissant, tandis que la formule leucocytaire accusait d’abord une polynucléose, suivie de retour à la formule normale avec lymphocytose, et d'éosinophilie jusqu’à 7 %.
OBSERVATION VI — Se présente à la consultation le 22 janvier 1929. C’est un garçon de 16 ans, atteint d’ostéophlegmon de la table interne.
A son entrée dans le service, le malade nous raconte que depuis 3 semaines, il souffrait de g, (arthrite chronique).
Le 14 janvier, il y a 8 jours, il voit apparaître une tuméfac- ‘ tion jugale et sous-maxillaire.
Le 21 janvier, extraction de d, en ville.
Le 22 janvier, à son entrée, malade très fatigué, T° : 38°5, Pouls 100.
La région sous-maxillaire est tuméfiée, rouge, dure à la pression; il y a de plus cellulite jugale. Il existe du trismus, mais pas très accentué. A l’examen endobuccal, le vestibule est moyennement comblé; le plancher buccal est soulevé.
Par l’alvéole de g, il ne s'écoule pas de pus. g, est cariée et mobile.
1'° injection d’Electrargol à 20 cc. lavages de bouche. T° à Hbe59 "0:
23 janvier, à 8 h. : T° 39°. Extraction de g,; pas de pus par l’alvéole.
2° injection d’Electrargol, à 20 cc. T°, à 17 h. : 39°9.
24 janvier, T°, à 8 h. : 38°3. La veille le malade a constaté l'issue d’un flot de pus par l’alvéole. Il s’est senti soulagé, a pu dormir. La tuméfaction diminue, et se localise à la partie antérieure de la région sous-maxillaire.
3° injection d’Electrargol, 20 cc. T° à 17 h. : 38°8.
Le 25 janvier, T°, 37°7. Grosse amélioration. La tuméfaction a sensiblement diminué. Il reste une petite zone de rougeur et de fluctuation dans la région sous-hyoïdienne.
4° injection d’électrargol, 20 cc.
Le 26 janvier, T° 37°1. Va beaucoup mieux. La tuméfaction
et la rougeur n’existent plus que sur une surface de la dimension d’une pièce de 50 cent.
Comme il y a de l’alvéolite, des lavages de bouche sont pratiqués.
Le 27 janvier, le malade peut être considéré comme guéri.
RÉSUMÉ : Voici donc un oslécphlegmon intense, avec tuméfaction du plancher de la région sous-maxillaire, avec cellulite jugale, et T° élevée, qui tourne court en 3 jours à la suite des injections d’électrargol. Après la simple avulsion, on nr'observe pas habituellement une régression aussi rapide.
OBSERVATION VII. — 30 juin 1928.
Il s’agit d’un jeune homme de 16 ans, présentant un ostéophlegmon dû à g, et g, évoluant depuis 6 jours, avec réaction ganglionnaire et température (38°, 39°).
11 y a 4 jours l’extraction de g, a été faite en ville. A son entrée, Le 30 juin, on constate une tuméfaction de la région sousmaxillaire. Il y a du trismus. (2 travers de doigt). Le vestibule est comblé, le plancher buccal légèrement soulevé et inflammé), g, est cariée, mobile et présente de l’arthrite.
ÉÉÉSRSne ue — ei Fr juller jdtet Obs. VII. Ostéophlegmon g, 8,
Traitement : Extraction de g, lavages, 1" injection d’élec- TOPJOL M OECC ANS ATEN 307
Pot urle RS TE MS ne 727:
Le 2 juillet, T° 37°2; le malade va beaucoup mieux; ne souffre plus, a pu dormir, le trismus a disparu. Le vestibule redevient libre, l’adénite à tendance adénophlegmoneuse est en voie de disparition.
ES Le
2° injection d’électrargol, 10 ce. T° 37°4.
Le 3 juillet, T° 37°4, le patient est presque guéri. 3° injection d’électrargol, 10 cc.
Le # juillet, T° 36°9. La guérison est complète. Toutefois on fait une 4° injection d’électrargol, 10 cc.
Nous attirons l'attention et sur la régression rapide de cet ostéophlegmon, et sur la courbe thermique, qui montre bien la réaction à l’électrargol, suivie immédiatement du retour à la normale.
OBSERVATION VIII — Une jeune fille, âgée de 18 ans, présente un ostéophlegmon dû à d,, extraite en ville. Depuis lors, fluxion et vives douleurs.
A lexamen le 11 juin 1928, le vestibule est comblé au niveau de lalvéole de d ; la pression de la table interne fait sourdre du pus par l’alvéole.
1"° injection d’électrargol, 5 cc.
Le 12 juin 1928, la malade n’a pas pris sa température. L’amélioration est nette, elle a pu dormir. Localement la tuméfaction a diminué, est moins douloureuse.
2° injection d’électrargol, 10 cc. T° à 17 h. : 37°7.
Le 15 juin, T° : 37°4. Amélioration. 3° injection d’électrargol A 10 CC
Le 18 juin, 4° injection d’électrargol, 10 cc. T° à 17 h. : 38°.
Le 19 juin, T° : 37°, 5° injection d’électrargol, 10 cc. La malade est guérie.
° Ce cas montre d’une façon particulièrement nette l'un des résultats observés au cours du traitement par l’électraraol, la .sédation immédiate de la douleur.
OBSERVATION IX. — Malade de 25 ans.
28 juin 28, Ostéophlegmon dû à d,, extraite en ville il y a 4 jours. Les accidents redeviennent plus marqués après l’extraction. Pansements humides. Une injection de 15 cc. d’électrargol est pratiquée.
Le 29 juin, 2° injection d’électrargol, à 10 cc.
Le 30 juin, pas de température, amélioration légère.
Le 1° juillet, T° : 38°6, 37°; 3° injection d’électrargol.
Le 2 juillet, presque plus de suppuration. 4° injection d’électrargol, à 10 cc.
Le 3 juillet, le malade est presque guéri, pas de T°; 5° injection d’électrargol, à 10 cc.
Le # juillet, 6° injection d’électrargol, à 10 cc.
Le 5 juillet, guérison.
OBSERVATION X. — Malade de 20 ans. Entré dans le Service le 6 juin 1928.
Ostéophlegmon consécutif à d, cariée, infectée. Le début remonte à 15 jours, il s’est manifesté par des douleurs au niveau de d,; apparition de la tuméfaction, il y a 6 jours.
mir ie
A son entrée dans le service, le 6 juin 1928, tuméfaction dureet douloureuse allant depuis l’angle du maxillaire jusqu’au milieu de la branche horizontale. Réaction ganglionnaire peu marquée. Trismus moyen. Au palper, épaississement douloureux de l'os (table externe et interne). On fait sortir du pus du côté lingual, par le collet de d,, cariée, mobile, douloureuse. 99°:
Traitement : extraction de d,. 1" injection d’électrargol, » CC
Le 7 juin, le malade va mieux, le trismus diminue de 1 travers de doigt. Localement, la tuméfaction est moindre, laæ table externe est plus libre, l’angle plus dégagé. 2° injection d’électrargol, 10 cc.
Le 8 juin, amélioration sensible. Il ne reste qu’un petit ganglion sous angulo-maxillaire. La fluxion qui accompagnait l’ostéophlegmon a également diminué. T° : 38°.
3° injection d'électrargol, 10“cc. T° à 17h: 3728.
Le 9 juin, le trismus a encore diminué. Il y a écoulement de pus par l’alvéole. T° : 37°.
AWinjectionsdéléctrargol al0ECC TRAIT RR ER TEE
Le 10 juin, T° 38°; plus de pus par l’alvéole. Grosse amélioration générale et locale. Lavages.
Le 11 juin, le trismus a presque complètement cédé.
Le 12 juin, Guérison, 6° injection d’électrargol, à 10 cc.
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6740809010 Obs. X. Ostéophlegmon 4
Là encore, l'ostéophlegmon grave cède en # jours, à l’avut-sion de la dent causale, aidée indubitablement par les injec-tions d'Electrargol.
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OBSERVATION XI. — Malade de 23 ans, entre dans le service le 31-12-1928, ostéophlegmon dû à d, cariée, infectée, présentant de l’arthrite suppurée.
Le début, qui remonte à 15 jours, s’est manifesté par une fluxion douloureuse de la région massétérine.
Depuis 8 jours, les douleurs sont plus intenses, le trismus s’installe.
À l’examen le 31 Déc. 1928 : grosse tuméfaction de la région massétérine, nettement au-dessus du bord infecté de la mandibule s'étendant de l’angle à la région des prémolaires. La peau est rouge au niveau de la région génienne, il y a fluctuation sur une étendue large comme une pièce d’un franc.
A l’examen endobuccal, trismus : 2 doigts environ. Le vestibule est entièrement comblé, dur jusqu’au niveau des prémolaires.
La d, est cariée et mobile, un flot de pus sourd par son collet, Pas d’adénopathie sous-maxillaire, légère adénite à gauche. Traitement : Extraction de d,. Le caractère très fluctuant de la collection sous-cutanée de la région génienne, nous a paru nécessiter un drainage filiforme. Il ne s’est pas écoulé de pus, mais quelques gouttes de sang. Lavages au bock.
Le 2 janvier, 1929, du pus s'écoule abondamment par lalvéole et le long des fils. Le malade se sent soulagé. T° : 37°5. Pouls 90.
Le 5 janvier, va mieux; à 18 h. : 37°. Le trismus diminue; le malade continue à venir dans le Service pour le pansement nécessité par le drainage filiforme. Au niveau de d., l’amélioration est progressive, de même la lympho-cellulite massétérine cède parallèlement. Cependant, le pus s'écoule toujours par l’alvéole, l’haleine est mauvaise, le trismus peu modifié.
Le 16 janvier, 18 jours se sont déjà écoulés depuis l’intervention, et l’ostéophlegmon n’a pas encore cédé. On procède alors à une 1° injection d’électrargol à 10 cc. T° à 18 h. : 37°5.
Le 17 janvier, T° à, 8 h : 37° 1. Par la pression, on fait encore sourdre une goutte de pus par l’alvéole. On constate que le noyau d’induration de la région génienne est devenu mobile sur le plan profond. 2° injection d’Electrargol à 20 cc.
Le 18 janvier, légère amélioration générale; la malade ouvre mieux la bouche. T° à 17 h. 38°2. Le pus s'écoule toujours et même plus abondamment par l’alvéole. Dans la région génienne, le tissu cellulaire est redevenu souple; l’induration a disparu. 3° injection d’Electrargol à 15 cc.
Le 22 janvier, plus de pus par l’alvéole, les téguments de la joue sont redevenus normaux, 4° injection d’électrargol à 10 cc.
Le 23 janvier, le malade est guéri.
Cette observation est particulièrement démonstrative, car la suppuration persiste 18 jours après l’avulsion et le drainage, et il suffit de 3 injections d’électrargol, pour le tarir complète ment.
OBSERVATION XII. -— Jeune homme, âgé de 17 ans, présentant un adénophlegmon gros comme une petite mandarine, , dù à g, en évolution datant de 12 jours, se présente le 26 avril 1928.
À son entrée, on commence la 1° injection d’électrargol à SCCALA SAN l7ERe;#38%6:
Le 27 avril, T° 37°5, 37°8, 2° injection d’électrargol à 5 cc.
Le 28 avril, la T° baisse : 37°5, 37°4. Extraction de Bus 3° injection d’électrargol à 5 cc. ;
On continue les injections quotidiennes d’électrargol à 5 cc. la T° restant normale.
Le 5 mai, à la 7° injection, l’adénophlegmon bien moins douloureux a régressé de moitié.
LU N % 40° HAE RE — sa 99° | + fa: fu RS É- n- 38° LEE + 37 dE 36°
2R ER EST ARE VS RS TENTE Q Obs. XIT. Adénophlegmon g,
Le 10 mai, après la 10° injection, le malade est guéri; il reste un ganglion indolore sous-angulo-maxillaire, avec légère périadénite. Cliniquement, nous avions l'impression qu'un drainage s’imposait pour venir à bout de cet adénophlegmon qui s’est pourtant complètement résorbé après 10 injections à 5 cc. À signaler l’apyrexie complète après la 1° injection.
OBsERvATION XIII. —— Malade de 49 ans. Entrée dans le: service le 16 janvier 1929.
Elle souffre d’un gros adénophlegmon sous-maxillaire gauche ayant débuté il y a 6 jours, dû probablement à g extraite. Le plancher buccal est soulevé; il y a du trismus et de la dysphagie.
Le 18 janvier 1929, les lésions s’étendent; la tuméfaction aug-
res
mente, la région latérale du cou est rouge, et d’une dureté ligneuse.
1°° injection d’électrargol, 20 cc. et pansements humides. T° à 18 h. : 38°9; T° à 20 h. : 39°4, quelques frissons, malaise.
Le 197 janvier. A'L7h. 30, T°: 36"2
La malade se sent soulagée; elle constate que le plancher buccal est moins enflé. La douleur a diminué; l’induration du cou et la rougeur à ce niveau sont beaucoup moins marqués. La cellulite au-dessus de l’adénophlegmon a diminué en volume et en dureté.
L’adénophlegmon reste stationnaire toujours rouge et dur.
2° injection d’électrargol, 15 ce. T° à 17 h. : 38°5.
Le 20 janvier 1929, T° : 38°5, 38°9. Œdème sous-palpébral.
Le 21 janvier, T° : 38°. Pouls : 110. Le plancher buccal reste enflammé. Extérieurement la tuméfaction se ramollit en se localisant dans la région sous-hyoïdienne, plus proche de la symphyse.
3° injection d’électrargol, à 10 cc. T° à 17 h. : 38°.
Le 22 janvier, la malade est très améliorée. Elle a bien dormi, mème en reposant sur le côté lésé. T° à 8 h. : 37°7.
Le plancher buccal est beaucup moins enflammé. La malade dit ne plus souffrir de ce côté. Au niveau de l’adénophlegmon, fluctuation très marquée, avec point blanc au centre. Il existe plus bas, une 2° collection fluctuante de la grosseur d’une amande. La fluctuation se transmet nettement d’une poche à l'autre.
4° injection d’électrargol, à 15 cc. T° à 17 h. : 38°4.
Le 23 janvier, T° : 37°5. Plancher buccal moins enflé. Les deux tuméfactions sont encore augmentées et très fluctuantes. Incision au bistouri de la poche inférieure; du pus vert, bien lié s’écoule à flot. La poche supérieure se vide par cette ouverture.