ACTE PREMIER
MADAME REYNARD, froissee.
G'est bon, c'er.t bon. D*ailleurs, tu es mariee. Je n'ai plus k surveiller taconduite. G'est un soin qui regarde ton inari... Je n'en suis pas fach6e.
LAURENT, qui vient d*entrer.
Bon! Voild maman qui ronchonne encore.
MADAME REYNARD
Et puis, toi, fais-moi le plaisir d*6tre plus poli, hein? II me semble que lorsque je fais une observation vous pourriez m*ecouter plus respectueusement. (Laurent rit, Mathilde liausse les 6paules.) Je Suis VQtre mere.*. Et vous n*avez rien a me reprocher, n*est-ce pas? Je vous ai passe vos fantaisies, vos caprices. Je vous ai soignes, dorlotes, donne de I'argent tant que vous en avez voulu. (a Laurent.) Quand tu ^tais au lycee, ce n'est pas ton p^re qui payait tes fredaines. G'est moi. Et pour te faire passer ton bachot, je t'ai donne dix mille francs. (a MathUde.) Quand tu etais au convent, j*ai depense toutes mes economies pour te payer des professeurs de diction, de dessin, de danse... que sais-jef Quand tu en es sortie, il m'a fallu tirer des carottes a ton pere, pour te donner de belles toilettes, pour que tu sois mieux mise que toutes tes amies. Je no vous demande pas de la reconnaissance. Vous etes incapables d*en avoir. Mais j'eutends que vous me respectiez, 1^.
Veux-tu un verre d*eau sucr6e?
MADAME REYNARD
- Laurent...!
Elle marche vers lui.
Bon I Bon! G*est passe! (Lui prenant le menton.) Fditea vite une risette a votre petit Laurent...
MADAME REYNARD
Est-il assez calin! On ne pent pas se facher avec lui! (L'embrassant.) Grande canaille, va.