SCENE II
Les Mi^MEs, REYNARD, MATHILDE.
On entend une discjission dans la coulisse. '
REYNARD, dans la coulisse.
Je te dis que jeferai ce que je voudrai.
AGTE DEUXIEME 45
MATHILDE
Non, tu neleferaspas, non,tu aeleferas pas. (Eile entre, par la gauche, suiviede Reynard.) Ge serait idiot.
Idiot? (il apercQit Bousquet.) Ah I vous voil4, Bo us- ' quet?
BOUSQUET
Je venais vous cherclier.
REYNARD
Pour aller a Tusine ? Je n'ai pas le temps.
BOUQUET
11 y a quelqu'un la-bas.
REYNARD
Qui?
BOUSQUET
M. Roberti, le directeur de Vlntdgritd, G'est pour des annonces.
REYNARD
Roberti If Qu*il me fiche la paix celui-ld. Je ne veux rien avoir a faire avec lui ni avec son journal. Vous lui direz que vous ne m*avez pas trouv6.
BOUSQUET
S'il demiande ^ quelle heure il pent revenir ?
REYNARD
S'il insiste dites-lui que je n*ai pas d'annonces k
lui donner. Et puis, je vous autorise k le flanquer
a la porte.
BOUSQUET, se retirant.
Bonjour, mesdames.
Il sort.
MATHILDJB, a Reynard.
Ge n*est pas juste, non, ce n*est pas juste.
MADAME REYNARD
Quoi ? Qu'avez«vous tous les deux ?
MATHILDfi.
Ne fais pas Tignorante, tu le sais bien.
MADAME REYNARD
Moi?
REYNARD, a madame Reynard.
Madame se rebiffe parceque je veux t*avantager.
MADAME REYNARD, a Mathilde.
Tiens ! Qa ne te regarde p as !
MATHILDE
Non I G'est trop fort! Mais ce que I'on te donne n trop, on me le prend sur ma part, e
MADAME REYNARD
On ne te prend rien. Notre fortune, je Tai gagn^e > domme ton p^re.
Gagnee J oh I gagn^e.
REYNARD
Gertainement. Pendant quetu6tais au convent oii tu nous coiltais les yeux de la t^te, ta m§re travaillait.
MATHILDE, narquoise.
Pas a la correspondance ? 'Tu ne peux pas fa ire une lettre sans fautes d'orthographe.