ACTE DEUXifcME
nous sortirons. Peut-^tre d6couvrirez-vous uir moyen. G'est ce qui ni*engage a vous reveler la verite. (Laurent reste silencieux.) VoilA. Votre mere ne se conduit pas comme elle le devrait.
Pour le testament?
ROUX
Oh I non... non... II ne s'agit pas de cela. Si ce n'etait pas plus grave ! Mais c'est beaucoup plus s6rieux, beaucoup plus. Eh bien, il parait que. madame Reynard, soit sur un coup de t^te, soit par faiWesse, soit par caprice... soit pour tout autre motif... que j'ignore... enfin... elle serait... 1^... elle connaitrait M. Ternant.
AUons done! Je n'en crois rien.
ROUX
Que vous le croyiez ou non, c'est ainsi. Vous pensez bien que je n'aborderais pas un pareil sujet avec vous, si je n'etais absolument silr de ce que j*avance,
)ar LAURENT.
Comment le savez-vous?
ROUX
Mathilde a trouv§ une lettre.
n^i . Oi'i?
^^ ROUX
reii'
Fi-
Chez votre m^re. Et une lettre qui ne laisse pas place au doute.
Mon pere no salt rien?
ROUX
Non, rien encore, heureusement. Maisdl n« restera pas toujours dans cette ignorance. Que se passer a-t-il alors?
Ehl... II est violent... emporte...
Oh! mais je suis la. Je TempScherai de faire quelque biStise.
Je ne le supporterais pas d'ailleurs. Ma mere pent avoir des torts, mais c'est ma mere. Et puis... papa ne saura jamais rien.
ROUX
G'est aussi ce que me disait Mathilde tout §l ' rheure. Et, je lui repondais que nous nous trouvions, nous, dans une situation fausse. Que doit.-on penser de nous dans le monde?
On ignore si nous savons la v6rite.
ROUX
Allons done! Ellecr^ve les yeux. II faudrait etre aveuglepour ne pasle voir. Madame Reynard prend si peu de precautions qu*on doit silrement se demander si nous ne sommes pas ses complices. Mais oui. II faut dire les choses comme elles sont. Et que repondrons-nous a Reynard, s'il nous reproche un jour de ne Tavoir pas prevenu? Hein? Ah! Vous