ACTE OIUTRIEME
C'est Reynard qui vous envoie, n'est-ce pas ? Voici ce qu'il faut lui dire. J'ai lou6 un appartement. Mes malles sont prates, je vais les fermer a clef, les faire emporter et partir .. Dans son inter^t m^me qu'il ne me laisse pas sortir de la maison.
ROUX
Mais...
Entre Bousquet.
BOUSQUET
Bonjour, madame Reynard. Bonjour, monsieur Roux. M. Reynard est-il la?
MADAME REYNARD, a ROUX.
Yoilk ma r^ponse. Je vous engage a la lui faire connaitre au plus t6t. Au revoir, Bousquet.
Elle sort par la gauche.
SClfcNE V BOUSQUET, ROUX, REYNARD, puis JULIENNE.
BOUSQUET, a ROUX.
II nous arrive une bien vilaine affaire.
ROUX
Encore? Quoi?
BOUSQUET
M. Reynard estl^?
Oui. Vous voulez le voir? Je vais Tappeler. (il ouvre la porte a drolte et appelle.) Monsieur Reynard,
BEYNARD, entrant, a Hoax.
Eh bien? (il apercoit Bousquet.) Ah I Bousquet...
BOUSQUET
M. Fleury sort de Tusine k llnstant m^me.
REYNARD
Que voulait-il?
BOUSQUET
Vous voir. II a, parait-il, regu ce matin un journal oii il est question de vous. II venait vous demander des explications. Gorame il paraissait tres monte, je lui ai dit que vous ne rentreriez que vers
midi.
Reynard a un geste de colore.
ROUX
S'il revient, dites-lui que Tarticle en question ne nous concerne pas... et que d'ailleurs j'irai le voir moi-m§me k son magasin.
BOUSQUET
Bien, monsieur. II n'y a rien k dire au bureau?
REYNARD
Rien. (Bousquet sort.) Hein? G'est du propre! Ah I il faut en finir avec cette histoire-1^... et en finir au plus t6t... Que vous a dit ma femme?
Elle refuse d'intervenir.
REYNARD
Pas possible.
ROUX
Absolument. Je vous avals pr^venu. Elle a pre-