ACTS PREMIER
ROaER.
Asseyez-vous. (poumier s'assied.) II s'agit de votre manage?
FOURNIBR.
Naturellemeiit. J*ai re^u ce matin une lettre de mon ami Jossot.
ROGER
Aht Aht
FOURNIER
Oui. Le hasard Ta favorisS. II a d^couvert dans les Alpes rStablissement que nous clierchions. Tin docteur su^dois, mortr^cemment, Tavait fait construire. Sos h^rilicrs le c6deraient a has prix.
ROGER
Eh bien ?
FOURNIER
Vous connaissez mon projet . Fonder avec Jossot une espdce de sanatorium, une maison de retraite, oi!i nous soignerions les neurasthSniques.
£t vous auriez des clients ?
FOURNIER
Parbleuj (Frappant sur la cuisse de Roger.) La neu-
rasthenie, voyez-vous, est une maladie... d'avenir. J'appliquerais dans mon hospice le traitement du docteur Rabier, dont on me salt I'^lfeve.
ROGER
Sa mSthode est bonne ?
FOURNIER
Peuh I.. L'essentiel est qu'on la croie telle. L*a- •hat du terrain et Id construction de Timmeuble
nous eussent cotltS au bas mot deux cent mille francs. Jossot se fait fort d*obtenir le tout pour cent dix mille. C'est un malin. Nous aurions done 4 verser cinquante-cinq mille francs chacun. Mes moyens ne me permettent pas une telle d^pense. J'ai pen d*^conomies, ayant fait ma situation, seul, k la force du poignet.
ROGER
C'est justement parce que je yous sais un gar^on laborieux, que je vous ai'accorde la main de ma fiUette.
FOURNIBR.
Et VOUS m*avez rendu bien heureuxce jour-14.
Mais tant que je n'aurai pas 6pous^ mademoiselle Marie> tanfque je n'aurai pas touch^ sa dot, il me sera impossible de rien entreprendre. Yous aimez la franchise, je vous parle franchement.
ROGER
Je vous en remercie. Mais vous parlant ^ mon tour k coeur ouvert, je dois vous pr6venir, que si en principe, j*ai agr66 votre demaiide, je trouv^e cependant ma fille un pen jeune pour...
FOURNIER
II faut se marier jeune, si Ton veut avoir de beaux enfants, et presider soi-m6me k leur Education.
ROGER
Votre projet realist, cette maison de retraite fondle, Marie devrait vous suivre dans les Alpes? Sa mSre et moi serious sdpares d'elle.
FOURNIER
Bah I L'hiver vous viendrez k Nice, et vous pas-