ACTE PREMIER
ROGER
Non. Laisse-moi causer seul a seul avec ton marL Sachons d'abord ce qu*il desire.
ALPHONSINE
Je voudrais tant le voir.
Marie s'est rapproch^e d'eax.
ROGER
Marie ?
MARIE
P6re?
ROGER
Je t'ai apporte ce matin quelques morceaux de musique. lis sonl la^ sur le piano.
MARIE
Gomprisl... Je suis do trop.
Elle remonte. ROGER, a Alphonsine.
Je peux lui repeter tout ce que tu m'as dit ? (Eiie
fait un signe affirmatif. Plus has.) Ge monsieur Gardel...
ALPHONSINE
Ge... monsieur Gardel qu'on m'aecuse d'avoir eu... pour... ami, je Tai vu quelquefois, c'est vrai... je me suis promenee avec lui, mais...
ROGER
Que ne restais-tu tranquillement dans ta maison ! On ne t'aurait m6me pas soup^onnee...
ALPHONSINE
G*est Leonce qui m'a pr6sent6 ce monsieur, dans un salon.
ROGER
Qui. La toquade de Muller etait de te mener
t8 . LE BIEN D'AUTRUI
dans le monde. L'imbecile! Quand il a quitte sa place de clerc de notaire pour devenir chef du contentieux de cette raaison de Paris, je pr^voyais bien qu'il te ferait mener ld.-bas une vie ridicule... Enlin !
ALPHONSINE
Dis-lui bien, n'est-ce pas, que Tindividu qui m'a calomni^e aupres de lui, m*a fait la cour pendant un an, et que...
ROGER) coupant la phrase.
Tu es pr^te i reprendre la vie conjugale?
ALPHONSINE
Domain, si L^once y consent.
ROGER
Tu Taimes done encore?
ALPHONSINE
Oui... pere, je Taime.
ROGER
• Tu me rends bien heureux, mon enfant. Tu ne pouvais me donner une meiileure preuvede lafaussetS des accusations de ton mari.
ALPHONSINE
Lui-mdme lescroit sans fondcment. Sa d-marche le prouve. Tu nous r6concilieras? "
ROGER
• Apr^s les paroles que tu viens de me dire, je te
le prometS. -(Regardant Marie, en se frottant les mains.)
AUons, tu auras toa mari et ta sceur son fiance.
Entrent madame Roger^ madame Fournier, et la petite Jeanne.
MADAME FOURNIER
Nous voila prates.