ACTE DEUXIEME
ROGER, rarretant.
Uq moment, mon ami, un moment.
MULLER
II est assez naturel que sur le point de faire lin sacrifice, j*en veuiile connattre I'exacte Stendue.
ROGER
Quel sacrifice?
MULLER
Mais... reprendre Alphonsine... Elle a commis des legeretSs, des inconsequences... que je suis pr^t a oublier... a cause de Jeannette et de vous. Je veux. avoir la certitude qu*il ne s*est rien passe de plus grave.
ROGER
Si vous n'aviez pas cette certitude avant d'entrer ici, q^ue signiQe votre demarche? Je ne vous ai pas fait appeler. Vous dtes venu de votre propre gr6, une branche d*olivier a la main. J'exige done de vous k Tinstant mdme une r6ponse categorique.
Mon Dieu, je...
ROGER
Une reponse... Vous aviez accepte de reprendre ma fille... Vous la juglez done innocente? Si vous hSsitez raaintenant est ce parce que...JB vous ai laiss^ entendre..?
MULLKR.
NuUement.
ROGER
Alors? Au surplus, parlez-moi comme vous le feriez si j'etais sans fortune... ou comme si je ne
devais rien vous laisser un jour... ce qui est probable d*ailleurs...
MULLER
Je n*ajouterai pas un mot a...
ROGER
Soit.(Lui montrant la porie.) Alors, adieu^ mon gar- ^on...
MULLKR.
Mais, beau-p6re...
ROGER
Adieu. AUez, si bon vous semble, chercher vos renseignements, mais quels qu'ils soient, ma fille ne retournera pas chez vous, je vous en donne ma parole... Je craindrais trop que votre magnanimity ne Mt le rSsultat d*un calcul... malpropre...
Entre madame Roger.
MULLER, s'adressant a elle.
Ah! belle-maman...
ROGER, le poussani dehors.
Et ne vous adressez pas a ma femme... G'est inutile... allons, adieu 1 adieu...
MULLER, se redressant avec menace.
Eh bien soit, adieu. Je sais ce qui me reste & faire maintenant. Rappelez-vous que je voulais 6viter le bruit et le scandale et c'etait plus encore dans Tinterfit de votre fille que dans le mien, vous le verrez bient6t. (se couvrant ot sortant.) Ce qul arrivcra, c'est vous qui Taurez voulu.
II sort.
AGTE DEUXI&ME 47