LES FEMMES
Morte ?
ren£.
Elle est bien morte?
FOURNIER
Renaud a sign6 le bulletin de deces.
MADAME ROGER
Pauvre fiUe !
Alors, nous n'avons plus rien k craindre?
MARIE
L'ar^ent nous restel
AGTE TROISlilME 79
FOURNIBR.
Heinl Qu'en dites-vousl
ALPHONSINE
Manon n*a pas d*h6ritier8 qui puissent nous tracasser?
RENfi.
Aucun... G'6tait une enfant trouv6e.
ALPHONSINE
Gr&ce k Dieu, nous voil^ tranquillesl
ren£.
Quelle chance tout de mSme.
FOURNIER
Ah I oui, par exemplel
MADAME ROGER 9 d'un ton de reproche.
Mes enfants!
ren£.
Quoi?
Gette malheureuse qui vient de mourir I
ren£.
Eh bien 1 oui, je sals, c'est mal de nous r6jouir de sa mort. Mais enfin, 1^, la main sur la conscience, on me demanderait si j'en suis afflig^, je rSpondrais : non. Ne soyons pas hypocrites.
ALPHONSINE
Nous serions bien bons de nous apitoyer sur son sort.
FOURNIER
EUe n'6tait pas tellement int6ressante !
ren£.
En somme, si elle avait moins roul6 sa bosse, et moins noc6, elle n*aurait pas claqu6 si vite. G'est
moi qui aurais 6t6 partieulierement navre qu'on nous reprit notre galette.
MADAME ROGER
Pourquoi?
RENlS.
Parce qu'il m'en faut. Je te dirai ga, tout k I'heure, dans le tuyau de Toreille.
ALPHONSINE
Mes amies se seraient-elles assez rejouies de ma mesaventure.
Je pensais surtout k mon manage,.. Je le voyais indefiniment retard^.
FOURNIER, protestant.
Oh! Mademoiselle Marie, comment pouviez-vous supposer une chose pareille I Vous n'en croyezrien, n'est-ce pas?
MADAME ROGER
Ge qui m*inquietait, c*6tait de voir p^re oblig6 da reprendre son travail.
FOURNIER
Ah ! fichtre, sa sante ne le lui permet pas.
MADAME ROGER
Prevenons-le.
REN]fi.
AnnonQons-lui la bonne nouvelle.
MARIE
Oui, tout de suite...
lis remontent tous.
MADAME ROGER
Je ne Tai pas entendu depuis votre depart. Pourvu que ces Amotions ne Taient pas trop second, (on
dssaye d'ouvrir la porte du fond.) Ah! C*est lui.
II eat enferm6.
'RTE TROISlfcME
BENfi.
G««tvrai. LacW...p,3se..„i,Uacl6.
„. , . AI-PHONSINE.
ti'h bien, ori est-elle?
,, FOUHNIER.
Vo„sd,v..ravoir,Alpho„si„,.
"ARie.
Moi?Non.
Marthe. '* ^«" ^= «o«bk. - Mais Si, jevousl'ai donate.
„ , MADAME ROGER
0"'-M.A„drt „,.,,„„„,,
1711 . MARIE
''"''" '"f"' Mr la chemMe?
™ ,, MARIE, 4 Reni.
° "■"»»'-•"• P'lM par m«g.rt...
'"■■■(""""•'".(Elvom?
Moi n ■ ^^''^^^^R-
"'"'^iTill't'JnJ^!'""- '^'""l'»M-l«..- D.-
TOIX DE ROGER.
'»«••• Voj-on,... Q„.y ,.j.u,
MADAME ROGER
Je viens, mon ami... (se retoumant.) Mais cette cle, otL done est-elle ?
FOURNIfiR.
Sacrebleu de sacrebleu! oiiji'avons-nous fourr^e... Parterre, peut-6tre...
REN£, qui s'est mis a quatre pattes.
Non.
ALPHONSINE
La voil^.,. sur la table...
lis se mettent tous a rire.
FOURNIER) qui la prend et la donne a madame Roger.
La voila, ouvrez... Ah! c*est trop drdle!