ACTE TROISIÈME
LAPONTAS.
J'écoute.
KATE, venant à lai.
Eh bien I... j'avais prévu que, d'abord, vous vous mettriez en colère; mais j'avais prévu de môme, qu'à la réflexion, vous ne m'en voudriez pas longtemps.
LAFONTAS.
Détrompez-vous, Kate, je suis toujours furieux.
KATE| souriant.
Non.
LAPONTAS.
Je vous l'assure.
KATE, lui tipolant une joue.
Incredible !
LAPONTAS.
Bas les mains.
Il se détourne. Un court silence.
KATB, demi-boudeuse.
Après déjeuner cependant, vous m'aviez assise sur vos genoux... dorlotée, câlinée, (Montrant jes yeuT, sa bouche.) embrassée là, et là. C'était donc une comédie !... Oh 1 oh ! vilaine chose que les tendresses mensongères ! (Protestation de Lafontas.) Ce n'était pas une comédie ?... On peut vous croire ?... Alors, au nom de quoi, m'avez-vous déclaré que jamais une minute, une seconde, vous ne restiez sans penser à Kate, doucement? (Autre court silence.) Elle est très afl'ectueuse, votre petite Kate... Et si vous l'aimiez comme elle vous aime, de cœur, de tout son
10 i l'argent d'autrui
cœur qui n'a aimé que vous, ingrat ! vous lui pardonneriez vite ; et pour la peine... elle enverrait le Tamisey au diable.
LAFONTAS.
Jurez-le.
KATE
Je jure. (Lafontas se laisse embrasser.) Seulement, de son côté, Henri se débarrasserait de Catherine. Plus de promenades chez Catherine.
LAFONTAS.
Qu'est-ce qu'elle deviendrait sans moi !
KATE
Elle a un fils.
LAFONTAS.
Non, allez, Kate ! N'achevons pas Catherine. Je n'en ai pas le courage. Nous l'avons trop fait souffrir, depuis quelques mois.
KATE
Si c'était bien fini entre vous, mon Dieu, je suis pas méchante, on garderait Catherine.
LAFONTAS.
Ne le sais-tu pas, voyons, que c'est fini ? (Il Tembrasse à son tour.) Et... véritablement... je dois accepter les propositions?...
Dame! tes affaires, nos affaires avant celles des autres!