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L'argent: rentiers, agioteurs, millionnaires

J'ai fait de la littérature, j'ai perdu à ce métier>« là deux viscères, le cœur et l'estomac ; Testomac, c'est dur ! Enfin, la raison est venue, je suis descendu du Panthéon jusqu'à la Bourse, et j'ai fait cet enfant en route; vous voyez, il a l'air drôle avec ce nombril en argent, cette enseigne au front : un petit juif (vous êtes Israélite), que je vous envoie avec ce qu'il a dans le ventre, pour que vous soyez son parrain.^ Je ne demande pas de dragées; seulement vous êtes un peu homme de lettres, beaucoup millionnaire. — Millionnaire, je le serai demain ; homme de lettres, je l'ai été. Vous voilà par la force dés choses réduit au rôle de confident. ...

Soyez tranquille, je npls guéri et je parle en prose, non pas que j'aie brûlé mes' vers 1 je ne crois pas aux gens qui brûlent leurs manuscrits^ se mouchent daps leurs romans et s'essuient avec leurs poésies. Mais je fuis, comme le choléra, les anciens amis, les martyrs de la pensée, comme on dit chez les liquoristes. J'ai fait portera Pages (du Tarn) tous mes faux grands hommes, mes Christs de contrebande , Gilbert , Escousse ^ Malfilâtre , pauvres

gens plus dignes de Bicétre que du Panthéon ; joignons-y le plâtre de Béranger, ce triste vieillard qui prête du génie à usure, et vous envoie bon an mal an trois grands poètes àThopital. Là, on les couche, ils ont le délire, mangent leur oreiller, injurient les bonnes sœurs, et s'éteignent en fumant — ils fument toujours dans ce monde là — je ne sais pas ce qu'ils feront dans l'autre ! Le lendemain, l'infirmière en nettoyant la place trouve un chant du cygne dans la table de nuit. Ceux qui restent ne se corrigent pas, se drapent dans les haillons (le vieux mot I) et appellent brigands, voleurs, épiciers, les gens qui font fortune.

Eh bien I Monsieur, j'ai pensé comme ces genslà. Dieu merci, j'ai changé d'avis. J'ai maintenant, j'ai sur la gloire et la fortune, sur l'encre et l'argent, une opinion toute contraire. Pour manier, comme nous disions dans les cénacles, cette arme terrible qu'on appelle la plume, pour fouiller, comme dit tout le monde, dans le cœur humain, pour nouer dans un roman les fils d'un^ intrigue, pour dominer dans le^champ de l'histoire les événements et les hommes, pour livrer, devant un peuple, cette bataille qu'on appelle une comédie ou un drgme, il faut cette puissance de l'esprit, ce je ne sais quoi d'imprévu et de fort qui fait les millionnaires. Il faut, pour fonder une école, juste ce qu'il faut pour fonder une banque; et s'ils voulaient, les vaillants de l'esprit, les soldats de l'idée, transporter dans la vie réelle les facultés heureuses qui les feront poètes, écrivains, auteurs dramatiques ou historiens, s'ils voulaient engager leur personne dans le drame que jouent les avides, nul doute qu'ils ne sussent vous tenir tête à vous, les Massénas de la fortune !

Pour ceux que le succès couronnera demain, c'est un calcul heureux, un égoïsme sublime, que leur dévouement à leur œuvre, avec les émotions savantes

lit

de Tesprit^ les battements du cœur, tout Thomme engagé dans la lutte ; c'est la vie après là mort, c'est bien aussi la vie ici-bas ; du pain, quoiqu'il soit cher, et des chenets, quoi qu'on en dise.

Voyez! dans votre rue seulement, combien qui ga* gnent de l'argent en dépensant leur esprit. Solar, votre ami, Eyma et Jourdan aux Actionnaires ^ Guéroult à Vlndustrie, FéHx Momand, du Courier de Parisy qui n'a eu longtemps que Vlllttstration , qui aura demain soiii million comme vous et moi : tous gens spirituels , généreux , distingués. Soit dit en passant, la rue Richelieu a du bonheur ; aussi s'est-il posté là, ce barbier qui vous risque un mot, comme vous un million, et je ne sais vraiment qui sera le plutôt ruiné de vous deux. Beaumarchais, son maître, n'eut pas choisi mieux, et Voltaire eût battu des mains. MM. Arouet etCaron, deux gaillards qui faisaient de tout, des pièces, des fusils, du commerce, des veys, de l'esprit et de Targent, et je bénis le ciel> disons le diable, pour ne pas les fâcher, de les avoir faits riches. Qui sait? Rousseau, le Rousseau du Contrat socialy des Confessions, At la Nouvelle Héloise, s'il eût été moins pauvre, plus propre, moins râpé, eûtil jeté dans ses livres cette amertume, ce cjrnisme, ces violences mauvaises qu'aiment seuls, je crois, les natures malsaines et les esprits malades. J'attribue, pour ma part, les vices de Jean-Jacques à sa misère. Triste, ennuyeux, méchant, voilà l'homme qu'elle a fait : tel aussi l'écrivain. Il n'a encore qu'une tombe en bois; queProudhon la démantibule et y mette le feu I je n'irai pas faire la chaîne...

Je vous sais gré. Monsieur, d'avoir relevé l'erreur — pour ne pas dire moins — l'erreur de M. Dumas fils au sujet des grands hommes. Il Ta dite si mal et vous avez répondu si bien que je n'insiste pas. Je profite cependant de l'occasion pour demander une bonne fois à ce qu'on change d'opinion sur la

Pauvreté ! Ces messieurs du roman et du théâtre lur accordent presque le monopole de la vertu, la font douce, courageuse et belle;

Qu'on le sache donc, il ne peut y avoir dé vertueux, d'aimable et de distingué que les gens riches I

Elisa de Roncourt avec sa robe fanée, son pâté de 12 sous pour dexx%, sa résignation pleurar'de et son père stupide, Elisa de- Roncourt me fait mal au* cœur. Je crève d'ennui dans ces ménages d'employé honnête, de professeur à ] ,500 francs, de teneur de livres, où h soupe cuit sur le poêle. Les demoiselles bien sages qui balayent la place, vident le pot, épluchent des oignons, ces filles-là au doigt grêlé par le travail, sans bijoux et sans crinoline^ me font peine à voir, et leur père est un lâche de ne pas remuer ciel et terre pour gagner de quoi les garder bien belles. Le pauvre diable, il donnera bien son enfant au premier venu, chauve, idiot, libertin, s'il a des écus et qu'il puisse \ui faire du bien.

La Pauvreté, elle épuise les forts et corrompt les faibles ! Quand on a pas dîné, on est bête et cruel. Mal vêtu, on estgauche, commun, ridicule; levez-moi seulement les bras au ciel, comme cela se fait toujours : l'existence de l'habit tient à un fil ; un geste, et vous êtes perdu! tout craque, la chemise pa^se, et la honte reste. Allez donc vous, tuer quand votre culotte n'a pas de fonds, quand votre cravate est trop vieille pour supporter le poids du suicidé ! la branche casse, vous tombez sur le nez, et les. passants vous rient au derrière.

La Pauvreté, c'est elle qui fait les fils ingrats, les écrivains méchants, les poètes amers, c'est elle qui peuple les bouges, les lupanars, la Morgue et le bagne ! Silence au pauvre !

Silerj^e au pauvre! un cri jeté, vous souvient-il, dans les temps d'orage, par un homme qui n'avait pas besoin des millions tout gros de plaisirs. Et cependant, s'il eut été riche ce jour-là, son journal

n*étaît pas tpanché au fil du sabre africain, et il restait sur la place publique, agitant sa soutane, comme le Romain dépliait son manteau.

Vous m'en voudrez peut-être d'évoquer pour si peu une ombre illustre. Mais à côté de cette tombe où s'est couché le spectre d'un monde vieilli, j'aperçois le berceau d un monde nouveau. Le passé dort dans l'asile des malheureux et la fosse commune garde les restes de son plus grand martyr. La misère a fait son temps, je passe du côté des riches. Je préfère aux chants lugubres des insurgés le cri métallique des Soixante, au drapeau des guerres civiles l'étendard planté au cœur de la Bourse, avec le nom des millionnaires sur l'écusson. Paix ;iux vaincus! respectons les défaites glorieuses, mais brûlons courageusement les haillons du passé. — Ce n'eM plus rue Saint-Denis, place de Grève, sur la terre classique de l'émeute, c'est maintenant rue Vivieniie, place Vendôme, chez Pereire, chez vous^ (Jue s'agite l'avenir de la France!

Et vous êtes, Monsieur, parmi ceux qui tiennent le gouvernail , style du Constitutiormeî , vous êtes celui que je préfère , foi d'audacieux ! Une curieuse figure , vraiment , dans ce musée tout aeuf des millionnaires! hier encore, vous étiez pauvre, inquiet, presque vaincu dans la lutte, et voilà qu'en quelques années, à coup de courage, à coup d'audace, avec un bonheur inouï, vous atteignez le sommet^ chargé de millions! Fièrement campé sur la scène, la main pleine de bienfaits, vous donnez à votre rôle une physionomie saisissante, vous vous bâtissez une réputation que n'ébranleront, ce me semble, ni les coups de plume des gens de lettres ni les coups de Bourse des rivaux. Vous représentez bien, selon moi, l'esprit nouveau , aventureux , remuant , téméraire I que m'importe votre passé? et* d'ailleurs je le crois digne, courageux et fort. Mais,, à cette heure, vous fai-

Vî

tes de fargent un si noble usage que j'afrète vos millions en route pour leur serrer la main, et leur dire merci. Qui donc parle de Turcaret> Mercadet a-t-il payé sa bonne, et Jean Giraud finii son boniment ?

Oh I je ne veux point vous flatter! voire couronne en feuilles d'argent sera brisée. Le coup de Bourse, la Carmâgnt>le des millions^ Vhasard de la fourchette, tout cela finira et finira bien, Dieu merci! Que d'ici là la Bourse ait la fièvre, que le pouls batte avec fureur, que millionnaires et millions se bousculent, montent et descendent, tant mieux I vous êtes pour conquérir c^ays nouveau les aventuriers nécessaires qu'on voit remuer tous les rivages inconnus, et qu*on entend- crier au seuil des sociétés qui naissent; et cette fois, du moins, il n'aura pas coulé de sang dans le berceau ! un faussaire qui part, une victime qui se tue, des bras qui s'agitent, voilà tout : et plus ardente est la mêlée, plus tôt le uiveau passera sur les têtes, Téquilibré sera établi, et l'Egalité proclamée I

J'y vais pour ma part de tout cœur, et je crie comme le ministre du roi citoyen : Enrichissonsnous ! A l'œuvre ceux qui n'ont rien 1 qu'ils fassent un paquet de leurs bardes, qu'ils ramassent leur reste, et à la Bourse! Que ceux dont le portefeuille est déjà habité jettent au vent de la spéculation le billet de mille, le coupdn de rente, le titre de propriété, qu'ils viennent doubler, tripler leur capital, et qu'ils fassent servir à la grandeur future de la patrie leurs désirs et leur ambition ! Du milieu de l'orage, du sein de la bataille, à travers les mailœuvres indignes et les scandales retentissants, s'avance comme l'armée de Lutzen une génération bien trempée.

Vive l'argent ! .

Je vois sourire, j'entends crier : MM. Tairie, Jules Simon, Saisset, des gens qui en sont encore aux

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mots en isme : spiritualisme, panthéisme, rationalisme 1 les néo-crétins de h Revue de Paris, Maxime Ducamp en Don Quichotte, Louis Ulbachen Sancho à cheval sur Laurent Pichat, portant leur cœur en sautoir et s*appelant des pèlerins de Tavenir ! Et combien que foublie à dessein ! Combien sont là .debout sur la pointe des pieds, qui se vendent très bien comme hommes parce qu'ils se vendent mal comme volumes I

Ils parlent, je crois, d'indépendance, évoquent à chaque page le fantôme de ki liberté 1 L'indépendance, chez qui exisle*t-elle plus entière et plus sainte que chez l'homme de Bourse ? Vous tous faiseur de livres , avocal , professeur , médecin , .vous êtes esclaves de quelqu'un ou serviteurs de quelque chose. Il faut flatter l'éditeur, obéir au chef, ménager la chèvre de l'un, le chou de l'autre; caresser l'enfant, le chien, l'opinion. Le boursier est digne et libre ; à personne il ne doit un salut, une visite, un éloge, un sourire ou une larme, il dépense sa vie comjne son argent, oii bon lui semble.

Sans doute, je m'incliae devant les grands hommes, je respecte leurs efforts puissants, et mon intention n'est pas d'ameuter le monde en frappant avec la canne de Robert Macaire sur les crânes célèbres. L!Europe avait peut-être besoin de ces gens-là pour grandir, et la France gouailleuse devait avoir pour quelques-uns ces amours qui m'étonnent et ces admirations qui m'amusent. Mais le dix-neuvième siècle commence une ère nouvelle dans la vie de l'humanité, l'ère de YEgoïsme civilisé. Qu'avonsnous besoin d'autels et de demi-dieux? Nous avons jeté des monceaux de fleurs, tressé un kilomètre de couronnes; nos grands hommes sont remboursés. Arrêtons-nous là.

Du reste, ne nous y trompons pas I le temps des génies est mort. Un homme ne portera plus le monde vissé à son cou, dans une boîte en os marquée

ÎPRAGI.LE. La sève, la, force, lé sang, au lieu de brûler le cœur et le cerveau d*un seul, circulent dpucenjent dans les veines du corps social. Pas de tête qui dépasse, mais des milKons d'hommes plus intelligents ; pas d'exception : une- loi commune mesurant à chacun plus de sagesse et de bonheur. Le grand homme est usé; il rentre tristement dans, la catégorie des monstres disparus.

Voyez d'ailleurs comme tout s'arrange ! la Philosophie, elle est à l'article de l'éclectisme, elle ne passera pas le siècle, bien sûr ! M. Cousin l'a tuée, un farceur qui s'en moque pas mal !

Pour la Poésie, quoique je l'aime, quoique j'aie, dit-on, fait des vers sublimes, je crois que le pauvre ange a du plomb dans les ailes : la poésie en vers, entendons-nous. Ne peut-on pas être poète sans l'hémistiche et sans la césure ? La strophe, le décamètre, la stance, l'alexandrin, des bêtises ! nos coquins d'enfants feront des cocottes avec nos prosodies, je vous le promets ! Elle est morte sous le ridicule ; M. Hugo a tenu les cordons du poêle. Le Romantisme a sonné le glas de la poésie, comme l'Eclectisme avait sonné celui de la philosophie. Au moins M. Cousin est-il resté dans le salon des dames, tandis que l'autre fait un tapage d'enfer, crie comme un damné, pour rappeler le Dante; — divine comédie !

La Politique, dois-je en parler ? Nous sommes là une génération toute neuve que Février surprit au seuil de l'âge mûr , esprits honnêtes , âmes ardentes! nous descendîmes au champ de foire ; la parade était sublime, l'orateur de la troupe électrisait les cœurs, la caisse battait, ça ne coûtait que la. vie ou la liberté! nous offrîmes le prix, des places. Nous applaudissions les jongleurs, nous encouragions les pitres, puis, un beau jour, nous nous trouvâmes tous bêtes, les uns sur le rocker

d'exil, d* autres sur la paille des cachots, les plus heureux en face de Tennui mortel !

Nous savons maintenant que la forme n'est rien, qu'elle est au moins peu de chose. La moitié, je vous jure, ne suivra plus dans les rues ces mouchoirs de couleur appelés des drapeaux, secoués par des mains inhabiles sur le front des faibles.

Que reste-t-il ?

Il reste à refaire le monde ! Sommes-nous tissez de nous tous, orateurs, écrivains, chercheurs, pour égorger les conventions fâcheuses, les cultes betes, les hypocrisies sociales, pour prouver aux illuminés et aux faibles que tout rentre dam le commerce, et

3u'il est bien temps de fonder, sur Fautel sans dieux e régoïsme, la religion tranquille des Intérêts ?

La Bourse est THôtel de ville de la république nouvelle.

C'est là que nous ramasserons l'instrument sacré de l'indépendance, la fortune I

C'est là qu'éclate désormais le génie de la France, loin des tribuns et des soldats. . .

C'est là qu'une génération découragée , triste dans le repos, avide d'émotions, peut venir retremper son cœur. Dans cette guerre des intérêts, dans ce bruit des millions qui sautent, des locomotives quisoufiQent, des villes qui naissent, comme dans les livres écrits avec la plume ou l'épée, je vois une poésie émouvante, sérieuse et profonde, que j'apellerai, Dieu me damne, la Poésiie sacrée du dixneuvième siècle.

Tout cela peut paraître paradoxal, et l'on m'accusera, qui sait ? d'avoir visé à l'efifel en plaidant la cause. Mon Dieu, non 1 j'ai sans douté mal rendu ma pensée; si j'ai quitté la littérature, c'est peutêtre un peu parce que j'étais incapable d'en faire, et mieux vaut être un bon boursier qu'un méchant écrivain. Mais franchement, ce que j'ai dit si mal, je le pense très bien. Les vieux moules dans lesquels

on coulait les erreurs dangereuses et les banalités ridicules , versificateurs, métaphysiciens , tribuns, gens à périodes , tout cela me paraît fini , mort , à moitié enterré. Il semble que là Providence. s'en mêle. Voyez comme ils s'en vont ! Chateaubriand, David, Rude, Lamennais! J'ai suivi, hier, Musset au cimetière. Les proscrits meurent dans Texil ! C'est bien une société nouvelle, avec d'autres émotions, d'autres sentiments, d'autres armés, qui a ouvert la seconde moitié du dix-neuvième siècle ; ce qui était beau hier, sera ridicule demain. Il faut marcher avec sonteinps, vivre en prose, puisqu'ainsi va maintenant le monde, et déchirer nos drapeaux.

N'est-ce point votre avis. Monsieur, et croyezvous que j'ai voulu vous flatter en disant que vous étiez un représentant de l'esprit nouveau r Je n'ai fait qu'accuser mon opinion sur les choses en accusant mes sympathies pour l'individu.

El maintenant, lisez mon livre, ma brochure, de vrais-je dire; 200 petites pages, un papier médiocre, une impression couci-couça, une robe voyante 1 II a pourtant sa valeur, et dans aucun livre de ce genre, n'ont été expliquées plus clairement, peut-être, les opérations de Bourse :

Un mérite, je crois. Faisons de l'argent, morbleu ! . gagnons de quoi venger le passé triste, de quoi faire le lendemain joyeux, de quoi acheter de l'amour, des chevaux et des hommes.

Paris, 4 juin, 1857

Ggogle

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