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nexes
Artistique et
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Tissus, cuirs et
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Produits chimi-
ques, etc
Entreprises et
industries di-
verses
Totaux
Industries chimiques. — Parmi les industries encore à l'état embryonnaire dans la République Argentine, il faut citer l'industrie chimique; tout se borne à quelques fabrications d'acide sulfurique, nitrique ou autres, aux parfums et aux matières colorantes, fabrications naturellement inférieures aux besoins du pays. 11 en est de même pour les bougies et le savon, qui, malgré l'abondance de la matière première, le suif, laissent beaucoup à désirer comme fabrication. Par contre, les usines d'allumettgs fournissent de bons produits et suffisent aux besoins du pays. La consommation dépasse actuellement 200 millions de boîtes.
Nous citerons enfin l'existence de quelques fabri ques de papier et de verre, et aussi divers ateliers où
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sont produits certains articles agricoles, tels que le fil de fer, appareils de bornage ou de clôture, articles de charronnerie, etc. ; mais, là encore, c'est l'importation qui fournit une grande partie des produits consommés.
Lors du précédent recensement fait dix ans auparavant, en 1895, le capital déclaré par les établissements industriels s'élevait à 144 millions de piastres papier, alors qu'en 1904 il ne représente que 99 millions de la même monnaie. A première vue, ces chiffres révéleraient une diminution considérable pour la puissance industrielle du pays; mais, si nous les convertissons en or, et en tenant compte que le taux moyen de ce métal était en 1895 de 344 p. 100, alors qu'en 1904 sa valeur fixe est de 227 p. 100 suivant la loi de conversion monétaire, nous trouvons que le montant pour le premier recensement ne représentait que 42 millions de piastres or, contre 44 pour le second.
En outre, il faut aussi remarquer qu'en 1904, 267 établissements — sur un total de 8 877 — n'ont pas déclaré le capital qu'ils représentaient; c'est une autre circonstance qui, jointe à la précédente, doit nous amener à considérer comme très supérieur à celui de 1895 le chiffre du capital de 1904.
En ce qui concerne la valeur de la production annuelle, le recensement de 1904 consigne la somme de 183 millions de piastres; mais, malheureusement, elle ne peut pas être comparée à celle du recensement de 1895, parce que, suivant les déclarations mêmes de la Commission qui fut chargée de cette œuvre, les omissions de la part des recenseurs furent tellement nombreuses, qu'on résolut de ne pas consigner ce renseignement.
La donnée la plus éloquente que Ton puisse présenter quant au développement des fabriques de la Ville de Buenos Ayres dans l'espace compris entre les deux recensements, consiste dans le nombre de chevaux- vapeur que représentaient les moteurs existant à Tune et à l'autre époque : en 1895, ces derniers n'avaient qu'une force de 8 729 chevaux, tandis qu'en 1904 elle est de 19 858 chevaux.
L'établissement de grandes usines électriques, i|ui fournissent le courant à des prix peu élevés, ainsi que les avantages de l'emploi des moteurs électriques sur ceux mus par la vapeur, ont fait que beaucoup d'industries ont adopté le nouveau système, de telle sorte que, sur un total de 1 316 moteurs, il y eu n aujourd'hui 527 électriques, 626 à vapeur et 163 au gaz.