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Fig. 29. — L'osier dans la-:région de Vouziers et de Buzancy.
ou quatre entreprises du bâtiment embauchent, au total, plus de cent maçons, couvreurs, charpentiers et ébénistes. Elles ont partout réouvert des carrières de sables jaunes, de graviers et même de gaïze, ce dernier matériau étant toujours utilisé, de concert avec la brique mécanique, en raison de son faïble prix de revient.
— Il faudrait également mentionner, pour être juste, de très modestes usines, plutôt des ateliers, dispersées dans les villes, les bourgs et quelques communes privilégiées. Les unes sont toutes petites et leur existence parfois précaire: les autres ont été implantées accidentellement ou ont survécu à la crise : empaquetage de plantes médicinales, fabriques de feutre, de boutons, de bonneterie et de galalithe. Elles ne suffisent pas à rendre à l'Argonne une teinte industrielle.
— Le renouveau dans le travail des grumes et l'apparition des sousproduits dérivés de l'élevage, points sur lesquels nous ne reviendrons pas, constituent finalement, avec l'agriculture remaniée, les principaux éléments de l'économie de la contrée, les trois facteurs positifs dont elle puisse, à la suite de tant d'abandons, se prévaloir. L'introduction de la force électrique a largement contribué à cette évolution encore en cours.
Equipement hydro-électrique. — Le bois, combustible, et l'eau vive des ruisseaux ou des rivières, sources d'énergie jusqu'en 1910, ont cédé vers
1025. lors de la reconstruction, la place à l'électricité que l'Argonne fournit elle-même, partiellement du moins.
Quatre sociétés, désormais nationalisées, se partagent la production et la distribution du courant; mais l'alimentation provenant des centrales locales ne couvre les besoins sans cesse croissants de la région que pendant la saison froide, de septembre à mars. À ce moment, le débit des cours d'eaux permet aux turbines de l'Aire et de l'Aisne de tourner à un régime normal.
« Force et Lumière ace » dessert, seule, les trois cantons de Clermont, Ville-sur-Tourbe et Sainte-Menehould où elle a son siège social. Elle n'est qu'une filiale du groupe « Meuse et Marne » qui procure directement le courant aux cantons méridionaux : Triaucourt, Vaubécourt, et assure, en outre, de mars à septembre, la soudure dans les autres circonscriptions, ceci grâce à une interconnexion réalisée, sous tension de 33.000 volts, entre les sous-stations de Revigny: et de Saïinte-Menehould. Ainsi se trouve complétée la production proprement argonnaiïise des trois centrales de l'Aire : Froidos, Neuvilly, Châtel-Chéhéry, travaillant au fil de l'eau, et de leurs annexes : Courcelles, Auzéville. La « Rurale Ardennaise » — siège social, Vouziers — distribue leur électricité aux districts Nord. Reliée aux sociétés du Nord-Est de la France par l'intermédiaire de la station-contrôle de Mohon, près de Charleville, elle dispose cependant de trois usines : deux sur l'Aisne, à Autry et Senuc, une sur l'Aire, à Termes. La « Société Electrique du Toulois » ravitaille les cantons des bordures lorraines : Montfaucon et Dun-sur-Meuse. Elle est indépendante des précédentes; l'interconnexion n'a pas été effectuée.
Le réseau électrique, dans l'essentiel de son ossature, a recouvert la région entre 1922 et 1928. Depuis lors, il a pénétré jusqu'aux hameaux les plus reculés, perdus dans les vallons forestiers, jusqu'aux fermes isolées, principales bénéficiaires. Seules, quelques masures des bois s'éclairent encore à la lampe fumeuse de jadis. L'emploi de la force s'est généralisé, apportant leur souplesse aux moteurs des RSR agricoles, des ateliers et des CRÉSpEReS rénovées.
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