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LES HAUTS DE CLERMONT ET LE COULOIR DES ISLETTES

Les caractères les plus saillants du modelé en creux des tables gaizeuses bordées par l'Aisne à l'ouest, par l'Aire à l'est, se trouvent réunis aux extrémités eue du massif principal. Ici, l'opposition entre les plateaux étendus, les gorges ou gorgeons entaissés qui les entaillent et

le couloir élargi par lequel Les Islettes communiquent avec Clermont,

s'inscrit avec fermeté dans les paysages. Vus du sommet de la Côte de Biesme, les vallonnementis, déjà hauts en relief pour une contrée où l'attitude maximum dépasse rarement 300 m, rappellent ceux de la petite mon-

tagne vosgienne : les escarpements gris et blancs de la roche, le manteau

des futaies qui descend jusqu'au bas des pentes, une dénivellation rapide de 100 m, le torrent coulant sur l'argile du gault au milieu des prairies herbagères et le site même du défilé des Islettes ont pu nu la plume de Victor Hugo et retenir l'attention de Young.

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