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faveur d'un relief conforme à la structure, d'une hydrographie adaptée au synclinal. Et : te l TR NA
L'érosion n'a cependant pas laissé intact le plateau de Bolante. Au débouché de la haute vallée sèche du Ravin Intermédiaire, le chemin de bois qui conduit du Four-de-Paris à l'Ossuaire aborde rapidement une section plane (235) et la traverse intégralement pendant 1.500 m. Dans la montée finale vers la Haute-Chevauchée, le layon évite trois petites croupes : La Fille-Morte (243), la Croix-Parent (259) et le Signal (273) qui surplombent de 10, 15 et 25 m les revers de la cuesta de Rochamp. Disposées comme les dents d'un rûteau, les entailles du Faux-Ravin et des Quatre-Côtes sont elles, par simple recoupement des versants, à l'origine de leur mise en valeur ? Ne serions-nous pas plutôt en présence de formes plus évoluées, de reliefs épargnés lors d'une morsure dans les assises de la pierre-morte ?
Aux environs de Bolante il existe d'autres mamelons isolés, tel celui de Courte-Chausse (+ 20), d'autres replats à 235-240 m sur les avancées vers l'ouest des triages de La Pierre-Croisée ou sur le trajet de l'ancienne voie romaine, presque horizontale durant 1 km. Si les tables structurales ont bien été entamées, il en subsiste toutefois d'assez nombreux fragmenis, ce qui revient à limiter en extension les effets de l'érosion au niveau 240. Mais où sont donc les dépôts correspondants ? Bouleversée par les projectiles sur plusieurs centaines d'hectares, la roche semble n'avoir pour toute couverture que des brèches ou des sables gris de la « qguaïize folle ».
Secteur de Vienne-le-Château. — Les hauteurs de La Gruerie et de La Placardelle, qui encadrent le val inférieur lui-même, s'abaissent progressivement en direction de l'Aisne. Ici les formes étagées sont soulignées, quelquefois d'une manière à peine perceptible dans les paysages, par des dépôts dont la stratigraphie se modifie aux approches de cette rivière, par des ruptures de pente dans les thalwegs, enfin par des replats accrochés. aux flancs du berceau de la Biesme.
Quartz et argiles à La Harazée. — Examinons d'abord, sur la rive droite, les districts communaux des bois mutilés de La Gruerie compris entre les ravins de Fontaine-au-Charme et de Houvyette. Sitôt franchi le fronton (175 m) auquel est adossé le cimetière militaire de La Harazée, les dénivellations deviennent faibles, les cotes 200-205-210 fréquentes. Le tracé de la première de ces trois courbes est jalonné par des quartz roulés blanc laïiteux dont les essaims irréguliers jonchent le sol gaizeux. Leur auréole borde extérieurement une lentille peu bombée couvrant l'ensemble du plateau dans un rayon de 500 m. Nous en connaissons la composition; verticalement et de bas en haut :
— les lits quartzeux,
— une argile ocre remaniée renfermant des grains de quartz roses et feuilletés,
— des sables jaune d'or surmontés d'un limon plus pâle.
Les quartz laiteux peuvent indiquer ici, avec la base d'un remblaiement, une des étapes du modelé dans les tables gaizeuses légèrement rabotées au niveau de 200 mètres.
Graviers calcaires du monument-ossuaire de La Gruerie (cote 186,8). n Entre Houyette, la route de Vienne-le-Château à Binarville et les récentes plantations de pins de La RouvrelleServon, les tranchées de première ligne et l'étroit « no man's land » qui les séparait occupent le sommet d'une crête allongée dont les faces regardent: au sud, vers la Biesme; au nord, vers le ravin de La Noue-Dieusson. Parcourons-en le glacis avec, comme point de départ, la cote 189 du Chemin-des-Américains, layon coupe-feu situé immédiatement à l'ouest de l'entaille de Houyette. A la pellicule très diluée de quartz blancs viennent ici s'adjoindre des galets jaunes roulés, de nature calcaire.
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© Vierñe-le-Château
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C2 Zimons et argiles 3 quartz blancs ou roses EF Graviers calcaires avec quartz él base ES Argiles à poches sur graviers calcaires Débris gaïzeux + Quartz libre Ro] Perre-Morte en phce
: Réplats à 160-1/0ms --- Chemins ou routes
Fig. 6. — La rive droite de la Biesme à Vienne-le-Château.
1 FONTAINÉE-AUX-CHARMES
— D'abord dispersés et réduits numériquement à quelques exemplaires semés sur la pierre-morte déchiquetée par les explosions des fourneaux de mines, ces cailloux jurassiques recouvrent bientôt les quartz d'un mince biseau effilé qui, gagant en extension comme en puissance, envahit les plateaux ouverts sur le val de l'Aisne, Mise à jour près de la cote 186, la coupe des masses alluviales reproduit avec une certaine fidélité l'alternance des graviers et des sables du gisement de La Présidence. Le matériel constitutif est le même, un peu moins grossier peut-être.
— Sur le faîte suivi par la laie forestière venant de Bagatelle puis, au delà du carrefour de l'Ossuaire de La Gruerie, par la route de Servon, les formations argilo-sableuses de La Harazée se prolongent vers l'ouest -sans solution apparente de continuité. Elles semblent aïnsi passer au-dessus des remblaiements à graviers. C'est une argile brune à poches et sans
quartz qui leur est toutefois superposée dans la petite carrière de la cote 164, autrefois exploitée en bordure de la chaussée, à 500 m de la lisière occidentale des sapinaies. Si les limons affleurent sans interruption sur le parcours La Harazée-cote 164, une lacune cependant dans la stratigraphie : devons-nous obligatoirement conclure à l'unité de la couverture argileuse souvent masquée par le sous-bois, autrement dit à l'identité des deux argiles remaniées, dans leur nature comme dans leur composition ? C'est probable mais ce n'est pas certain. E
Quoi qu'il en soit, nous entrons à Vienne-le-Château dans la zone des nappes complexes du vallage de l'Aisne. Les mécanismes qui ont procédé à leur mise en place dès le début du Quaternaire, puis à leur modification au cours de cette ère, dépendent des remblaiements et des creusementis ayant alors affecté le bassin de l'ouest de l'Argonne.
Les variations des niveaux de base ont porté les dépôts à graviers calcaires jusqu'au Chemin-des-Américains, qui marque à la fois leur limite d'expansion vers l'est et la cote maximum qu'ils ont atteinte ici sur la rive droite de la Biesme, soit 190-195 m environ.
Nous ne voyons plus aujourd'hui qu'un lambeau des nappes primitives, déblayées suivant trois directions, nord, ouest et sud, lors de la reprise des creusements.
Elargissement au sein du berceau. — Entre le village perché de Saint-Thomas et les plantations de pins de La Rouvrelle, les parcelles cultivées du Chênois ou les prairies de La Chauvette s'étendent sur une section plane taillée dans la pierre-morte en place. Il faut relier à cet épisode toute une série de replats caractéristiques accrochés aux flancs des parois verticales à la hauteur de la courbe 170. Leur aire, parsemée de nombreux quartz blancs et de quelques galets jurassiques roulés, décroissant d'aval en amont, les traces de cet élargissement situé en contrebas des remblaiements de La Gruerie et de La Harazée s'atténuent dans la topographie au delà du ravin de La Fontaine-au-Charme. Mais si l'on remonte une des entailles isolant deux replats, celle des Pommiers par exemple, on constate qu'ils se poursuivent à l'intérieur du vallon, que le thaiweg du ruisseau présente une nette rupture de pente, que les têtes de source ou les hautes sections sèches ont attaqué le pied des nappes en tous sens, sans obéir aux conditions structurales.
Dans le façonnement du berceau proprement dit s'inscrit une étape durant laquelle les tables gaizeuses elles-mêmes ont été entamées, par prépondérance de l'érosion latérale, au niveau 165-170, c'est-à-dire à 40 m au-dessus du fond alluvial moderne.
tte Identité sur les deux rives. — Les formes visibles au nord de la rivière se reproduisent symétriquement sur les plateaux des Hauts-Bâtis de Florent et de La Placardelle. Dans l'arc de cercle compris entre la Biesme,