LE NORD OÙ LES REVERS DES COTES DE. VARENNES ET DE CHATEL-CHEHERY
S'il reproduit dans ses grandes lignes le relief en creux des districts gaizeux isolés par la Biesme, le modelé des plateaux situés au nord de Vienne-le-Château, La Gruerie exclue, est cependant plus nuancé. On peut en résumer ainsi les caractères : déformations du soubassement à peine perceptibles sur les hauteurs, étranglements près de Lancon du secteur des replats, brusques changements d'orientation dans le cours des ruisseaux, drainage partiel vers l'Aire par La Louvière enfin.
Entre deux synclinaux. — Un sillon dans les gaizes facilite à la Biesme son échoppée en direction de l'Aisne. À 15 km de là, une ondulation semblable traverse le défilé de Grandpré, au profit de l'Aïire maïntenant. Sans anticiper sur l'étude du front de cuesta de Varennes, notons encore, entre ces deux vallées de la structure, le passage d'une ride anticlinale, d'axe Apremont-Autry et faillée sur ses retombées. Nous devrions trouver la trace de ce bombement sur la ligne de faîte orientale. Or, il n'en est rien.
— Tandis que la puissance des qaïizes déformées diminue de moitié entre la ferme de Rochamp (70 m) et Marcq (30 m), les crêtes demeurent continuellement à l'altitude de 240 m au norû du Bois de Bel-Orme. Pour illustrer ce fait, il suffit de relever quelques cotes, de remarquer en même temps l'extension des aires couvertes par la courbe 235 : — Pont à l'Aune, 241 et 240 — Courchevache, 244 — La Femme Morte, 242 — Les Pierrettes, 244 = Côte Chanchardon, 240 et 245,5 — Champrochers, 236.
Sur ce rebord des plateaux, seule l'ablation par l'érosion d'une partie des assises de la pierre-morte a permis le nivellement du dôme et de ses
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failles. L'avancée vers Cornay du curieux éperon de la Côte Somillon, qui prolonge la haute vallée de La Louvière, semble être le seul indice topographique d'un de ces accidents. ST ANS
— En revanche, doit-on tenir pour des fragmenis de la surface structurale des gaizes les plans inclinés qui, à l'est d'une ligne : La Harazée —. Charlevaux — Les Quatrains — La Besogne, forment les revers de la cuesta? C'est possible: mais la base de l'étage ne pouvant être observée, constatons seulement que les tables descendent vers l'ouest sans incident notable avec une pente très régulière de 1/100. Les trois petites croupes du bois de Binarville, cote 221, 218 et 206, paraissent d'ailleurs avoir été isolées par le recoupement des versants des ravins adjacents, l'Homme-Mort -et Les . Bièvres. AT
- — L'érosion latérale de l'Aisne a largement mordu dans le secteur gaizeux occidental, à Servon comme à Condé-les-Autry, à La Mare aux Bœufs comme à Binarville. Les nappes à graviers jurassiques contenant des grès roses de Chôâtrices, dans la carrière du Champ des Oïseaux notamment, en occupent la majeure partie jusqu'à la route Binarville- Autry, au delà de laquelle elles se réduisent à quelques galets calcaires et à des quartz épars. Si ces nappes s'étalent ici, au niveau moyen de 165-175 m, sur une largeur de 4 km, les superficies couvertes se rétrécissent considérablement lorsque s'amorce près d'Autry le grand méandre de la rivière. La Bénarde est, à l'extrémité sud-ouest du Plat Noir, la dernière expression des replats avant qu'ils ne s'accrochenit aux flancs du berceau luimême en aval du village de Lançon.
Le drainage: vers l'Aire. — Le ruisseau de La Louvière circule au fond de deux entailles en équerre. Si la première (est-ouest) est subséquente, la seconde (sud-nord), rectiligne, n'est séparée de l'Aisne que par üne .. étroite languette de plateaux, sensiblement horizontale dans les bois de
La Taille (205), de Senuc (208) et de Montgarny (210). Le détournement des eaux en faveur de l'Aire au coude très prononcé de La Besogne peut s'expliquer, soit par « une faille dans le massif des gaïzes qu'elle coupérait en deux », soit aussi par une mise en place de La Louvière sur un modelé différent. L'absence apparente de dépôts et la stratification irrégulière des bancs rocheux autorisent dans le cas présent, comparable à celui de la Biesme, toutes les interprétations. Res
Vers l'Aisne. — Exception faite des ruisseaux de Baldrange et des Vallées, celui-ci ne dépassant pas la zone des replats de La Mare aux Bœufs, l'écoulement s'effectue, au sud du bois de Cornay, par l'émissaire des Bièvres qui réunit cinq affluents : Walerme - La Noue - Charlevaux l'Homme-Mort et Les Hacquets. Nous retrouvons ici, y compris les étangs ou les marécages sur les alluvions modernes, les trois sections qui composaient le Longeval de la forêt de Châtrices. Mais, en amont des ruptures de pente (cotes 155-160) accompagnées d'étroits, les remblaiements ne renferment plus, près de l'ancien moulin des Hacquets, que des quartz et des quartzites-grès à défaut de cordons de grès de Châtrices. Le profil d'équilibre n'est pas encore réalisé; les eaux creusent encore dans les hautes vallées, alors qu'elles commencent à alluvionner près des confluents des ruisseaux avec l'Aisne.
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