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RETOUCHE FINALE

Ici, plus d'hypothèse sur son origine. La reprise d'érosion provient de la Seine et de ses affluents : du nord-ouest, région de Rethel, pour l'Aisne; du sud-ouest, région de Vitry-le-François, pour l'Ornain. A partir du Vouziérois d'abord, où se produisent les captures en série de l'Aire et de la Fournelle. Au nord, à l'est et dans le centre de l'Argonne, le rajeunissement est général, de l'ordre de 35 à 40 m en aval, de 10 à 15 m en amont. Les nappes sont défoncées: les gaizes et les calcaires, recreusés: le gault est presque partout atteint. Cette retouche se fait largement sentir dans le Bas-Pays jusqu'aux sources de l'Aisne. Au delà de Givry, la Marne aurait enlevé à cette rivière la Saulx et l'Ornain, au sein des nappes à graviers éminemment favorables aux captures. L'ultime étape est celle de l'alluvionnement moderne.

Au long de cette évolution, nous avons mis l'accent sur un point : l'Argonne se situe au contact de deux influences hydrographiques, celles de la Meuse et de la Seine, tantôt contrariées, tantôt coordonnées. Le modelé de l'Argonne au quaternaire et même antérieurement à cette ère en porte l'empreinte qui lui confère le double caractère d'être nuancé et de présenter une évidente personnalité.

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