‹ L'Argonne et ses borduresChapitre 93 sur 162 · HER · texte numérisé non relu

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CNE AT 2 DIT 5e LR | RE 720 fe: EN rue *"

tout en s'améliorant, est marqué en aval par des perturbations relativement

importantes. La rivière le doit ici non seulement à la nature de son propre bassin, mais encore à celle de ses deux principaux émissaires.

Les affluents et leur rôle. — Si le réseau de la rive gauche n'a qu'une influence restreinte sur l'étiage et les crues de l'Aisne (l'Ante, l'Auve, la Bionne, la Tourbe et la Dormoiïse n'apportent qu'une minime contribution

à l'alimentation du récepteur) il n'en est pas de même pour les rivières Sr l'une des plateaux gaizeux; l'autre, des bordures orientales.

— La Biesme n'est à l'ordinaire qu'un maigre torrent. Mais sa pente est forte et son chenal longtemps rectiligne: elle draîne des tables perméables et fort bien arrosées; lors des crues qui, du fait de la rétention, se produisent avec un retard de quelques heures, son débit peut s'élever à 24 m’/s près de l'ancien moulin de Futeau, c'est-à-dire à moins de 5 km des sources; à La Chalade, au même moment, celui du seul ruisseau des Sept- Fontaines est de 6 m’/s. Au confluent de Vienne-la-Ville, la Biesme ne fait qu'ajouter aux débordements de l'Aisne.

— L'Aire est, à Senuc, plus longue que l'Aisne supérieure. Sa pente est également plus forte et son débit moyen atteint presque celui du collecteur qui passe de 3 m à Sainte-Menehould, à 6 m à Senuc et à 7 m à Attigny. L'Aire apporte en effet les eaux des plateaux du Barrois, de. Lavoye et de Montfaucon où se situent plusieurs maxima des pluies. Ses crues sont aussi brutales, sinon aussi volumineuses que celles de l'Aisne. En février 1948, à Varennes, l'inondation prit fin à un niveau supérieur de 30 cm au maximum de 1882 (1,75 m). Les quartiers de la ville basse furent submergés.

Pour préciser l'importance de certaines perturbations sur l'ensemble du bassin argonnais de l'Aisne, notons qu'en 1882, le 2 décembre, un

débit maximum de 216 m’/s était enregistré à Semuy où le débit moyen est

de l'ordre de 7 m’/s, alors qu'à Sainte-Menehould le rapport était seulement de 85 m’/s à 3 m'/s.

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