‹ L'argot ancien, 1455-1850, ses éléments constitutifs, ses rapports avec les langues secretes de l'Europe méridionale et l'argot moderne. Avec un appendice sur l'argot jugéChapitre 58 sur 81 · I. Forme normande pour écusson · texte numérisé non relu

I. Forme normande pour écusson

•i. Dérivé inconnu à nos documents : l'auteur l'a tiré du verbe argotique morphiller, manger, au sens de « gourmandes. »

H. Parce qu'on n'attrape rien...

'1. Cette ballade est facile à comprendre : en dehors de remarques faites ci-dessus^ elle ne contient que des termes d'argot courants.

sources qui out alimenté le vocabulaire français. La liste des mots d'origine argotique que donne l'Introduction de cet ouvrage, est, comme premier essai, tout à fait remarquable *. La voici :

bagou

flamborgc

guibole

mioche

caboulot

flouer

gueux

narquois

cambrioleur

frusquin

larbin

trimer

escarpe

gouaper

maquiller

i rucher

cscofîer

gourer

matois

voyou.

Il n'y aurait que peu de réserves à faire : bagou, caboulot et voyou n'ont jamais appartenue l'argot proprement dit, c'est-à-dire au langage des voleurs ; bagou manque complètement à l'ancien argot et dans l'argot moderne (p. ex. chez Yidocq), il a le sens de « nom propre n, car le voleur, désirant rester anonyme, considère la déclaration de son nom comme un ba^ ardage compromettant ; caboulot n'a pas franchi le parler populaire, auquel il appartient en propre, en même temps que voyou, dont l'équivalent argotique est atrimcur, atrimois, c'est-à-dire voleur de grande route. Ajoutons que guibole est d'origine dialectale, et que maquiller, au sens de farder, est pure-

I. On trouvera des remarques intéressantes sur le même sujet dans la Grammaire historique de la langue française de Kr. Nyrop, vol. P, 190'!, p. 43, io5, etc. (des termes comme bataclan, chiquenaude, magot n'ont jamais appartenu à l'argot), ainsi que dans l'Histoire de la langue française de F. Brunot, vol. I, 1905, p. 5o8-5io (le terme anicroche n'a rien de commun avec l'argot).

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ment français remontant très haut (xiu" siècle : le vis masqii'illiés) \ l'acception argotique de u voler » en est tirée par une association d'idées familière à l'argot.

En revanche, les recherches spéciales que nous avons entreprises nous permettent d'apporter quelques contributions nouvelles. Ces données, jointes à celles de la liste ci-dessus, forment un ensemble qui n'est pas dépourvu d'intérêt et que nous allons étudier suivant l'époque de la pénétration de chaque mot dans la langue littéraire ^ Voici cet ordre chronologique :

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