‹ L'Arioste comedie historique en un acte en versChapitre 22 sur 35 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

l’arioste.

Qui ne peuvent cesser.

LE CAPITAINE

Le nouveau gouverneur voudrait nous disperser ; Mais je crois qu’à cette œuvre il aura de la peine.

l’arioste.

Hier, dans la matinée, il a quitté Modëne Avec l’intention de s’approcher d’ici.

LE CAPITAINE

Vous le saviez?

l’arioste.

Je sais d’autres choses aussi.

le capitaine.

Parlez, je vous écoute.

l’arioste.

Avant de vous les dire,

Il est certain détail dont je tiens à m’instruire.

En tout lieu, dites-vous, vous avez des agents ;

Le major Eberhard serait-il de vos gens?

le capitaine.

Pour celui-là, non pas; brave homme, cœur sincère.

Le major est pour nous un terrible adversaire 1 l’arioste.

11 se livre en vos mains.

LE CAPITAINE

Comment, par quel bonheur?

l’arioste.

Et vous pouvez aussi prendre le gouverneur.

Oui, tous deux déguisés sous des noms pacifiques,

Et suivis seulement de quelques domestiques,

Viennent de s'installer au village voisin.

Je sais que leurs soldats n’arrivcnl que demain ;

Prévenez leur attaque, et par un trait d’audace...

LE CAPITAINE

Assez. Je vous comprends; tous deux sont dans la nasse.

Ah ! quel coup de filet et les belles rançons

Que nous allons avoir pour ces deux gros poissons !

Dans une heure à partir la troupe sera prête ; Préparez-vous, collègue, à marcher à sa tête.

, l’arioste.

Moi?

1,'ARIOSTE

LE CAPITAINE

C'est votre quinzaine, et vous nous commandez. l’arioste.

Allons, soit, j’y consens.

LE CAPITAINE

A bientôt !

(il v* pour sortir t droite.

l’arioste.

Attendez.

J'ai rencontré chez vous, non sans quelque tristesse. Une jeune personne à qui je m’intéresse.

Sa famille autrefois m'a tiré d’un danger.

Renvoyez celte eufant ; ce sera m’obliger.

(Silence du capitaine.)

N'y consentez-vous pas?

LE CAPITAINE

L’allairc est importante.

Pour qui me parlez-vous? si c'est pour la suivante? l'arioste.

Non, c’est pour la maîtresse.

LE CAPITAINE

Alors, je'suis confus ;

Mais ma réponse.

Eli bien?

Eh bien ! c’est un refus.

l’arioste.

Vous aimez cette enfant?

le capitaine.

Vùus m’excusez, je pense?

Vous ne voudriez pas lui faire violence?

LE CAPITAINE

Fi donc ! un trait si uoir se peut-il supposer? Mon amour la respecte, et je veux l’épouser.

l’arioste.

Vous?

LE CAPITAINE

Cette nuit, déjà la chapelle est ornée, Et c’est le frère Jean qui bénit l'hyménée.

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