SCÈNE XVI
GINA, PAULA, L’ARIOSTE, LE CAPITAINE, LE LIEUTENANT, brigands.
L’ARIOSTE, à PbuIu.
Approchez-vous, et, d’un coeur aflermi.
Mon enfant, recevez les adieux d’un ami.
Dès que vous serez libre, et j'ai la confiance Que cet heureux moment est plus près qu’on ne pense, Vous vous réfugierez sous la protection De l’abbesse des sœurs de la Rédemption ;
Elle sait vos malheurs, connaît votre famille.
Et vous fera l'accueil d’une mère à sa fille...
— Une mère!.. La mienne en un coin du couvent Dort... Que son souvenir m’est doux en ce moment I..
— A la place où son nom est gravé sur la pierre,
Priez Dieu quelquefois pour le fils et la mère !
PAOLA
Ah! Monsieur 1..
L’ARIOSTE, tirant de*, papiers de ta poclic.
Maintenant, je voudrais aous donner...
LE CAPITAINE
Des papiers?.. Je demande à les examiner.
L’ARFOSTE.
l’ariostr.
Soit; mais vous permettrez que je les lui remette?
LE CAPITAINE, parcourant lai papiers.
Des vers? de qui?
l’ariostr.
De moi.
le capitaine.
Vous êtes donc poète?
Oui, vous nous l’aviez dit.
(H Ht.)
Voyons... c’est bien... c’est mieux.
Mais c’est un chant nouveau du Roland furieux !
Et ces vers sont de vous t mensonge invraisemblable !
Ils sont de l’Arioste, à coup sûr, ou du diable!
l’arioste.
Fis sont de moi, Facchione.
le capitaine.
Hein, se peut-il, comment?
PAULA
L’Arioste! qui, vous?
L’ARIOSTE, lai ouvrant Us bras.
Hé bien, oui, mon enfant.
L’Arioste !
PAULA, après avoir embrassé l'Ariostc.
Ah! Messieurs, grâce, je vous supplie.
Grâce pour le premier poêle d’Italie!
Fallût-il tous mes biens pour payer sa rançon...
LE LIEUTENANT
Et que me fait à moi son talent et son nom?
Fl sait tous nos secrets. Facchione a tout à l’heure Prononcé son arrêt. Point de grâce. Qu’il meure!
(Paala se jette au-devant de l’Arioite comme pour le garantir.)
LE CAPITAINE, retenant le bras du lieutenant.
Ose donc le frapper.
LE LIEUTENANT
11 faut bien...
LE CAPITAINE
Qui de vous