‹ L'aristocratie intellectuelleChapitre 8 sur 15 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

La Science, la Démocratie et le Giiristianisnie.

Les écrivains qui formèrent ce que l'histoire des lettres appellera sans doute la génération du Second Empire, les Flaubert, les Taine, les Leconte de Liste, ces puissants et mornes ouvriers ne furent point doux au monde moderne. Pour l'avoir trouvé trop dissemblable de leurs rêves de beauté, de science et de justice, ils en affirmèrent la laideur, l'insignifiance, l'immoralité, ils en prédirent la banqueroute. Leur âme se fit ironique, dédaigneuse ou amère à l'approche de cette réalité qui blessait l'eurythmie de leurs conceptions idéales. Loin de moi la pensée de rabaisser ou de condamner ces grands hommes! Ils arrivèrent à un moment de notre histoire où l'action était en effet méprisable, où l'avenir était trouble, où la

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