‹ L'Armée allemandeChapitre 4 sur 55 · S2S.OO · texte numérisé non relu

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2* Après 1859

Armée active.'.... 375,000 homme,

Reserve 8,ï,000

Landwehr -163,000 l"ban

62S7ÔOO~ C'est-à-dire, un homme sur 32 habitants. En 1863 et 1864, l'artillerie fut augmentée. Toute I armée était répartie d'une façon permanent, en ne 8 corps d armée, non compris le corps de la garde. Chaque corps comprenait 1 divisionses chels-heuxde ces corps d'armée étaient Berlin garde) Kœnigsberg, .-tcilin, Berlin. Magdebourg Posen, Breslau, Munster et Coblentz "'

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Les forteresses occupées car la Prusse étaient, avant 1866 :

Luxembourg)

Mayence [places fédérales.

Rastadt )

Sarrelouis, Coblentz (Ehrenbreislein), Minden,

Deutz, Wesel,

Magdebourg, Spandau, Custrin,

fciwiiiemunde, Stralsund, Colberg,

Eosel, Glatz, Schweidnitz,

Posen, Graudenz, Thorn,

Pillau, Kœnigsberg,

Cologne,

Erfurth,

Stettin,

Glogaii,

Neisse,

Dantzia.

Comme armement, l'infanterie avait le fusil Dreyse ou fusil à aiguille (Zundnaclelgewehr) (1).

L'usine Krupp, à Essen, sur la Ruhr, était déjà célèbre pour sa fonderie de canons.

Des écoles militaires de sous-officiers et de cadets donnaient tous les ans à l'armée des cadres instruits.

La marine enfin faisait l'objet de soins constants de la part du roi de Prusse. Elle comprenait ;

36 navires à vapeur, avec 241 carions,

3 frégates à voiles 414 — L

3 bricks a voiles 28 —

36 chaloupes canonnières 68 —

78 489 canons.

4,600 matelots: 1 bataillon d'infanterie de ma-

(1) Dreyse avait été l'apprenti de l'armurier parisien Paulyqui, en 1813, présentai Napoléon I" le premier modèle de fusil se chargeant parla culasse. Les événements empêchèrent l'empereur de s'occuper de cette invention Pauly mourut de misère et Dreyse vint, en 1814, s'établir à Berlin, où il fit accepter son fusil.

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riiie de six compagnies et trois compagnies d'artillerie. Puis venait la réserve ou Seewehr

La campagne de 1866, qui était devenue une nécessite historique, fut menée avec une rapidfté surprenante. Les Prussiens forment trois armées présentant une force de 326,000 combattants -prêts avant leurs ennemis, ils prennent immédiatement foitensive, et, grâce à une initiative énergique ils empêchent les Autrichiens et leurs alliés d'opérer leur concentration ; l'armée hanovrienne capitule a Langensaka, les combats de Liebenau de Turnau de Podol, de Mûnohengralz; de Gitchin, de Nacbod, de Trautenau rejettent les Autrichiens sur la place forte de Kœnigssraetz en avant de laquelle se livre la bataille de Saàowa {d juillet). Lés Prussiens sont vainqueurs Le traité de Prague consacre la défaite et l'abaissement de 1 Autriche. La confédération germanique est détruite ; la Prusse, devenue toute puissante s annexe un grand nombre de territoires qui augmentent sa population de plus de l millions d habitants.

L'armée prussienne pouvait être flère de ses succès ; elle avait triomphé de la fameuse cavalerie autrichienne et de la solide infanterie austrohongroise qui, particulièrement à Sadowa se fit remarquer, soit dans l'offensive en exécutant des charges à la baïonnette, soit dans la défensive en résistant avec calme et sang-froid, malgré les vides énormes que le tir du fusil prussien faisait dans ses rangs. Les Prussiens avaient, il est vrai un armement supérieur à celui de leurs adversaires ; le fusil à aiguille produisait des effets terribles aux petites distances, mais ils surent aussi adopter une tactique d'éparpillement et d'ordre

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dispersé qui leur permit d'essuyer des perles relativement, peu considérables et de faire des mouvements tournants qui paralysèrent chaque fois les efforts des Autrichiens marchant bravement a l'ennemi en colonnes on en lignes régulières.

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