‹ L'Armée allemandeChapitre 3 sur 55 · chasseurs *>fjj · texte numérisé non relu

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*y régiments d'infanterie )

17 bataillons de grenadiers 123,332

12 régiments dc garnison... 31,740

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Artillerie ;...; 304 \

Mineurs. . . 1 1 ; a 294 1

Chasseurs 487 ' , ., ,a^

Cadets 230 ' lu,'~

Ingénieurs . 54 \

Invalides 333 I

Appréciation des revenus de Sa Majesté le roi de

Prusse.

484,179,912 reichsthalers.

Appréciation du Trésor de Sa Majesté le roi dé

Prusse.

44,200,000 reichsthalers.

Partout, en Europe, on fut pris d'un engouement subit pour l'armée prussienne, ses manœuvres, sa façon de combattre; mais c'est en France surtout que l'on copia servilement les principes donnés par Frédéric à. son armée. Guibert, envoyé aux manoeuvres du camp ne foisctain en i ;3, rêvait enthousiasmé de ce qu'il avait vu, et la tactique prussienne devint aussitôt celle des armées françaises. Cependant, Frédéric tomba dans des exagérat:ons et des minuties telles que ses troupes, enivrées des succès prodigieux qu'elles avaient remportés, ne tardèrent pas à perdre la prépondérance militairequ'ellesavaientacquise, jusqu'au jour où le désastre d'Iéna amena la ruina complète de la Prusse.

Déjà, en 1792, les Prussiens avaient dû reculer devant les jeunes troupes de la République, mais cette leçon ne leur avait pas servi, et lorsque Napoléon eut triomphé à Austerlitz, le parli militaire, tout fier encore du souvenir deRosbach, entraîna le roi Guillaume il à déclarer la guerre à la France.

La campagne de 1806 fut fatale à la monarchie

L'apmée allemande. î

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patno. Mpoléon avait forcé la Pria»» * -• ■

l'origine de la Ltmtf^r qui devint nlns fti insbtut.on publique gràceà ïaq u ft lZ° ncmeut prussien eut entre les .m in= ? Sou\erpuissanle et redoutable qui di ri « „™l fmëe fart et conduite parBlûché , surnom^ / 5T;chal Vorwârts (en avann » ?e.fe maré- York, foulera aui pied™" J» 1 de h'^™" ct treraénmaUresse à Paris, De.h en ^ TV' ei1' exaltéeparla Société du TuamÀl }Jn- Rr™ï ' vertu), s'était jetée dans Llt'ff ^ !h,?.ue de

mée active, 2 ans dans Pgg* Wgft

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premier ban do la landwehr et 7 ans dans Je second : de telle sorte qu'avec un contingent annuel de 40,000 hommes, la Prusse avait sous les armes 200,000 hommes de première ligne, 1 80,000 hommes de premier ban de la landwehr et 120 000 de second ban; au total, 470,000 hommesau moins L effectif de paix était de 130,000. Le territoire lut partagé en circonscriptions, chacune d'elles dut fournir un bataillon à la ligne et un bataillon a la landwehr. Les différents grades d'officiers lurent donnés à la suite d'examens sérieux et soumis au suffrage du corps d'officiers des régiments. °

L'armée active complaît, depuis 1814, 42 régiments d'infanterie, 10 sections de chasseurs, °38 régiments de cavalerie, 9 brigades d'artillerie et 9 sections de troupes du génie (pionniers).

La nation accepta avec enthousiasme cette organisation militaire, dont les charges furent très lourdes au début ; l'armée devint la véritable école militaire du pays.

Cependant, ce système qui, au moment où la patrie était en danger, avait donné des résultats si merveilleux, dut subir plus tard de profondes modifications. A différentes reprises, on mobilisa l'année : en 1830, lors de la révolution de Juillet ; en !S48,!S49,àpropos de l'insurrection du Holslein contre !e Danemark et du conflit de l'élecleur de liesse, la landwehr même dut être mobilisée, Mais les difficultés que l'on éprouva à réunir les contingents et la perturbation jetée dans le commercer l'industrie, démontrèrent toutes les imperfections du système en vigueur. Les événements de 1854 en Crimée et de 1889 en Italie portèrent le dernier coup a cette organisation militaire,

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L'armée régulière était bonne, mais trop peu nombreuse et son embrigadement avec ia landwehr lui (:t il beaucoup fJ!us nuisible qu'utile.

Guillaume (t),' régent du royaume, résolut de réorganiser entièrement l'armée.

Le général De Roou présenta à la Chambre des députés, le I" février 1860, un projet de réorganisation qui trouva dans le Parlement une opposition constanie. Cependant, le roi ne tint aucun compte de l'hostilité des députés, qui tous les ans refusaient les crédits demandés : il poursuivit son œuvre avec la plus grande vigueur et la fit soutenir énergiquement par son ministre, M. de B.smsirck-Scboenhausen (-2), qu'il avait appelé P'-ès de lui le 22 septembre 1862.

« Le 18 janvier 1861, le roi Guillaume avait distribue les drapeaux des nouveaux régiments. Chacun des anciens régiments de ligne servit de noyau à un régiment nouveau; les 8 régiments de réserve devinrent régiments de fusiliers : de nouveaux légimenls de cavalerie furent créés. .

« Désormais, la landwehr ne dut plus être employée en première ligne en campagne; on put menagerdavautageles hommes de la landwehr, la plupart pères de famille. L'armée réorganisée se composait de 81 régiments d'infanterie, 10 bataillons de chasseurs, 48 régiments de cavalerie, dont 8 de la garde, 9 brigades d'artillerie, 9 bataillons du génie, 9 bataillons du train. » Il y avait 8 corps d'armée, plus le corps de la garde.

En 1864, la guerre contre le Danemark exigea la mobilisation partielle de l'armée prussienne. Le

(1) Né le 22 mars 1797.

(2) Né la l«r avril 1814.

général de Moltke (né le 26 octobre 1800) d'origine danoise et chef d'état-major du prince Frédéric-Charles, dirigea les opérations militaires.

Le feld-maréchal Wrangel reçut le commandement en chef de l'armée alliée. Les troupes prussiennes se composaient de la façon suivante :

1er corps : prince Frédéric-Charles.

6e division d'infanterie : lieutenant-général Manxtein.

i Ie brigade d'infanterie : major-général Camtein (G0° et 35° régiments).

1 i" brigade d'infanterie : major-général Rmder 11 (64e et 24e régimentf).

11e régiment de uhlans.

3e bataillon de pionniers.

Total : 10,000 hommes, 20 canons.

13" division d'infanterie : lieutenant-général Wintr.-ingerode.

25° brigade d'infanterie : major-général Schmid (53e et 13e régiments).

26° brigade d'infanterie : major-général Gœben (5o° et 15e régiments).

7° bataillon de chasseurs.

7e régiment de dragons.

1™ division à pied de la 7° brigade d'artillerie.

7« bataillon de pionniers.

Total : 11,000 hommes, 26 canons.

lieux brigades do cavalerie : -18 escadronsj

Deux batteries à cheval : 8 pièces \ '"

Artillerie de réserve : 42 pièces

Equipage de pont.

Les Danois, malgré une résistance opiniâtre, durent céder sous le nombre de leurs adversaires; le Schleswig-Holstein fut donné h l'Autriche et à la Prusse.

■ Bfelgré les succès des troupes allemandes les Chambres commuèrent à rejeter les crédits mil Mes, mais le roi poursuivit son œuvre et comn lé a 1 organisation de son armée qui, en 1866, putiX êC[.a/A,Uir!che un éPO«™ntable désastre

L effectif des troupes de <l«= ligne avait été considérablement augmentera dtirée.du service i porté a 7 ans dans l'armée active, dont 4 dans H reserve, et a S ans dans la landweîir ; enfin le cou tingen annuel fut élevé de 40,000 à 63.000 bon " mes. C'est ce qui permit à la Prusse d opposer à 1 Autricbe^des forces considérables. PP

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