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officiers, 4 médecins, 3 sous-ofBciers, 6 hommes

Bataiilon de chemin de fer à 4 compagnies.

Officier supérieur, commandant

Capitaines

Lieutenants en i" ou lieutenants (dont 4 adjutant)

Payeur

Armurier

Feldwebel

Yize-reldwebel

Enseignes

Sergents

Sons-officiers

Tamboor-major

Aspirant-payeur

Rengagés

Gefreite

Simples soldats (dont 16 tambours ou clairons)

Infirmiers (soldats ou sons-officiers) ....

OBSBRVATlOnS.

Le commandant da bataUlon a droit ans rations de denx chevaux d'ofSeier.

Les capiiatnee ont droit à la ration d'un cheval d'offlcier.

Le Ii«at«Dant-adJutant i droit i la ration d'on cheval d'officier.

Soit, en résumé, pour un bataillon de chemin de fer (à quatre compagnies):

22 officiers, 2 employés, 81 sous-officiers, 488 hommes.

Armement. — BahilirmenU — Eqmpemmit. — Les troupes de chemin de fer Boirt •armées, équipées et hatitlées comme les batailloDs de pionniers.

Les pattes d'épaule de la tunique et du manteau portent simplement la lettre Ë dans les régiiinefits de cfaernin <de fer, et une roue ailée en drap jaune dans la section d^exploitation.

Instruction et règlements, — La création des troupes -de chemin de fer a été amenée, d'après le général Bogiisla^rski, par la nécessité toujours croissante de pouvoir utiliser, détruire et rétablir les voies fenrées et en construire de nouvelles. Le Service en campagne allemand confirme ^en partie cette opinion, en prescrivant de réserver aux tronpes de chemin de fer et aux pionniers les opérations qui ont pour bat de créer sur une ligne une interruption de longue durée.

C'est à la préparation de cet emploi que devra tendre l'instruction des troupes de chemin de fer en temps de paix.

Leur instruction militaire proprement dite est hâtivement poussée, pour laisser ia place la pîus large tih travaux techniques.

Elles exécutent la manœuvre à pied et sont exercées au tir, d'après les règlements en usage chez les pionniers ; mais ces iM-aiacbes du service sont étudiées bien moins à fond, toul aw moins pour les simples soldats. C'est ainsi que rinsinidion individuelle des recrues affectées aux troupes de chemin de fer ne dure que trois mois, que le nombre des tirs d'instruction est diminué, et qu'en raison de leur service spécial, îes hommes de la section d'exploitation n'exécutent pas de tirs de combat (1).

Les officiers, sous-officiers et rengagés des troupes de chemin de fer concourent chaque année avec les bataittoos de pionniers pour l'obtention des prix d'fconaeur.

L'instruction technique des troupes de chemin de Ter comprend :

(1) Décision An 27 «ejpteml>re lÂdd.

TROUPES DE GHEMES DE FER. S7i

1» La création, la réfwtralion, la destroction des lignes ferrées à voie normale et à voie étroite ;

2® La coDstructioc àe ponts, de rampes fixes et de Kïimpes mobiles;

3^ L'exploitation de chemins de fer à voie -Dormale <(mi i voie étroite,

La progression de TiDstruction est la suivaQte :

On commence par les travaux de hailastage, -de pose de traverses et de nails, de construction et de destruction des voies; on installe ensuite des signaux, des aJg.uilles et les divers appareils qui constituent roatilkge des gares; enûo, on construit des rampes fixées ou mobiles, et Ton entre^end les exeaixrioes de montage et de démontage des ponts de circonstance; ce service fini, les hommes sont exercés à Ja conduite des loooflnotives.

La partie de celte instruction, qui se ra^{»orie à la construction et à la destruction de lignes, se donne sur les polygones de Schôneberg ou de Clausdarf ; edle est poussée à un point tel, qu'au dire de la presse allemande, une équipe de 400 hommes arrive à poser, par jour, J&OO mètres de voies, sur traverses en bois et 3,000 mètres sur loagrines en lier (1).

Cette instruatioQ est complétée par des travaux de iongue haleine exécutés eur les chemins de fer appartenant à l'Etat ou à des compagnies privées. Chaque année, les troupes de chemin de ferdètachent une ou plusieurs eompagnies, soit pour construire une ligne, soit pour poser une deuxième voie sur une ligne i une voie. Quelquefois ajassi, iorsd'ioondations, des détachements sont chargés de réparer les lignes endomawigées ou les ponts détruits. Pour ces divers travaux, il n'est jamais

(1) D'après le major Faller, dans son livre Der 0/fizier, 40 kilomètres de voie pourraient êire posés joarnellement en disposant de : "2-3 compagnies pour riBfrastmcture; i-2 — pour la eonstncUon des ponts; 2 — pour rétablissement de la superstructure.

1 — pour le service des stations et des dépôts ;

2 — pour rexploitation sur 4Si kilomètres de longneur.

fourni de travailleurs isolés ; on a toujours recours à des fractions constituées.

Quelques exemples feront mieux ressortir la nature et Timportance des travaux d'ensemble exécutés par les troupes de chemin de fer.

En mars 1899, deux compagnies du 1®' régiment construisirent à travers bois un tronçon de ligne à voie normale qui se raccordait à Jauickendorf au chemin de fer militaire. L'opération comportait la construction d'un pont de circonstance de 150 mètres de long surplombant une dépression profonde d'une douzaine de mètres ; elle fut terminée en onze jours; le pont était supporté par des chevalets espacés de 4 mètres, et la voie subit avec succès les épreuves de résistance, notamment le passage d'un train remorqué par deux machines.

En août et septembre de la même année, un exercice plus important fut exécuté dans les environs de Custrin par six compagnies de chemin de fer portées à l'effectif de guerre des compagnies de construction (au total : 130 officiers, ISOO sous-officiers ou hommes de troupe). L'opération consistait à relier, par un tronçon à voie normale de près de 10 kilomètres, deux voies ferrées situées de part et d'autre de l'Oder; le passage au-dessus du fleuve et de ses digues, sans entraver la navigation, exigea la construction d'un pont de 626 mètres de longueur.

Les premiers travaux de construction du pont commencèrent le 7 août, et, le 30 août, il était soumis à une épreuve de résistance consistant dans le passage d'un train de quarante essieux (1).

Les troupes de chemin de fer s'occupent également de la pose rapide de chemins de fer à voie étroite ; nous citerons encore deux exemples pour montrer les résultats obtenus.

En 1895, dix compagnies de chemins de fer ont posé 95 kilomètres de voie étroite entre Jauickendorf, au sud de Berlin,

(i) Voir Revue militaire 1900, page 213

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