‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 106 sur 192 · colonnes légèraf de mnitioDS · texte numérisé non relu

colonnes légèraf de mnitioDS

1 ou 2 ambulances,

^Équipage de pont daviaionnaîre^ en plus pour l'une des divinei» : la section télégraphique de corps.

i^^ groupe de coIobbas de nmiûlioas^

1 3 colonnes régulières âe subsistances^

1 3 cofonnes auiîliaires,

, 6 hôpitaux de campagne.

(1) Organe d'armée pouvant être rattacbé k un corps d'année.

CCSTRUOnON KT RÊOLEMEIïTS. 899

!2* groupe de colonnes de mbnitions»

3 colonnes régulières de subsistances, 4 colonnes auxiliaires de subsistances, 2 boulangeries de campagne, 6 hôpitaux de campagne, i dépôt de remonte mobile, 1 équipage de pont de corps.

^ Instruction et règlements.

Les diverses parties de Finstruction. — LMnstniction des hommes du train comprend :

La manœuvre à pied et la gymnastique ;

Le maniement et l'emploi des armes ;

L*instraction à cheval ;

La conduite des voitures à la Daumont et en grandes

guides; Les théories sur le matériel et les connaissances générales du soldat.

L'enseignement est plus ou moins complet suivant la durée du service des hommes versés dans le train. Les trainsoldaten (hommes ne faisant qu'un an de service) doivent être en mesure de remplir les fonctions de conducteur soit à cheval, soit sur le siège ; les hommes qui font deux ans doivent pouvoir encadrer, comme personnel de surveillance {Trainaufsichtsper" sonal)^ les formations constituées en cas de mobilisation; enfin, Tinstruction des rengagés, pépinière des futurs sousofficiers de Tarme, doit être aussi complète que possible dans toutes les branches du service.

Vinstruction à pied est réduite « aux exercices indispen- « sables pour l'instruction individuelle de l'homme, pour « l'afTermissement de la discipline, ainsi que pour satisfaire « aux exigences du service de place et des revues ». Les pages du règlement de manœuvres, consacrées à cette instruction sont calquées sur la partie similaire du règlement de la cavalerie, mais avec moins de développement; c'est ainsi qu'il n'est pas fait mention du combat à pied. L'instruction

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s'arrête à la compagnie à pied en ordre serré (marche, formations en ligne et en colonne, passage des unes aux autres, conversions) ; le bataillon n'est formé à pied que pour les revues.

Les assouplissements et la gymnastique sont enseignés d'après le règlement sur la gymnastique des troupes montées; la progression est conduite de manière à amener les hommes à monter rapidement sur les chevaux et sur les voitures ; en raison du peu de temps consacré à ces exercices, surtout pour les trainsold&ten, les hommes ne sont pas divisés en classes suivant leur degré d'instruction.

V instruction du- tir de la carabine est donnée comme dans la cavalerie, sans être poussée aussi à fond ; c'est ainsi que les soldats du train n'exécutent pas de tirs de guerre et ne sont pas instruits dans l'appréciation des distances ; ils ne sont répartis qu'en deux classes de tireurs, et le nombre des tirs a à conditions » est réduit.

Les meilleurs tireurs reçoivent des insignes de tir, à raison de un pour les sous-officiers et les rengagés, deux pour les gemeine et les trainsoldaten de chaque compagnie. Les officiers et les sous-officiers ne concourent pas pour les prix d'honneur annuels.

L'instruction du tir du revolver est également moins complète que dans la cavalerie.

Les théories comprennent, outre les connaissances nécessaires à tout homme sous les drapeaux, les soins à donner aux chevaux, la description da matériel et la réparation des voitures dans les cas les plus simples (renforcement des rais d'une roue, mise en place de timons de circonstance, etc.).

L'instruction à cheval est donnée d'après le règlement sur l'équitation de la cavalerie; elle doit préparer le soldat du train au rôle de conducteur monté, c'est-à-dire l'amener a conduire un cheval avec sûreté dans toutes les directions, au pas et au trot; elle se borne à donner à l'homme de recrue

une bonne assiette et à lui faire connaître l'emploi des aides; ce n*est que par exception qu'il exécute quelques mouvements au galop. Les hommes de deux ans et les rengagés complètent leur instruction à cheval par des exercices à toutes les allures.

Vinstrtictton de conduite des voitures doit amener les hommes à diriger une voiture soit à la Daumont, soit à grandes guides, sur les routes et en terrain varié ; de plus, si, dans un attelage à quatre chevaux, le conducteur de devant vient à disparaître, le conducteur de derrière doit être en mesure de pouvoir conduire les deux paires de chevaux.

Les exercices se font, en principe, avec la voiture attelée à quatre chevaux et par groupes de deux, quatre ou six voitures ; ils doivent tendre tout d'abord à obtenir une traction égale de tous les chevaux par des temps de trot longs et tranquilles sur des lignes droites et en terrain assez roulant.

Les mouvements enseignés dans Técole du conducteur ne comportent que la marche en ligne droite et le tourner (sur un cercle d'un rayon minimum de 6™,40) ; ils sont exécutés d*abord en terrain roulant, puis sur un sol mou et accidenté.

L'école de compagnie attelée s'exécute avec douze voilures réparties en trois sections (de quatre voitures chacune) ; elle comprend les mouvements en ligne, en colonne par une ou par deux voitures, par section, et les moyens de passer à ces diverses formations au pas et au trot.

Les manœuvres du bataillon n'ont lieu que comme exercices préparatoires de revue.

Les exercices 4e guerre complètent l'instruction de la compagnie attelée ; aux termes du règlement, « les plus impor- « tants consistent en longues marches en colonne par une ou « par deux voitures ; au passage de la formation en colonne « à la formation en ligne et réciproquement ». Ils commencent dès que les hommes ont obtenu quelque sûreté dans la

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conduite des voitures; ils s'exécutent en terrains de plus en plus difficiles, et se combinent avec des passages de levées de terre on de fossés, des deoii-tours en chemins étroits, etc.). Ces exercices se font en constituant, autant que pos^le, à son effectif de guerre, tout ou partie des éléments (colonnes d'approvisionnement, ambulances, etc.) qui constituent les trains d'un corps d^armée; le personnel apprend ainsi les formations de rassemblement, de bivouac, etc., particulières à ces unités (1).

Ces manœuvres s'exécutent d'après les prescriptions du commandant de bataillon, qui emploie les officiers disponibles à des missions variées : choix de l'emplacement du bivouau^ reconnaissance de l'itinéraire, du lieu de transbordement des vivres d'un convoi dans les voitures d'an train régimeDtaire, etc.

Depuis l'introduction du service d'un an dans le train, les exercices d'embarquement de chevaux et de voitures n'ont plus lieu qu'une fois par an. (Décision du 23 août 1899.)

Une décision impériale du i«' mai 1899 a prescrit que les bataillons du train devaient, avec leur effectif complet, participer aux manœuvres d'automne.

La répartition du personnel est faite par les commandants de corps d'armée, de manière que les corps de troupes utilisent une partie de leurs équipages réglementaires (voitures a cartouches, voitures médicales, voitures à ponts pliants de la cavalerie, fourgons à bagages).

De plus, des fractions de convois administratifs avec voitures à quatre ou à deux chevaux, sont constituées pour le service des magasins établis en vue des manœuvres (2).

Enfin, le train participe aux manœuvres du service de santé qui ont lieu annuellement et qui comportent, au mini-

(1) Ces exercices constituent aussi une épreuve pour le matériel; les voitures doivent toutes participer à un exercice au cours d*ane période de 4-5 ans. (Décision du 19 mai 1899.)

(2) Les prescriptions relatives aux manoeuvres impériales de 1902, spé-

mum, quatre journées d'exercices sur le terrain, avec le matériel de guerre des formations sanitaires.

Les règlements. — Les principaux règlements ou instructions en usage dans le train, sont :

Exersir-Reglement fur den Train (Règlement de manœuvres pour le train) du 15 mars 1894.

Schiest vorschrift fur den Train (Règlement sur le tir) du 23 août i894.

Anhang lur Diemianweisung fur die Bagagen, Munitions kolonnen und Trains (Annexe aux prescriptions concernant les trains régimentaires, colonnes de munitions et trains) du 6 janvier 1897.

Train Depot-Ordnung (Règlement sur les dépôts du train) du 31 mars

Le règlement d'équitation est celui en vigueur dans la cavalerie ; le règlement sur la gymnastique est celui des troupes montées.

cifieot que dans chacun des deux corps qui y prennent part (III* et Y^), on formera des convois administratifs.

Pour leur constitution et la formation du personnel de surveillance, on pourra utiliser les huit bataillons du train suivants :

Garde, i", 2», 4*, 6% 10«, 44« et 17«.

On voit que, dans ces manœuvres, on emploie les formations du train dans une mesure beaucoup plus large qu'auparavant.

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