PRIX TOTAL
Ration de pain à 750 grammes
fr. c.
fr. C.
fr. e.
Ration de fourrages, tarif I (a)
Ration de fourrages, tarif II
Ration de fourrages, tarif III
Ration de fourrages, tarif IV
(a) Yoir ylQB loin la eonpotltion de cet rations.
Pour Tachât de ces dernières denrées, le règlement (i) prescrit que le poids miniroum doit être par quart de litre de :
489 grammes pour le froment.
— le seigle.
— l'orge.
Hi
— l'avoine.
— le maïs d'Europe.
— le maïs d'Amérique
Les grains sont ensilés dans les magasins sur une profondeur de 1 mètre, toutefois une partie de l'avoine peut être ensachée.
La farine, lorsqu'elle est arrivée à parfaite dessiccation, est conservée dans des sacs de 75 kilos.
La paille est distribuée par bottes de 10 kilos, le foin par bottes représentant un nombre exact de rations.
La tonne de farine, y compris jusqu'à 12 kilos de seK doit fournir en moyenne au moins 460 pains à 3 kilos.
Les limites de perte de poids résultant du ressuage, sont les suivantes par pain : le deuxième jour 34 grammes, le troisième 56, et après 72 grammes.
Le biscuit aux œufs est composé de farine de froment, farine de pommes de terre, levain, sucre, épices, sel, œufs frais et lait non écrémé. 100 kilos de ces matières premières fournissent environ 87 kilos de biscuit aux œufs.
(i) ProvianUantS'OrdHung, du 25 février 1897.
Tels sont les produits achetés ou fabriqués, ainsi que le biscuit ordinaire, dans les magasins de subsistances : les conserves de viande, de légumes, de légumes à la viande, sont fabriquées dans les établissements spéciaux de Mayence et de Spandau, et entreposées ensuite dans les différents magasins du territoire.
Distributions et comptes de gestion. — Les distributions se font :
a) Aux troupes, à titre gratuit ;
b) Aux officiers, à titre remboursable, d'après des tarifs qui seront donnés plus loin.
La gendarmerie perçoit également ses fourrages, à titre remboursable, dans les magasins administratifs.
Toutes les entrées et sorties ûgurent au compte de gestion, Wirtschaftsbetrieby qui comprend les chapitres suivants : deniers, céréales, fourrages, vivres, aménagement et ustensiles.
Les comptes mensuels de distribution de pain et de fourrages aux troupes sont adressés par les soins de l'Intendance au ministère de la guerre qui, après leur vérification à l'aide des feuilles de journées des corps de troupe, les certifie et les renvoie à l'établissement pour être mis à l'appui des comptes trimestriels ; le même procédé est suivi pour les distributions faites à titre remboursable.
La liquidation définitive des comptes se fait en fin d'exercice. Pour les comptes-deniers, le règlement se fait avec la caisse régionale.
Magasins de manœuvres.
Pendant l'exécution des manœuvres d'automne on crée des magasins temporaires chargés de fournir aux troupes le pain, le fourrage, les petits vivres et les fournitures de bivouac.
Le personnel d'exécution est choisi par l'Intendance parmi les. employés supérieurs des subsistances, et l'effectif des ouvriers est assuré par l'appel des réservistes : en cas de besoin on embauche des ouvriers civils.
Le comptable gestionnaire est, comme en campagne , chargé des détails d'installation du magasin de manœuvres.
L'intendant l'avise seulement du moment et du lieu où les vivres devront être réunis, et lui fournit en outre quelques données sur les effectifs à nourrir et sur les ressources du pays.
En principe, les bâtiments nécessaires sont pris en location: si ce procédé est inapplicable, on improvise une installation du moment sous de grandes tentes, huit en général par division.
La boulangerie de campagne est établie à proximité du magasin : les fours portatifs ne doivent pas être en nombre supérieur à celui dont disposeraient réglementairement, en campagne, les unités qui manœuvrent.
Les achats sont, autant que possible, faits sur place au moyen de fonds mis par l'intendance à la disposition du gestionnaire : toutefois, en cas de renchérissement des denrées, l'avoine, et au besoin le foin et la paille, peuvent être prélevés sur des magasins administratifs.
Les voitures destinées au transport des vivres, depuis les magasins jusqu'aux centres de distribution, sont louées ou requises par Tlntendance. On peut aussi, pour certains corps d'armée, et dans un but d'instruction, former quelques éléments de convoi (soit avec des voitures réglementaires, soit avec des voitures de réquisition) encadrés par les troupes du train.
Ce dernier procédé a été principalement employé aux manœuvres impériales des deux dernières années.
Les ordinaires.
Les corps de troupe reçoivent le pain, le biscuit, les fourrages et les conserves des magasins administratifs.
Mais ceux-ci ne sont pas chargés de fournir aux hommes la ration normale (Tentretien. Ce soin incombe aux corps eux-mêmes : l'alimentation peut être assurée par l'allocation de vivres en nature ou par des indemnités représentatives.
Ordinaire. — Il est formé un ordinaire pour les hommes.