‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 152 sur 192 · ÉTABLISSEMENTS DE L' ARTILLERIE · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENTS DE L' ARTILLERIE

l'autorité militaire a tenu à conserver deux établissements capables d'assurer la construction de ce matériel.

Le personnel employé dans ces deux établissements est le suivant :

• 1^ Fonderie de canons : 1 officier supérieur, directeur; 2 capitaines sous-directeurs, 3 officiers adjoints, 1 lieutenant détaché ; 2 capitaines, 2 lieutenants, 13 sous-officiers des arsenaux; 1 capitaine, i lieutenant, 10 sous-officiers artificiers; 5 ingénieurs ou chimistes, 10 chefs d'ateliers.

2^ Fabrique de projectiles : 1 officier supérieur directeur, i capitaine sous-directeur, 1 capitaine adjoint à la direction, 1 lieutenant détaché ; 1 capitaine, 1 lieutenant, 8 sous-officiers des arsenaux ; \ lieutenant artificier, 3 artificiers, 2 ingénieurs, 3 chefs d'ateliers.

Laboratoires de pyrotechnie. — Il en existe deux, l'un à Spandau, l'autre à Siegburg. Ces deux établissements ne s'occupent pas seulement de pyrotechnie, ils sont également chargés de la confection des munitions et du chargement des projectiles et des cartouches.

Le laboratoire de Spandau est le plus important et emploie près de 3,000 ouvriers; il compte comme officiers : 1 lieutenant-colonel, directeur ; 1 major et 1 capitaine, sous-directeurs ; 3 lieutenants adjoints à la direction et 2 lieutenants détachés.

A Siegburg, il y a 1 major, 2 capitaines et 1 lieutenant détaché.

Pour l'ensemble des deux établissements, le personnel auxiliaire comprend : 3 capitaines, 3 lieutenants, 22 sousofficiers des arsenaux; 4 capitaines artificiers et 18 artificiers; 9 ingénieurs ou chimistes, 10 chefs d'ateliers, 1 vérificateur et en outre des employés subalternes.

Poudreries militaires. — II existe actuellement deux poudreries militaires. Tune à Spandau, l'autre à Hanau. L'organisation de ces poudreries au point de vue de la direction etc., ne diffère pas de celle des ateliers de construction, ni d'ailleurs de celle des autres établissements techniques. Elles

soiiL dotées, au même titre, de commissions de réception des matières premières et de vérification des produits fabriqués. Leur personnel ofncierse compose également d'un cadre 6xe et d'officiers détachés.

La poudrerie de Spandau, la plus importante, et qui occupe 800 ouvriers civils, compte: 1 major, directeur; 2 capitaines, sous-dîrecieurs; 2 officiers adjoints, 2 officiers en retraite et 1 lieutenant détaché. La poudrerie de Hanau : i major, 1 capitaine et 2 lieutenants du cadre fixe, 2 lieutenants détachés.

Pour Tensemble des deux établissements, le personnel auxiliaire se compose de : 4 capitaines, 4 lieutenants, 21 sousoftîciers des arsenaux, 8 artificiers, 12 ingénieurs ou chimistes, 16 chefs d'ateliers et des employés subalternes.

4° J«spec(eurs de l'armement

Les chefs de corps sont responsables du bon état d'enti'etien de l*armemenl entre les mains de leurs unités. Ils disposent, à cet effets d'orticiers d'armement (Waff'enoffiziere) pour les armes portatives et de commissions d^inspection pour le matériel d'artillerie de campagne. Ce personnel a reçu une instruction spéciale dans les établissements techniques ; il est chargé de prescrire et de surveiller les réparations exécutées dans les corps par les armuriers.

Quant à l'armement déposé dans les dépôts d'artillerie, il est maintenu en état par les soins des officiers des arsenaux.

Il existe, en outre, 4 inspecteurs de Tarmement : 1 colonel et 1 lieutenant-colonel d'infanterie pour les fusils et arnoes blanches, 1 colonel de rartillerie de campagne et 1 de rartillerie à pied pour !e matériel de leur arme respective. Ces inspecteurs ^passent successivement la visite de Tarmement des différents corps et en rendent compte aux sections intéressées du Département général de la guerre, par rinlerflfiédiaire du direcleur général du matériel qui règle les détails de leur service,

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5<^ Inspection des dépôts d'artillerie.

Tout le matériel qui n'est pas entre les mains des corps de troupe est remisé et entretenu dans les dépôts d'artillerie.

A la tête de tous les dépôts est une Inspection, créée en 1898, en même temps que la Direction générale du matériel, pour servir d'intermédiaire entre celle-ci et les Directions des dépôts; son rôle est de régler d'une manière ferme et uniforme, et de surveiller en même temps l'ensemble du service des dépôts d'artillerie.

L'inspecteur est un colonel de l'artillerie à pied ; en plus de son adjudant, il dispose d'un major et de deux capitaines.

Directions. — L'inspecteur a sous ses ordres quatre Directions des dépôts d'artillerie, entre lesquelles sont réparties les 62 dépôts prussiens et leurs annexes (I).

A la tête de chaque Direction se trouve un directeur ayant le rang de lieutenant-colonel avec les attributions d'un chef de corps ; il dispose de deux officiers et de trois ou quatre sous-officiers des arsenaux, d'un officier et d'un sous-officier artificiers.

Il est chargé d'assurer, en tout temps, le service de l'artillerie en ce qui concerne le service des places fortes, et de surveiller les dépôts d'artillerie.

Toutes les affaires relatives à l'administration de ces dépôts

(1) i" Direction (Posen). Territoire des corps : Garde, 1II«, IV% V«, VI*, avec 18 dépôts ou annexes.

2« Direction (Stetlin). Territoire des corps : 1", 11% IX«, XVII», avec 16 dépôls, etc.

3» Direction (Cologne). Territoire des corps : VU», V1II«, X% Xl% XVIII», avec 19 dépôts, etc.

4« Direction (Strasbourg). Territoire des corps : XIV«, XV% XV1% avec 9 dépôts, etc.

Les Directions 1 et 2 sont, en outre, rattachées à la !'• inspection d'artillerie à pied, les Directions 3 et 4 à la 2« pour les questions de personnel et pour la préparation de la défense des places.

sont réglées par la Direction générale de l'armement et du matériel ; celles relatives à Tarmement des places ou à des questions tactiques émanant du ministère de k guerre leur sont en principe communiquées par l'intermédiaire des commandements supérieurs de rartillerie. Les inspecteurs de rartillerie à pied peuvent se faire renseigner par les directeurs des dépôts sur la situation de Tarmement et du matériel des places existant sur leur territoire.

* Les directeurs des dépôts ont également des relations suivies avec rofficier d'artillerie et l'officier du génie de la place {vom Pîatz) \ tous les projets relatifs à la défense doivent leur être communiqués, ils font part à l'officier du génie des observations, concernant Tétat des fortifications, qu'ils auraient pu relever au cours de leur inspection annuelle; enfin, ils doivent veiller à ce que les officiers d'artillerie des places se tiennent bien au courant de toutes les nécessités du service de l'artillerie.

Les directeurs- sont donc, à proprement parler, les commandants désignés de l'artillerie des places fortes ; l'instruction du 23 avril 1880, sur les Directions des dépôts d'arlillerie, spécifie au § 13, qu'ils restent en fonctions à la mobilisation, à moins d'ordres contraires.

Mais à ces fonctions ils joignent également la surveillance des dépôts d'artillerie ; ils doivent s'assurer que les approvisionnements réglementaires y sont au complet en bon état d'entretien et surveiller les commissions techniques de vérification dans leurs opérations.

Dépôts <f artillerie. — Ces dépôts sont chargés de la conservation de l'armement et du matériel qui ne se trouvent pas dans les corps de troupe ou les dépôts du train. Le matériel qui s'y trouve remisé et entretenu comprend, outre les armes portatives et les munitions, tout le matériel et les équipages de l'artillerie de campagne, de l'artillerie à pied et des places.

Les dépôts sont commandés, dans les villes ouvertes, par des officiers d'artillerie en retraite, secondés par des officiers

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et des sous-officiers des arsenaux et artificiers et par des sous-officiers retraités comme demi-invalides.

Dans les hhit grandes places fortes de Metz, Strasbourg, Cologne, Thorn, Posen, Koenigsberg, Mayence, Danzig, le commandant du dépôt est un officier supérieur d'artillerie en activité, auquel sont adjoints un deuxième officier d'artillerie actif et un officier supérieur d'artillerie en retraite. Ce dernier est chargé exclusivement de toute la partie administrative de la Direction, afin de permettre aux deux officiers d'artillerie actifs, portant* le titre de Artillerie Offiziere vom Platz (officiers d'artillerie de la place), de s'occuper des questions concernant l'organisation de la défense au point de vue de l'artillerie. .

La composition du personnel du dépôt d'artillerie de Metz est la suivante, d'après un annuaire local : 1 major, 1 capitaine d'artillerie à pied (!«' et 2« officiers d'artillerie de la place), 1 lieutenant-colonel d'artillerie à pied en retraite, 2 capitaines et 10 lieutenants des arsenaux, 4 lieutenants artificiers.

L'administration des dépôts d'artillerie se subdivise en ' trois grandes parties, embrassant respectivement les approvisionnements de l'infanterie, de l'artillerie de campagne et de Tartillerie à pied ; certains dépôts ne possèdent que les deux premiers approvisionnements.

Les comptes et la gestion des approvisionnements se subdivisent pour chacune de ces armes en : approvisionnements pour les formations de guerre mobiles, c'est-à-dire dotées de tout le nécessaire pour faire campagne ; pour les- formations de guerre non mobiles, troupes de garnison et de dépôt; approvisionnements de manœuvres.

Le matériel distribué est remplacé soit par prélèvement sur les excédents existant dans d'autres dépôts, soit par des achats directs ; des crédits spéciaux sont alloués aux dépôts pour les acquisitions et les réparations des caissons.

Les crédits nécessaires aux dépôts sont mis à leur disposition, par les soins de l'intendance, au moyen de mandats délivrés par la caisse militaire générale ou par les caisses

régionales; en fin d'année, les comptes deniers sont arrêtés avec ces caisses.

Toute la comptabilité, deniers et matières, est vérifiée en fin d'exercice, d'abord par l'intendance, puis par les directions des dépôts et envoyée par celles-ci à la Cour des comptes.

Les directeurs des dépôts sont, en cette qualité, présidents des commissions de vérification de l'armement; pour la vérification des armes portatives ils sont assistés d'officiers d'infanterie, pour le matériel d'artillerie, des officiers artificiers attachés aux dépôts d'artillerie.

Quant à l'armement entre les mains des corps de troupe, son entretien est assuré dans chaque corps par des officiers d'armement pour l'infanterie, etc. ; par des commissions de vérification du matériel- pour les régiments d'artillerie de campagne. Ces commissions sont. présidées par le commandant du dépôt d'artillerie, s'il en existe un dans la garnison ; sinon, elles ont à leur tête un officier de l'artillerie de campagne ayant fait un stage dans les établissements techniques.

6^ Inspection du train.

L'organisation de l'Inspection du train, appelée jusqu'en 1902 Inspection des dépôts du train (4), est analogue k celle de l'Inspection des dépôts d'artillerie. Au-dessous de Tlnspection se trouvent quatre Directions entre lesquelles sont répartis les dépôts du train prussien (2).

Le rôle de Tlnspeclion et des Directions est défini ainsi qu*il suit, par l'exposé des motifs du projet de budget créant la Direction générale de l'armement et du matériel :

(t) Voir Chapitre IX. Train, page 586, les attributions de l'Inspecteur en ce qui concerne les bataillons du train.

(2) !»• Direction (Danzig), dépôts du train des corps I«, V«, VI* et XVIK

2* Direction (Berlin), dépôts du train des corps 11% 111% 1V% IX« et Garde.

3» Direction (Cassel), dépôts du train des corps Vll% V1I1«, X* et XK

4'' Direction (Strasbourg), dépôts du train des corps X1V% XV«, XVI* et XVIIf.

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