‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 164 sur 192 · CHEVAUX DE TROUPE · texte numérisé non relu

CHEVAUX DE TROUPE

reçoivent, dans leur contingent annuel de remonte, des chevaux réunissant les qualités nécessaires en nombre suffisant pour assurer leurs besoins.

Ces chevaux continuent à compter comme chevaux de troupe, et sont nourris au moyen des rations allouées pour r«ffectif budgétaire.

2® Les officiers du train (non compris le commandant du bataillon) sont remontés au moyen de chevaux de troupe. A cet effet, il est fourni annuellement, à chaque compagnie du train, par les régiments de cavalerie du corps d'armée, un cheval de troupe bon pour ce service, arrivé au corps depuis au moins trois ans, et n'ayant pas dépassé l'âge de 9 ans.

3^ Les lieutenants, de cavalerie et des batteries à cheval peuvent choisir dans les jeunes chevaux de leur régiment, comptant depuis deux ans au moins dans l'effectif du corps, un cheval d'armes. Lorsqu'ils ont fait leur choix, ils présentent le cheval à une commission composée d'un officier supérieur, d'un capitaine, d'un lieutenant et d'un vétérinaire en premier. Cette commission décide si le cheval remplit les conditions exigées et, après approbation du colonel, le lieutenant peut prendre possession du cheval, qui cesse de compter parmi les chevaux de troupe et prend le nom de Chargenpferd. Il est dorénavant nourri au moyen de rations perçues par l'officier.

La valeur de ces chevaux d'armes est uniformément fixée à 825 francs : au bout de 4 ans, le cheval devient la propriété de l'officier détenteur et est remplacé par un nouveau cheval.

Si, pendant qu'il possède un cheval d'armes, l'ofiScier vient à changer de position et perde ainsi son droit à détenir une monture de cette catégorie (nomination au grade de capitaine ou d'adjudant par exemple), il peut le conserver à charge de payement du montant des mensualités (17 fr. 20) restant à courir pour parfaire la durée légale de quatre années.

Les officiers ci-dessus désignés ne sont pas forcés de prendre des chevaux d'armes dans le rang : ils peuvent présenter un cheval leur appartenant à la commission du corps, qui apprécie s'il est susceptible de faire un bon service : au bout de quatre ans, l'officier touche le montant intégral de la valeur attribuée à un cheval d'armes, soit 825 francs.

Remonte des engagés volontaires eTun an, — Au moment de Ja réforme des chevaux, les corps de troupe de la cavalerie, de l'artillerie de campagne et du train conservent, en plus de leur effectif budgétaire, un nombre de chevaux égal à celui des volontaires d'un an que ces corps doivent recevoir. Ces chevaux servent à remonter les volontaires d'un an et ceux-ci payent leur fourrage et leur ferrage. En outre, ils versent comme indemnité pour leur remonte, une somme de 500 francs dans la cavalerie, de 188 francs dans rartîllerie de campagne et le train, mais cette indemnité ne leur donne aucun droit sur la possession du cheval à la fin de leur année de service.

Chevaux de corvée (Krûmperpferde) (1). — En plus des chevaux des engagés volontaires d'un an, les corps sont autorisés à conserver, après leur réforme, un certain nombre de chevaux en plus de Teffectif budgétaire : ce sont les chevaux de corvée ou Krûmperpferde. Ces derniers peuvent aussi être utilisés pour les promenades en voiture des officiers et de leurs familles (nooyennant payement) et pour le transport des bagages et des vivres pendant les grandes manœuvres.

Le nombre de ces chevaux est fixé ainsi qu'il suit :

Chaque escadron de cavalerie ou de chasseurs à cheval, 3 au moins, 4 auplus.

Chaque batterie et compagnie du train, 2 au moins, 5 au plus.

L'Institut militaire d'équîtation, au maximum 10.

Ces chevaux ne touchent pas de rations, ils sont nourris sur les économies de fourrages et au moyen des payements faits pour leur utilisation en dehors des corvées. Si un cheval comptant à l'effectif budgétaire vient à disparaître, il peut

(1) Du mot Krùmpem, vieille expression usitée dans le Brandebourg et par laquelle on désignait le fait de nourrir un cheval (auquel on ne demandait qu*un service moins pénible) an moyen de prélèv^nents hit$ sur la nourriture des autres chevaux.

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