‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 37 sur 192 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

dea plus jeunes

des plus igés.

42 ans 4/2.

47 ans.

48 ans 1/2.

51 ans.

5 an.s.

2 ans 1/1

3 ans 1/2.

3 ans.

39 ans.

40 ans.

46 ans.

oO ans.

49 ans.

oO ans.

52 ans.

53 ans.

Lieutenants-colonels .

Colonels

Géndraux de brigade.

(1) L'Annulre saxon est l« moI d« Tarmée alltmande donsant la dat« de aaitune* (et Moloment pour lea officiera aupérieura ou généraux». Aaaal les âgea Indiquée dano ce Ubieau •onl-il« rigoarenoement exacts. Cevx donnés dans lea aotrea Ubleaox aont déduits de la date de promotion an grade de lieutenant, grade obtenu enino^enne A 19 ans pour les officiers prussiens et wartesabergeols, k SO ans pour lea officiers bavarois.

Quant aux officiers bavarois, ils sont actuellement promus capitaines et majors avec une ancienneté dans le grade d'officier moindre que dans le contingent prussien. Mais cet avantage n'est pas aussi considérable qu'il le paraît, car les officiers bavarois, pourvus obligatoirement du certificat d'abiturient, entrent dans l'armée avec un retard de 1 an 1/2 à 2 ans sur leurs camarades des autres contingents. Aussi, au point de vue de l'âge, la situation des généraux et des ofB-

ciers subalternes est-elle plus mauvaise en Bavière qu'en Prusse ; celle des officiers supérieurs est comparable dans les deux pays.

En résumé, la carrière militaire d'un officier en Allemagne peut s'indiquer en raccourci de la manfère suivante, selon que l'officier quittera l'armée — ou non — avant de parvenir aux grades élevés :

a) L'officier allemand reçoit son brevet de lieutenant à 19 ou 20 ans, passe capitaine vers 34 ans et major vers 43 ans : il a mis 34 ans de grade d'officier pour arriver officier supérieur ;

b) Le major allemand, destiné à parvenir aux grades élevés, est promu officier supérieur vers 40 ans : il met 12 ans pour arriver au grade de général, qu'il obtient en moyenne à l'âge de 52 ans.

La comparaison de ces deux chifTres montre que l'avancement dans les grades supérieurs est particulièrement rapide.

Pour les officiers n'atteignant pas le grade de major, les conditions d'avancement auront été franchement désavantageuses, puisque la plus grande partie de leur carrière s'est accomplie dans les grades subalternes. L'obligation de rentrer dans la vie civile, est, il est vrai, tempérée par la mesure qui accorde à ces officiers de fortes retraites proportionnelles à partir de dix ans de service (1).

La situation faite à ces officiers, remerciés souvent à un âge trop avancé pour se lancer à la recherche d'une nouvelle carrière, a parfois provoqué les doléances de la presse allemande; celle-ci s'est plainte autant du peu de sécurité

{\) Voir 11* Palrfle, chapitre IX : Service des pensions militaires.

Le nombre des officiers retraités avec ou sans pension dans les dernières années est, en moyenne, d*environ 650 par an. Dans ce chiffre, ^ lieutenants en \^^ et lieutenants figurent pour 2/5, les capitaines pour 1/5, les majors pour un peu moins de i/5.

178 CHAPITRE lY. — LES OFFICIEKS.

de k position d'officier que des charges impo^îées au Trésor par les retraites [wrématujrées.

Mais il faut reconnaître qu'au point de vue militaire, les vides laissés par les officiers retraités favorisent le renouvellement des cadres de toute Tarmée ; ils permettent de faire affluer vers les grades élevés les éléments en pleine possession de leur vigueur physique et intellectuelle.

Les sélections opérées à chaque grade écartent de l'armée soit les officiers fatigués, soit ceux qui D^ont plus pour la carrière militaire l'ardeur et ie goût de leurs jeuues années. Le système appliqué a pour résultat de ne conserver dans l'armée aucun officier mécontent de son avancement, car du jour où il aurait le droit de l'être, il n'en fait plus partie.

Grâce à k prudence et à l'esprit de suite qui président à ces sélections, le corps des officiers allemands, à mesure qu'on s'élève dans la hiérarchie, gagne en unité et en harmonie : un esprit et un caractère identiques, joints à une grande activité professionnelle, tels sont les traits principaux qui, selon la parole de Guillaume I*', alors prince de. Prusse, font du corps d'officiers « la seule base fondamentale de l'armée » (I).

Posîtioiis d'activité.

Les officiers en activité de service peuvent être soit enrégimentés (regimeniirte), soit non enrégimentés {nicht régimentirté) suivant qu'ils font partie — ou non — des cadres réglementaires des corps de troupe et des formations assioiilées aux corps de troupe, telles que commandement de district, écoles, prisons mihtaires, etc

Cette distinction se rapporte donc à l'emploi rempli par

(\) Lettre adressée au Minisire et la guerre^ le % mai igU. ÉcriU militaires de l'Empereur Guillatme i«'. -* Vol. i, page 4^

rofficier; elle a son importance, d'une part au point de vue de ravancement, puisque ce dernier, dans certains cas, a lieu par régiment, d'autre part au point de vue budgétaire, puisqu'elle détermine le chapitre du budget au titre duquel est payé Tofficier,

Indépendamment de cette classification, les officiers peuvent, tout en occupant le même emploi, se trouver dans des situations dififérentes.

C'est ainsi que les officiers présents dans un corps ou service peuvent y être :

a) Mit Patent^ soit avec le brevet et le droit à la solde, en un mot en possession complète du grade ;

b) Ohne Patent ^ soit sans le brevet ni la solde du grade dont ils remplissent les fonctions et dont ils portent les insignes. Sdr les listes d'ancienneté, cette catégorie d'officiers est portée à la suite des officiers de même grade ; lorsque leur nomination est confirmée, ils prennent rang à la date indiquée par leur brevet ;

c) Ueberzàhlig^ surnuméraires, c'est-à-dire affectés à un corps soit par promotion, soit par mutation, sans qu'il y ait de vacances de ce grade dans ce corps. Ces officiers ont les insignes et le brevet de leur grade, mais ils touchent la solde du grade inférieur. Comme ils sont payés par le corps, ils occupent dans ce dernier, au point de vue budgétaire et administratif, une place du grade inférieur;

d) Aggregirt^ agrégés, c'est-à-dire affectés en sus du cadre réglementaire, à un corps dans lequel ils font le service tout en ne comptant pas dans l'effectif de ce régiment. Mais, au contraire de la catégorie précédente, ces officiers ne grèvent peis le régiment auquel ils sont rattachés. Ils sont en effet payés au titre d'un chapitre spécial du budget. (Règlement sur la solde, § 2).

Les officiers agrégés sont presque tous des chefs de bataillon d'infanterie n'ayant pas le commandement d'un bataillon, ils correspondent sensiblement à nos chefs de bataillon du cadre complémentaire*

Des officiers de cette même catégorie peuvent ne pas être

présents dans les corps de troupe, mais occuper des emplois spéciaux, dont certains sont prévus au budget (1) : ils sont alors payés au titre de ces emplois.

Inversement, tout en faisant partie d'un corps ou service, les officiers peuvent être :

a) Kommandirt, détachés, par exemple dans Tadjutantur, les manufactures d'armes ou commissions d'expériences, ou à l'Académie de guerre, au Grand État-Major comme stagiaire,

etc Les officiers détachés dans des emplois prévus au

budget sont payés au titre de cet emploi ; le traitement de l'officier au corps devient vacant et celui-ci peut être remplacé dans son corps : tel est le cas général pour les officiers détachés comme adjudants auprès des commandements supérieurs et pour les capitaines et officiers supérieurs.

Au contraire, les lieutenants détachés sont en général payés au titre de leur corps et lavacance subsiste ;

b) « A la suite » d'un corps ou service ; ces officiers sont rais pour ordre à la suite d'un corps, et leurs rapports avec leur régiment se bornent à en porter l'uniforme. Ils sont payés au titre des difTérents chapitres du budget et selon les emplois qu'ils occupent.

Les aides de camp des princes de maisons souveraines, les commandants ou majors de place, les commissaires de chemins de fer au Grand État-Major, les officiers du cadre des écoles, des établissements de l'artillerie font partie de cette catégorie.

Dans un tout autre sens, le titre d'officier « à la suite d'un corps » peut être accordé comme haute marque de faveur à des généraux ou personnages princiers ; ces derniers ont alors le droit de porter l'uniforme de ce corps : ils ne reçoivent naturellement aucun traitement.

Il nous reste à donner l'explication des termes employés

(1) Le Grand État-Major compte, par exemple, quelques officiers agrégés.

parfois pour définir la situation de divers officiers allemands :

a) Officiers caractérisés (charakterisirt).

Cette qualification çst donnée aux officiers, qui ont reçu le caractère du grade supérieur, c'est-à-dire qui ont droit au titre et aux insignes de ce grade, mais sans en recevoir ni le brevet ni la solde. Les officiers de cette catégorie sont donc dans la même situation que les officiers ohne Paient , et effectivement, dans certains ' cas, en particulier dans la cavalerie, l'obtention du caractère d'un grade n'est qu'un acheminement à ce grade.

Mais, le plus souvent, ce titre est définitif ; il est accordé à certains officiers qui n'ont plus toutes les aptitudes nécessaires pour le service actif, mais sont encore susceptibles de remplir certains emplois sédentaires où ils termineront leur carrière, tels que majors de place, directeurs de magasins d'habillement, etc.

Le caractère du grade supérieur peut être encore donné aux officiers quittant le service actif, à titre de distinction honorifique ;

b) Officiers « de l'armée » (von der Armée).

Ce titre, purement honorifique , est donné temporairement à certains officiers généraux ou supérieurs : ils sont très peu nombreux, et l'Annuaire de 1902 ne porte, sous cette rubrique, qu'un officier ;

c) Officiers « à ta suite de Tarmée ».

Cette qualification est conférée à de hauts personnages . ou à des membres de familles régnantes, comme distinction purement honorifique. Celle-ci est d'un degré moins élevé que la faveur d*être « à la suite » d'un * régiment, ou « chef » d'un corps de troupes.

On classe encore dans cette catégorie, les officiers étrangers admis à faire du service dans l'armée allemande (dans l'Annuaire de 1902, 25 lieutenants turcs).

Positions en dehors de l'activité.

Les officiers peuvent rentrer dans la vie civile soit d'office par mesure disciplinaire ou pour raison de santé, soit sur leur demande.

Les renvois par mesure disciplinaire comprennent :

fi) L'exclusion de l'armée {Entfemung aists iemHeeré);

b) Le renvoi du service (Dienstenilassung) ;

e) L'exclusion du corps d'officiers {Entfemung aus dem Offizierstand) ;

d) Le PMivoi par congé pur et simple {Enllassnng mit seklichtem Absehied).

Les conditions dans lesquelles ces renvois sont prononcés sont exposées plus loin en parlant des punitions infligées aux officiers.

L*ofBcJer quittant le service actif pour raisons de santé est mis en retraite (verabschzedet) ; il lui est alloué une pension.

Les officiers quittant le service peuvent avoir satisfait — ou non — aux obligations du service militaire, teBes qu'elles sont définies par la loi de recrutement.

Dans ce dernier cas, les officiers susceptibles de faire encore du service dans l'armée ne sont pas mis en retraite, mais simplement renvoyés dans leurs foyers {a^fsgesc/neden) et affectés, suivant leur âge, à la réserve ou à la Landwebr avec leur titre d'officier. Les officiers considérés comme demiinvalides {k€dè invalid) en raison de leur état de sauté sont généralement affectés à la Lanwehr !!• ban; enfin ceux qui sont incapables de tout service (dtensttmfàkig ou gœiz invalid) reçoivent leur retraite définitive.

Les officiers quittant le service actif après avoir satisfeit aux obligations de la loi reçoivent leur congé définitif [absehied) et ne sont plus astreints à aucun service : ils sont désignés sous la rubrique a. D. ou ausser Dienst. Ils peuvent

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