‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 44 sur 192 · LES MÉDECINS MIUTAIRES ET LES EMPLOYÉS DE L'ADÏIINISTRATION MILITAIRE · texte numérisé non relu

LES MÉDECINS MIUTAIRES ET LES EMPLOYÉS DE L'ADÏIINISTRATION MILITAIRE

L — Les médecins militaires et l'Académie de médecine Empereur-Guillaume.

Hiérarchie.

Les médecins militaires font partie des combattants, du Soldatenstand : assimilés aux officiers, ils ont droit aux mêmes honneurs qu'eux, et sont les supérieurs des sous-officiers et des soldats.

Leur hiérarchie est la suivante :

Grades Assimilation

GeneraUtabsarit der Armée, médecin inspec- Général de brigade on

teur de l*armée. général de division.

Gtneralaritj médecin principal de l'« classe. Colonel ou général de

brigade.

Generaloberarzt, médecin princ. de 2^ classe. Lieutenant-colonel. Obenîabsarzt, médecin-major de i'^ classe. Major.

Slalnarzt, médecin-major de 2" classe. Capitaine de i'* ou de

2« classe.

Obérant, médecin aide-major de i""» classe. Lieutenant en 1*'.

Assistensarzt, médecin aide-major de 2* classe. Lieutenant.

Recrutement.

Le corps des médecins militaires se recrute : 1® parmi les élèves de l'Académie de médecine Empereur-Guillaume ; 2* parmi les étudiants en médecine et les médecins civils.

Médecins provenant de l'Académie de médecine Empereur^Guillaume,

Cet établissement est destiné à donner TiDstruction médicale et chirurgicale aux jeunes gens qui se destinent à la carrière de médeeiû aotlitekre. U est situé à Berlin et a pour cbeX le médecin inspecieuj? de l'armée : le nuoialre de la guerre en est le curateur {Kurator) et possède à Tégard de tout le personnel de l'Académie les attributions de chef de Injustice militaire.

Ce personnel comprend : U'U sous^directear chargé spécialement de l'administration de TAcAdémie, un médecinmajor de l'« classe et environ 36 médecins-majors de 2« classe, dont une partie est attachée à l'hôpital de la Charité de Berlin et l'autre fait le service à l'Académie. L'un des médecinsmajors remplit spécialement les fonctions de médecin de rétablissement ; neuf d'entre eux ont chiicnn la direction de Tune des neuf sections enCre lesquelles sont répartis les étudiants. Ces médeeios-majors portent, pour te service intérieur, la tenue civile qui est d'ailleurs celle des étudiants r ils logent soit à l'Académie, soit à la Charité,

Le cadre de l'Académie comprend en plus, 2 médecinsmajors retraités, conservateurs des collections, 1 comptable, 1 inspecteur des hôpitaux,. 1 portier et 14 garçons.

Les étudiants d'e l'Académie suivent les cours dte médecine et de chirurgie de l'université Frédéric- Guillaume à Berlin et y sont immatriculés. De .pluSy à l'Académie^ on leur donne une kïstriuctioa spéciale sur le service sanitaire dans l'armée.

Jusqu'à la fin de 1895, l'instruction des futurs médecins militaires était donnée à l'Institut de médecine et de chirurgie Frédéric-Guillaume et à l'Académie militaire de médecine et de chirurgie. L'instruction des étudiants et leur situation à la fin des cours étaient identiques, la seule difl'érence consistait en ce que les étudiants' de l'Institut (307 en dernier lieu) étaient lûgésy chauffés, éclairés, p^cevaient une indemnité mensuelle de 37 fr. 50 et devaient s'engager à servir dans l'armée le

LES MÉDECINS MILITAIRES. 21 f

dogbleda temps passé à Tlnstitul. Les étudiants de TÂeadémie se logeaient à leurs frais, ne recevaient qu'une indemnité de logement de 1& fr. 7&par moiis, et n'étaient tenus à* servir dans l'armée qu'un temps égal à celui passé à rAca-démie. Il va sans dire que les revenus personnels exigés d'eux étaient beaucoup* phis élevés qne eeur des étudiants de F Institut.

Le nombre de ces derniers allait toujours en dijainuant, les dépenses étaient eonsidérables et l'admiaistlratioiï mâitaire aurait voulu n'avoir qu'une seule catégorie d'étudiants, tous logés par l'Étart, mais la place était insuffisante.

Le 2 décembire i895, les deux établissements n'en formèrent plus qu'un seul qui prit le titre d'AcadiéHiie Empereur- GoiUaumeY et pour égalkerla situations des étudiBfl^ifils externes non logés dans les bâtiments de l'État, on leur alloua la même indemnité qu'aux autres^ c'est-à-dire 37 fr» Se par mois», et en plus l'indemnité de logement de 48 fr. 75 ; un décret de 1900 stipula en outre que, dorénavan*. tous les étudiants seraient tenus de servir dams l'armée le* d)oirf)fts du temps passé à r Académie.

Conditions (f admission à f Académie. — Les conditions à remplir pour être admis à l'Académie sont les suivaotes :

Être enfant légrtiœe^ avoir moins de 21 an&, posséder une taille de 4 m. 67 au minimum, avoir su;bi avec succès l'examen ée fin d'étunkss dans un gymiMise (enseignement classique ou moderne) et être en possession du certificat d'esgagé volontaire d'un am.

Les candidats doivent également justiflerd'i&fn revenu m<en^ sœld'au moins 7& francs pendant qu'ils sont à l'Académie, de 37 fr. 50 su minimum pendant le temps qu'ils serviront Gomn» médecins auxiliaires ou comme aides-majors de 2* classe.; enfin ils ont à v«raer une somme- de 125 francs pour leur équipement au moment où ils feront leurs 6 mois de serviise daofi la troupe comme soldats.

Les jeunes gens remplissant les conditions ci-dessus sont convoqués à Berlin, et soumis à une visite médicale très sévère^ Leur admission dépend du résultat de cette visite et de l'examen très approfondi de leurs notes scolaires, de leur

situation de famille, etc. Il n'y a pas d'examen spécial d'en- ^ tpée.

Les étudiants entrent à l'Académie soit le 1*' avril, soit le l»' octobre.

Nombre des élèves. — Marche de rinstruction. — Le chiffre budgétaire des étudiants, pour 4902, est de 318 dont 117 externes qui touchent une indemnité supplémentaire de logement.

La durée des cours est de neuf semestres : les étudiants sont partagés eu neuf sections correspondant à chacun des semestres d'études.

La première obligation pour les étudiants entrant à l'Académie au mois d'avril est de faire six mois de service comme soldat, dans certains régiments d'infanterie de la Garde à Berlin (1) : ceux entrés au mois d'octobre précédent font leur service à la même époque. Il y a donc chaque année deux sections d'étudiants sous les drapeaux en môme temps.

On a choisi le semestre d'été pour leur faire accomplir ie service dans la troupe, parce qu'à cette époque de l'année, qui comporte l'instruction intensive de la troupe et les grandes manœuvres, ils peuvent le mieux se rendre compte, par expérience, des fatigues imposées au soldat dont ils auront plus tard à sauvegarder la santé.

Ce semestre est pour ainsi dire perdu pour leur instruction médicale, mais leur passage au corps a une importance capitale pour leur carrière militaire. Car on renvoie de l'Académie tous ceux qui ne rapportent pas un certificat (Diensl" zeugniss) délivré par l'autorité militaire constatant que par leur conduite, leur zèle, leur caractère et leurs principes, leur connaissance du service, ils sont dignes d'occuper plus tard une situation dans le corps du service de santé.

Munis de ce certificat les étudiants rentrent à l'Académie et

(1) C'est pour ce motif qu'on exige d'eux la taille miuima de l'",t$7. On ne doit faire exception à cette règle que dans des cas tout à fait exceptionnels.

poursuivent alors sans interruption leurs études qui durent huit semestres.

A chaque section d'étudiants est adjoint un médecin-major de 2^ classe qui assiste à tous les cours qui leur sont faits, leur donne des répétitions sur les parties importantes de ces cours, qui est en un mot leur aide et leur conseil. Le sousdirecteur assiste de temps en temps aux répétitions pour se rendre compte du travail et des progrès des étudiants.

A la fin de chaque semestre, les médecins-majors chargés de la surveillance des sections se réunissent sous la présidence du sous-directeur ou du directeur, discutent ensemble les aptitudes et le travail fourni par chaque étudiant, et examinent en commun les mesures à prendre pour faire progresser leur instruction.

Nomination au grade de médecin auxiliaire et de médecin aide-major. — Leurs études terminées et avant leur dernier examen de doctorat, les étudiants sont nommés par le médecin inspecteur au grade de médecin auxiliaire (Unterarzt). La solde afférente à ce grade leur est acquise à partir de la date de leur nomination. Ils sont affectés à un corps de troupe mais restent détachés à l'Académie afin de terminer leur examen de doctorat. Une partie d'entre eux sont désignés pour faire le service à l'hôpital de la Charité afin de perfectionner leur instruction. Lorsqu'ils sont reçus docteurs, ils rejoignent comme médecins auxiliaires le corps de troupe auquel ils ont été affectés. Là, sous la direction du plus ancien médecin, ils apprennent leur service de corps de troupe et peuvent être, au bout de trois mois, proposés à l'empereur pour le grade de médecin aide-major.

L'initiative de cette proposition appartient au médecinmajor de 1™ classe du régiment, qui y joint le consentement écrit du chef de corps. Le médecin chef de la division à qui cette proposition est transmise prend alors les mesures pour faire subir au candidat la dernière épreuve : celle du vote de tous les médecins militaires actifs de la division dans laquelle il compte. Le résultat du vote est transmis avec toutes les

autres pièces à Tiaspecleur générad qui soumet là proposition à la décision de l'empereur.

L'on pemarquera que pour les médecins mStitair^, comme pour les officiers, lu nominatioii d'un candidat est subordouDée à- l'acceptation de ses pairs , qnai soflt appelés à prononcer sH est digne par «on caractère, son éducalioR, sa manière d'être et de servir, de prendre place parmi eux. Cette formalité du vote n'existe pas pour les fonctionnaires et employés de l'armée allematide, die est spéciale aux officiers et aux ijDédeciiiB.

2* Mécfocrns provenRnt des étudiants «n méttecirw et des médecins c/Vf/s.

Les jeunes gens ayant terminé leurs études médicales dans une uiaâverBité, item.'plissa^ les aonditiofis (exigées ,p&ur le volontariat d'un an et désirant s'^s^ngager pour devenir -médecins imilîtaires peuvent êtne proposés au bofut .de «quatre semaifies de service par le snédecin principal du corps d'armée pour le grade d.<e médecin auxiliaire. Pour cela il faut qu'ils soient m^onis du certificat dit Biensùseugniss (identique à celui exigé des étudiants de l'Académie) et qu'ils ^fie soient rengagés au moins pour un an. -Une fois Damnés médecins auxiliaires ils sont soumis aux règles qui vieainent d'être données pour les étudiaunts .sorjLajnt de l'Académie.

Enfin, pour anriver àcombler le-dé&âl ccmsidécaUe existuit dans le grade des médecins aides-majors (environ ^0 pour oeirt de Teffectif budgétaire) l'autorité allemande s'est efforcée d'attirer dans l'armée des médecins civils, ayant fait tout ou partie de leur volontariat ou possédant idéjà la situation de médecin de réserve. Après un stage de Dourte durée, ils sont nommés médecins aides-majdrrs de 2®. classe, si le vote du corps des médecins militaires intéressé ieur a été fa'^orable et, de plus, l'État leur rembourse leurs frais d'étude en leur allouant une indemnité variant de 37S à 1^73 firmes, d'après la durée du temps pour laquelle ils s'engagent à rester dans

l'armée. Enfin, le ministre de la guerre a déclaré à la commission du budget que le nombre des médecins civils embi^ssaet la carrière militaire s'était considérablement ^Gom depuis rétablissement d'une caisse de prêt leur permettant d'amortir facilement leurs dettes.

En S{ixe et en Bavière il n'existe pas d'École de médecine militaire. Le recrutement s'opère au moyen de jeunes gens qui, ayant acquis leurs grades dans l'Université, s'engagent comme volontaires d'un wn. Ils sont nommés médecins aidesmajors dans les mêmes conditions que celles exigées en Prusse pour les jeunes gees suivant la même voie.

£n Bavière, ils peuvent suivre les cours de médecine opératoire organisés à Munich depuis 1860. Le ministère de la guerre bavarois (section médicale) est chargé de la direction de ces cours auxquels on a adjoint, depuis 1875, des cours d'hygiène, de bactériologie, d'organisation du service militaire et de spécialités médicales.

L'instruction technique des médecins de l'armée allemande se complète «u moyen àe cours de perfeiftioimement de ireis semaines, faits dans àe& hôpitaux déaigsoés i eet effet et comprenant des séries spéciales pour les médecinB-majors de l'* classe, les zoédecios-majors de â* «lasse et les médecins aides-mayors.

En outre^ un certain nombre de médeoios^ma^cyrs scxsâ, détachés à l'Académie de médecine Empereur-Gufllaume et dans des universités.

Les étoiles d'hygiène militaire jooisseat également d'une grande £aveur et la jdction médicale du nskôstère de la guerre a entrepris xma description des garnJBQus au point de vue du service de saaté ^ui dénote des études .très approfondies et renferme des renseigoemants très i»téressATkts.

âl6 CHAP. V. — LES MÉDECINS. — LES EMPLOYÉS.

Efteotifu budgétaireB des médeoinB en 1902.

Médecins iDspectetirs

Médecins principaox de V« classe

— «• classe

Médecins-majors de 1 '* classe

— • 2» classe

Médecins aides-majors de 1** classe

— de «• classe

Totaux

Ces effectifs budgétaires ne sont pas atteints pour les noédecins aides-majors. Déjà, en 1898, le projet de budget signalait cette situation ainsi qu'il suit :

a Les incomplets dans le grade d'aide-major ne font qu'augmenter depuis 1870. Ils étaient de 330 en 1875, soit 47 p. 100; au 31 mars 1897, ils s'élevaient à S61, soit 63 p. 100, et au l*' octobre de la même année, ils étaient de 67 p. 100.

« Il en résulte de graves inconvénients pour le service en temps de paix : d'une part les troupes partant en manœuvres ne. peuvent être dotées du personnel médical nécessaire, et, d'autre part, le service de garnison n'est plus assuré pendant l'absence des troupes. En temps de guerre, le manque de médecins ayant la pratique du service militaire, pourrait avoir des conséquences graves. Cette situation tient à ce que les médecins militaires, après des études qui, en général, ont duré cinq ans, n'arrivent en moyenne à être médecin s- majors qu'à 31 ans, avec la solde de capitaines de 2* classe, et à 43 ans seulement, parviennent à la solde de

capitaine de 1" classe. Ils n'obtiennent la solde d'officier supérieur qu'à 57 ans.

« C'est donc dans le manque d'avancement et dans la faiblesse de la solde, qu'il faut rechercher la cause des incomplets ».

La demande d'augmentation de solde proposée par le Ministre de la guerre fut acceptée par le Parlement. En 1900, il put déclarer que la situation s'améliorait, que le déficit n'était plus que de 60 p. 100 environ et, pour arriver à une solution plus rapide, il prit les moyens nécessaires pour attirer dans l'armée des médecins civils, ainsi qu'il a été dit plus haut.

Avancement et situation des médecins.

Les principes indiqués précédemment pour les officiers, sont appliqués aux médecins : l'avancement a lieu à l'ancienneté par sélection, cependant les choix hors tour sont plus nombreux ; la nomination au grade de médecin-major de i" classe est subordonnée à un examen.

La situation de l'avancement est actuellement très favorable comparativement aux officiers de l'armée.

Ainsi, en mai 1902, on compte, en Prusse, un très grand nombre de médecins principaux de 1" classe, promus aidesmajors de 2« classe après la guerre de 4870-71. Trois sont de 1875, un de 1878. Parmi les médecins principaux de 2* classe, on trouve dix médecins chefs de service dans les divisions, nommés aides-majors après 1875, les plus jeunes sont de 1877-78.

Les médecins-majors de \^ classe s'échelonnent sur un plus grand nombre d'années : les plus jeunes ont été nommés médecins militaires en 1888, et ont actuellement le grade de major, alors que les officiers du même âge sont encore jeunes capitaines.

Dans la catégorie des médecins-majors de 2« classe, les plus anciens ont été nommés en septembre 1893 : ils étaient aides-majors de 1888. Les plus jeunes sont entrés au service en 4897. Les médecins militaires atteignent donc à l'heure actuelle, le rang de capitaine en cinq ans.

Les plus &D<deii6 aides-majors de i^^ classe ont été promus en janvier 1900 : les plus jeunes sont aides-majoRS de 2* cksae A'w^ûi 1^99. Il en résulte qu'il faut deux ans et demi pour passer de la 2® a la V^ classe.

Tenue civile. — Les médecins nailitaires peuvent se mettre en civil *vec la permission de leurs supérieurs : le décreît dn 6 février 1873 spécifie que cette autorisation peut leur être donnée afin de .pouvoir plus facilement escercer leur profession dans la population civile^

Mariages. — Les médecins militaires ne peuvent contracter mariage qu'avec l'autorisation du Souverain : en dehors des questions d%8iw)rabilïté de Tunion projetée, ils doivent, s'ils n'ont pas un grade supérieur à celui de médecin-major de 2^ classe^ justiBer qu'en dehors de leur solde, leur fortune personnelle et celle de la future, rejirésente un minimum de 937 fr. 50 (750 mark) de revenus.

Tribunaux (fhohneur. — Les médecins militaires sont justiciables des conseils et tribunaux d'honneur dans des conditions analogues à celles qui ont été précédemment exposées pour les ofGciers. Le soin de les convoquer appartient au médecin chef de service de la division dans laquelle se trouvent le ou les médecins intéressés : la composition de ces conseils ou trfliunaux varie suivant le grade des médecins sur lesquels ils ont à statuer.

Médecins de complément.

Les resBOiurces ^dont dispose l'autorité miiiUire pour compléter les cadres des médecins en cas de mobilisaiioa, comprenaent :

1"* Les médecins actifs, retraités et placés «à la dispositioûj» (z. D.) Leur situation est identiqueà celle des officiei^s retraités dans les mêmes conditions ;

2° Les autres médecins actifs retraijbés et eusceptibles de rendre encore des services dans les formations restait sur le territoire ;

LES TkIÉDECINS MILITÀIEES. *W

3* Les médecins de réserve et de Landwehr, prarvenafit soit d'anciens médecins militaires actifs, dénûssionnaâres et Eaisant enccac partie, snivant lear âg'e, d'uoe de oes deux catégories de recrutemenft, soit des engagés voteiïtaipes d^nn an médecins.

Les étudiants en médecine qui veulent aoo<i>mpl)r leor service militaire comme engagés volontaires d'un mu, peuvent le faire seit peotiant une année •entière dans le service armé, soit pendant six mois comme soldat, et pendant six auctres mois comme engagé volontaire médecin auxiliaire. Dans ce dernier oas^ ils dioi^euit avoir passé lesor doctorat pour pouvoir servir onnaaine médecin .-auxfliaire.

Enfia, s^iis ne sont pas docteurs au moinecrt où ris veulent faire leur service, ils peuvent accomplir une première péciode de scx Biois comme soldats. Puis ils sont renvoyés du -corps, classée dame kraaerve Gonune addes-iinârmiera, à la CDadilâon toutefois qu'ils complètent leur année de service «ne fiïis qu'ils araioQt passé leur ikictarat. Ils font alers six incds (de serviice commoe médecins ausilkires.

'Leur aaa^ée 'de service faita, -de Tune ou de Tajotre miaiiièpe, ils passeot ^lous dans la ^réserve.

Ceux qui veulent être nommés médecins de réserve doivent : 1* Être en possession du certificat {Befàhigungszeugniss), délivré paflesaupérieurs, chefde corps ^médecin chef, constatant qu'ils Je considèrent comme digne d'être nomn^ médecin aidennajor;

2® Accomplir une période d'instruction de six semaines. A la lîn de cette période ils sont soumis au vote de tous les médecins militaires actiTs de la division dans laquelle ils servent. Si le vote est favorable ils sont, sur la proposition de teurs chefs, transmise par le médecin inspecteur de l'armée, nommés par l'Empereur aides-majors de 2« classe de réserve.

Les médecins des réserves sont soumis à des convocations péglées par -des prescriptions spéciales. Dans la réalité, on ne convoque guère que les médecins des réserves proposés pour

Page 1