RIE
A piin.
Ttaoïbn^ d«
d iJi
ïU
sU
nA
If
ift
rï'
ÎS
■ffr
BaUUlori de téliV^ni|ihie u< balatUaii (rinatrurl. crin-
Bataillûn dti U*lii^rapfaie [i':â.
7' et R» «smpaf ni^'H du r^ginu'Ql d« ehemins de fer n'a, 3» fuaipo|,'niedii ba- I^UloD ût léléicmpliif) D* 4
BaInJUoD du iib^^iuJjL^ iU fer »lier?i.
OiSSRTATlUîti.
'9 IV<»D totnprif Ir 1ÔK* tivuEi «t le lie WiirtcDiheri;«<{]^9A«
* tton ««niprli l* 1 1* bKan d Je 1> baviruJj.
4 T ESDprJi te loi" d'înfahw
6 î bit^MlDa-* ttenncDl iëmi* hflïo.
"^ 5sii f 49 prit rftnil^s da Hr lie Jui4rb4fi«
Les attributions des commandants de corps d'armée. — Les commandants de corps d'armée sont, en temps de paix, les délégués directs de T Empereur, en ce qui concerne le commandement des troupes. Ils ne sont pas, à ce point de vue, les subordonnés du Ministre de la guerre ou du chef du Grand État-Major, et correspondent directement avec le souverain soit verbalement, soit par correspondance, en tant qu'il ne s'agit pas des inspections de l'inspecteur d'armée dont ils relèvent.
Chaque commandant de corps d'armée surveille les manœuvres, l'instruction tactique, la préparation à la guerre des troupes sous ses ordres ; il laisse aux commandants de division et de brigade les questions de discipline. Les gouverneurs et les commandants de place lui sont subordonnés. Il prend toutes les mesures militaires nécessaires pour le maintien de l'ordre dans la région de son corps d'armée ; dans les cas urgents, il peut disposer des troupes d'autres corps d'armée stationnées sur son territoire.
Il a droit de juridiction sur les officiers et les troupes n'appartenant pas aux divisions, gouvernements ou commandements de places.
Il prescrit, de concert avec les autorités civiles, toutes ies mesures concernant le recrutement, la mobilisation, les mesures de sécurité.
Le général commandant le corps d'armée est assisté dans l'exercice de son commandement par un certain nombre d'officiers et de fonctionnaires qui constitue son état-major.
L'état-major d'un corps d'armée comprend :
i général de brigade ou colonel, chef d'état-major ;
1 officier supérieur et 1 capitaine, d'état-major (Sec-
tions la et Ib);
2 officiers supérieurs ou capitaines, de Tadjutantur
(Sections II a et 116) ; \ officier supérieur retraité (Section II c) ; l conseiller supérieur de justice militaire, chef du ser-
LES CORPS d'armée, DIVISIONS ET BRIGADES. 397
vice dans le corps d'armée (assisté en général de 2 autres conseillers) (Section III) :
4 intendant de corps d'armée, chef du service de l'intendance (Section IV a) (1) ;
l médecin de corps d'armée (médecin principal de •l'* classe), assisté d'un aide-major (Section IV é);
î aumônier militaire (Section IV c) ;
4 vétérinaire de corps d'armée (Section IV rf ou V);
Le personnel subalterne, savoir :
1 archiviste ;
4 ou 5 secrétaires (sous-officiers) réglementaires ;
Quelques secrétaires auxiliaires, en nombre variable
suivant les besoins ; 4 imprimeur et i relieur pour le service de la presse ; Quelques plantons.
Le chef d'état- major est responsable vis-à-vis du général en chef de la bonne exécution du service, aussi bien dans les bureaux que dans tout le corps d'armée ; c'est à son examen que sont soumises toutes les questions ou propositions émanant des officiers ou des fonctionnaires, sans distinction de rang ni d'âge. 11 peut, dans certains cas, remplacer le général en chef dans la direction du service courant, mais non dans ses attributions particulières (congés, punitions, tribunaux d'honneur ou justice militaire).
Nous verrons plus loin que le chef d'état-major et les deux officiers d'état-major dépendent également du chef de l'étatmajor de l'armée pour le développement de leur instruction.
L'officier supérieur en retraite ne participe pas aux voyages ou manœuvres du corps d'armée; en cas de mobilisation, il reste au siège du quartier général ; c'est pourquoi Ton confie d'ordinaire à cet officier les questions concernant le recnite-
(1) Voir chap. IX, pour la composition de Tinleadance d'un corps d'armée-
ment, les réserves et aussi la surveillance des archives et du personnel subalterne (l).
D'après l'ouvrage du général von Janson {Der Dienst des Truppen Generahtabes im Friedeh)^ le travail est ainsi réparti dans les différentes sections :
Section 1 : Étai^major. — Marches. Transports par voies de fer ou d'eau, manœuvres et exercices. Recherche des terrains de manœuvres. Mobilisation, fortifications et mesures à prendre pour la protection et la défense du pays. Reconnaissances, cartes. Voyages d'état-major. Voyages de cadres d'infanterie et de cavalerie. Exercices de cadres. Travaux d'hiver et tout ce qui concerne le développement de l'instruction technique des officiers. Étude des armées étrangères, des règlements des différentes armées, questions d'organisation, affaires politiques.
Sbction II : Adjutantur (y compris l'officier supérieur en retraite). — Ordres journaliers, service de garnison, situations et rapports. Personnel des officiers et de la troupe. Décorations, service intérieur des troupes. Punitions, affaires disciplinaires. Tribunaux d'honneur. Recrutement, administration des réserves. Libération des hommes, invalides, chevaux, armes et munitions. Instruction de la troupe, en tant que ce n'est pas du ressort de la section I. Détachements. Affaires ecclésiastiques (de concert avec la section IV). Archives, surveillance du personnel subalterne.
Section III : Conseiller de justice militaire du corps darmée. — Questions de droit, de justice, exécution des jugements, examen des enquêtes pour mariages.
Sbction IV a : Intendant de corps d'armée. — Crédits,
(!) Pour plus de détails, voir Revue fnilitairey août 18d9: « Le service dans les états-majors en Allemagne. »
LES CORPS d'armée, DIVISIONS ET BRIGADES. 399
solde et alimentation, transports, habillement. Indemnités, bâtiments. Achats et entretien des places d'exercices. Secours. Personnel des payeurs et aspirants-payeurs.
Sbction IV a : Médecin de corps d'armée. — Hygiène, service médical, personnel et instruction des médecins. Instruction des infirmiers, gardes-malades et brancardiers. Vérification des certificats pour incapacité de service.
SiXTioM IV c : Aumônier de corps alarmée. — Affaires ecclésiastiques et personnel des pasteurs et sacristains.
Section V : Vétérinaires de corps d armée. — Service vétérinaire.
Les fonctionnaires militaires qui constituent la section IV, sont subordonnés au ministère de la guerre et reçoivent ses instructions pour tout ce qui concerne les questions d'administration ; mais comme chefs de leurs services respectifs dans le corps d'armée, ils sont sous les ordres du commandant du corps d'armée.
Les attributions de$ commandants de divisions, brigades et unités inférieures, — Le général commandant une division (général-lieutenant ou général-major) surveille les manœuvres de toutes armes, exécutées par les troupes sous ses ordres. Il dirige chaque année les manœuvres de division et assiste aux manœuvres de brigade.
Il a seul droit de juridiction sur les officiers placés sous son commandement pour prescrire les enquêtes par les tribunaux d'honneur; il est chef de la justice militaire dans l'étendue de sa division.
L'état-major d'une division comprend :
4 major ou capitaine d'état-major (section I) ;
1 major ou capitaine de l'adjutantur (section II) ;
3 conseillers de justice militaire (sections III a et III b) ;
1 directeur de l'intendance de la division (section IV a) ;
4 médecin divisionnaire (médecin principal de 2* classe) (section IV b) ;
2 ou 3 aumôniers divisionnaires des différents cultes section IV c);
Le personnel subalterne, savoir : 2 secrétaires réglementaires, des secrétaires auxiliaires, imprimeurs, plantons suivant les besoins.
La répartition des affaires est la même que dans le corps d'armée, mais le plus ancien officier (d'état-major ou de l'adjutantur) ne porte pas le titre de chef d*état-major et n'a pas d'action sur les différentes sections.
Le plus ancien secrétaire remplit les fonctions d'archiviste.
Le commandant de brigade (général-major ou colonel), surveille le service intérieur et Tinstruction des régiments placés sous ses ordres ; il les inspecte, particulièrement aux tirs de combat.
Accompagné d'un fonctionnaire de l'intendance, il contrôle la tenue des registres, la gestion des denrées et le service des bureaux.
Les opérations de la formation du contingent, la surveillance des bureaux de recrutement, et par suite la préparation de la mobilisation incombent en principe aux généraux de brigade d'infanterie.
L'état-major d'une brigade comprend seulement :
4 officier de l'adjutantur, capitaine ou lieutenant en I*"" ; 4 ou 2 secrétaires ; Les planions nécessaires.
Le commandant de régiment (colonel, lieutenant-colonel ou major) prescrit les mesures générales destinées à procurer une égale instruction à toutes les unités placées sous ses ordres; il maintient la discipline et possède droit de juridiction inférieure dans le régiment.
11 répartit les recrues entre les bataillons, et règle les opérations de la libération ; il est responsable de la mise au complet, de l'entretien de tous les effets d'habillement et
LES CORPS d'armée, DIVISIONS ET BRIGADES. 401
d'équipement destiDés au temps de paix ou au temps de guerre.
En tant qu'éducateur, chef et représentant du corps d'ofBciers, il veille à son recrutement, établit les feuilles de notes des ofRciers et dirige les enquêtes du tribunal d'honneur du régiment.
Il nomme les sous-officiers, a droit de mutation dans l'intérieur du régiment, non seulement pour tous les hommes et sous-officiers, mais encore pour les capitaines et lieutenants.
Le commandant de régiment dispose de radjtidant de régiment (lieutenant en i^''), pour la rédaction des notes et instructions. De plus, l'adjudant est employé à la préparation de la mobilisation du corps; il tient le contrôle des tours de service et dicte le rapport.
Une commission d'habillement composée du lieutenant- <:olonel, d'un capitaine, d'un lieutenant et du payeur du régiment est l'organe du chef de corps en matière administrative. Le payeur du régiment (en même temps payeur du l*' bataillon) gère en plus les fonds du régiment.
Le commandant de bataillon (major) dirige l'instruction des unités sous ses ordres, d'après les prescriptions du commandant de régiment. Il surveille l'armement, l'ordinaire et inspecte les magasins du bataillon, en ce qui concerne les approvisionnements de guerre.
A côté du commandant de bataillon fonctionnent : l'adjudant de bataillon (lieutenant), le payeur, la commission d'habillement (un capitaine, un lieutenant, le payeur), la commission des ordinaires du bataillon (un capitaine, un lieutenant).
Dans les bataillons formant corps (chasseurs, pionniers, train), le commandant du bataillon a les droits et les devoirs d'un commandant de régiment.
Les compagnies, escadrons ou batteries sont commandés par des capitaines. Ceux-ci jouissent d'une très grande initiative pour régler le service dans l'unité sous leurs ordres.
Ils dirigent l'instruction de leurs hommes, maintiennent là discipline, veillent au recrutement des sous-officiers. Ils sont
4ttS OHAP. tn, — LB COHKANOElffiNT ET SBS AIDES.
respoosable& des effets d^habiflemeiQt et d'éqtiipemeBt qui feur sont confiés.
Les caipitaines disposent des officiers -et sons-afSciers placés soQs leurs ordres. Ed particulier le feldwebel (oa wachtttietster) s'occupe de la oomçtabiUté et du servioe intériettr, le sous-officier d'habillement de la gestion du magasin, te fourrier du oaserneaient et des vivres, et le soixs-offîder de tir de l'arweinent (1)*
Irfds Qonverneuents et oommftademeatB de j^ktoes.
Les places fortes i]np(N*taDtes, ainsi que Berlin, possède&t à la fois un gouvernement et un coflamanden^nt de place {kommandantur). Telles sont : Cologne, Mayenoe, Metz, Strasbourg, Uliii, Thora et^ eu Bavière : lagolstadt.
Les autres places ou forteresses et certaines villes ouverles^ d&t<des commandements de place.
Les gouverneurs ou commandants de place règlent le service de garde et de garnison, maintiennent Tordre et la tranquillité dans la place. Us ont le droit de juridiction sur tout le personnel non enr^imenté et ré(»rii3ient toutes les fautes commises dans le service de garde.
Us dirigent les manœuvres de forteresse et prévoient toutes les mesures propres à assurer la sécurité de la place en cas de guerre. Le plan d'armement de la place est établi so^is leur direction.
Dans les garnison^ où il n'y a ni gouverneur, ni comman* dant de place, Tofficier le plus ancien remplit les fonctions de c<Nnmandant de la garnison^ sans avoir cependant, en matière de juridiction et de punitions, les droits d'un gouverneur ou commandant de place.
Les gouvernements ou commandements de places comprennent en général, en plus de Tofficier supérieur ou général commandant la place, un major de la place {Pdatzmajor) du rang de major, <sipitaine ou lieutenant. en l®*, cfeai^ de
(1) Pour plus de détails, voir chapitre III : Les cadres subalternes, page !33.
l'btjlthiùljor. 403
régler le service de garnison proprement dit (parades, oirckte, service die garde, service reiigieiïx, service aux prisons, fa(^taax, bains, ele.)
Des états-iBajors, <ie com position variable suivant l'impof^tajnce de la place, fonctionnent auprès des gouverneurs et cooimandants de places.
Les ëtats-majors des plaoes impoitantes possèdent des officiers d'état-major ; c'est aiiisî qa^uoe décision réoente «du âO mars 1902, a créé trois portes de chefs d'état-^rajor pour en doter les trois grandes places fortes de Metz, Strasbourg et Tborn. Les titulaires de ces fonctiens, géoénwix-roajors ou colonels, ont te même rang et les mêmes attributiocts qu'tin chef d'état-major de «corps d'armée, ils disposent, i Mete, de deux ofQciers d'état-major, à Strasbourg et à Thorn d'un 0(8cier d'état-major. De même un officier d'état-major fait partie d«s états-majors des places de Beriin, Cologne, Mayence, K<^nigsberg et Posen,
En pl«s, les gonverneuTs des grandes places ont «an capitaine, remplissant les fonctions d'adjudant ; diuns certains cas ils ont auprès d'eux un conseiller de justice milSaire, un médecin de garnison, un auiinénier de garnison.
Enfin dans toutes les plafces de grande el de m-Oyenne importance, des officiers de place {Ojfjizier von Platz) de l'artillerie et du génie, sont spécialement chargés de toutes les questions concernant l'organisation et la défense de la place.